Fauve Doucet mise sur la déconsommation avec le Partage Club

le 7 juin 2022


Fauve Doucet, ex-Cossette, lance le Partage Club, une plateforme numérique permettant de favoriser le partage de prêt d’objets entre voisin·es de manière illimitée, sécuritaire et positive. La plateforme a été conçue en réponse à la problématique liée à la surconsommation collective grandissante qui accélère l’épuisement de nos ressources naturelles, mais vient aussi répondre aux besoins d’entraide de certains ménages au niveau de l’isolement social, en plus d’amener une solution au taux d’inflation grimpant.

À ce jour, le Partage Club compte une communauté de plus de 2 500 membres actif·ives sur son prototype et a une croissance hebdomadaire de 40%. Le prototype a déjà généré plus de 350 prêts. Durant le même mois, le Partage Club a gagné le premier prix au concours de la Jeune Chambre de Commerce – Pitch pour entrepreneur·es innovant·es, dans la catégorie Économie durable, sociale et solidaire.

Comment ça marche?
Les utilisateur·trices peuvent autant y prêter leurs biens que faire des demandes d’emprunts à leurs voisin·es, via des catalogues de biens ou des demandes spontanées. Des frais d’adhésion sont requis pour faire partie du club. On peut ensuite emprunter de manière illimitée. Le Partage Club travaille actuellement à l’ajout d’une assurance biens et d’un système de validation de fiabilité auprès des utilisateur·trices afin d’alimenter la confiance des voisins entre eux·elles.

Du financement stratégique
L’entreprise lance une campagne de sociofinancement sur La Ruche en partenariat avec RECYC-QUÉBEC afin d’obtenir 75 000$ en financement. L’objectif est de 50 000$, si celui-ci est atteint, RECYC-QUÉBEC versera un 25 000$ supplémentaire via son fond Moins c’est +. L’argent récolté servira à finaliser le développement de la plateforme afin de la mettre entre les mains des Québécois·es d’ici la fin de l’année.

Des contreparties diverses sont offertes afin de pouvoir soutenir l’équipe dans la concrétisation du projet : un abonnement annuel, un abonnement à vie, ou une conférence sur l’économie de partage donné par Guillaume Lavoie avec 50 abonnements pour les employé·es de l’entreprise contributaire.

L’option du sociofinancement a été stratégiquement choisie afin de pouvoir tester l’appétit du marché en plus de promouvoir la plateforme. Avec cette campagne, l’entreprise espère également attirer l’attention du gouvernement canadien, qui appuie régulièrement des projets en économie circulaire.

«C’est déstabilisant au début, car dans tout ce qu’on fait on calcule, et on sent qu’on doit être redevable. Il s’agit de se déconditionner. Les voisin·es sont ultra généreux·euses. Les utilisateurs·rices réussissent à combler leurs besoins en moins de 24 heures à 90%. Le vrai défi, c’est de se développer un nouveau réflexe : j’ai un besoin? Je pense d’abord à emprunter au lieu d’acheter neuf ou usagé. L’expérience est simple et très valorisante. Ça fait réfléchir. Je le vois. Je pense que c’est un outil puissant à la conscientisation environnementale qu’on doit continuer de développer», partage Fauve Doucet, directrice générale du Partage Club.

«Le Partage Club incarne le meilleur du potentiel de l'économie collaborative : Faire plus avec ce qui existe déjà. Une contribution à notre productivité et au développement durable, tout en renforçant les liens sociaux», confie Guillaume Lavoie, expert en économie collaborative.


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