Anne-Marie Lobbe

La fierté de travailler en communication

par Anne-Marie Lobbe, le 9 novembre 2022


Flexibilité d’horaire, télétravail, environnement convivial, tâches intéressantes et stimulantes; quelles sont les conditions de travail les plus recherchées par les professionnel∙les du monde des communications? Qu’est-ce qui les fait vibrer au quotidien, dans l’exercice de leurs fonctions? Cyntia Darisse, vice-présidente, Québec chez Léger, interprète les résultats d’un sondage réalisé pour tâter le pouls de l’industrie.

À quoi ressemble l’univers des communications, en 2022? Si l’industrie prenait un selfie, quelle image la lentille de la caméra enregistrerait-elle? En s’intéressant de plus près à ce que pensent les professionnel∙les du milieu de leurs conditions de travail, par exemple, on peut arriver à mieux saisir l’attrait que le domaine peut avoir pour des paires d’yeux curieuses de gens de l’extérieur, mais aussi pour ceux∙celles qui y ont fait leur nid depuis de nombreuses années. «Dans un contexte de pénurie de main d’œuvre, il est intéressant de savoir comment vont les professionnel∙les de l’industrie. Est-ce qu’il∙elles sont heureux·ses dans leur travail? Quelle est leur perception de leur emploi? Un tel sondage permet d’avoir des données spécifiques à l’industrie, de faire le diagnostic du secteur, un peu comme un bulletin de santé, si on veut», explique Cyntia Darisse.

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Un domaine vibrant… et fier de l’être
Qu’est-ce que regroupe la portion consacrée aux conditions de travail de cette étude et quelles conclusions peuvent en être tirées? La flexibilité d’un emploi, ses avantages sociaux, ses horaires sympathiques à une conciliation travail et vie familiale, ses défis stimulants, son lot de collègues agréables, son mode hybride entre le bureau et le confort de la maison; tout ça, c’est de plus en plus important pour les professionnel∙les du milieu, en 2022. Et cette étude révèle une excellente nouvelle pour le monde des communications. «De manière générale, les professionnel∙les de l’industrie sont très satisfait∙es de leur travail. C’est la bonne nouvelle de ce sondage! Le score le plus élevé – et il est très élevé – c’est celui en lien avec l’énoncé "Je suis fier∙ère de mon emploi". Ainsi, 93% des professionnel∙les de l’industrie des communications, au Québec, disent être fier∙ères de leur emploi. Ça dénote quelque chose d’émotif. Au-delà de la satisfaction, il y a vraiment une marge entre être satisfait∙e de son travail et en être fier∙ère. Pour moi, c’est le résultat le plus marquant de cette étude», ajoute Cyntia Darisse.

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En épluchant davantage les couches de cette fierté professionnelle, on dénote que 88% des professionnel∙les du milieu sont satisfait∙es de leurs tâches actuelles, 84% sont satisfait∙es de leurs conditions de travail globales et 70% sont satisfait∙es de leur salaire actuel. «L’énoncé en lien avec le salaire est évidemment celui qui est un peu plus bas. Il y a toujours place à l’amélioration, mais 70%, c’est loin d’être mauvais», précise-t-elle. La bonne nouvelle à retenir, c’est que les professionnel∙les du monde des communications et du marketing sont des personnes passionnées qui aiment ce qu’elles font! D’ailleurs, Léger a un indice de bonheur relatif au travail qui permet de saisir si les Québécois∙es sont heureux∙ses et aiment leur travail. À l’heure actuelle, cet indice est à 69%, parmi l’ensemble de la population. «Dans l’industrie des communications, on est dans les 80%. Donc, les professionnel∙les du milieu aiment leur emploi plus que la moyenne des Québécois∙es, c’est ce qu’on peut dire», observe Cyntia.

Faire le saut en communication
Et ces paires d’yeux curieuses de gens de l’extérieur qui se demandent si le monde des communications et du marketing peut les séduire, parviennent-elles à rapidement trouver leur place, à être sur leur «X» et à ressentir la fierté du milieu? Alice Leblanc-Vanasse, stratège chez Canidé, a travaillé en restauration une bonne partie de sa vie, avant de voir le « gros » 30 ans approcher et de se remettre en question. À la suite d’un retour aux études, elle dit s’être trouvée, avec les communications… ou peut-être que ce sont les communications qui l’ont trouvée? «La comm. m’avait toujours parlé, mais je ne savais pas trop ce qu’on pouvait faire dans ce domaine. Est-ce que je voulais faire du contenu, de la gestion de communauté, de la stratégie? C’était très flou, pour moi», se souvient-elle. Elle a tout de même plongé tête première vers un important changement de carrière. Elle fait partie de l’équipe Canidé depuis environ 18 mois. «La bienveillance au cœur des valeurs de beaucoup d’agences; la transparence, l’ouverture, la flexibilité d’horaire. Je trouve que les communications permettent de bien accorder la vie de travail à la vie à l’extérieur du bureau. C’est sûr que c’est un petit plus, que c’est invitant», ajoute-t-elle.

alice©Arianne Nantel Gagnon

Même son de cloche du côté de Marie-Claude Leblanc, conseillère en communication à la Ville de Sherbrooke depuis 2010. Elle a étudié en histoire de l’art et a travaillé dans des musées, notamment à la codirection d’un musée régional, avant de décider de faire un certificat en publicité, puis de se tourner vers une carrière dans l’industrie des communications. «J’ai l’impression qu’on a un domaine où les gens sont heureux et c’est peut-être pour ça qu’on a envie d’aller travailler le matin. Puis, je suis vraiment une ambassadrice de la comm. municipale. C’est très créatif, c’est 100% axé sur mon x et sur mes valeurs. On peut innover et triper en communication municipale. C’est ma grande fierté d’aider mes concitoyens et de faire des projets qui sont beaux et stimulants. Que les autres villes se disent: ”Sherbrooke est donc ben cool”», partage Marie-Claude Leblanc.

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Les professionnel∙les de l’industrie sont plus de 90% à être fier∙ères de leur emploi et la relève aussi, approuve! «Quand on fait de belles campagnes, qu’on véhicule de beaux messages et qu’on arrive à atteindre nos objectifs de communication, c’est certain qu’on est fier∙ère de ce qu’on accomplit. Il est vaste le monde des communications et il y a une belle possibilité de s’épanouir. J’embarque dans le 93% à pieds joints», ajoute-t-elle.

Si elle pouvait résumer en un mot les faits saillants de cette étude, Cyntia Darisse, la vice-présidente, Québec chez Léger, irait donc probablement avec le mot «fierté»! «La fierté, c’est vraiment la donnée exceptionnelle de cette étude. Dans l’industrie des communications, on a des professionnel∙les qui sont motivé∙es par la fierté et la volonté de produire un travail de qualité, davantage que par des motivations extrinsèques.»

Une petite mise en garde cependant. Cyntia rappelle que c’est un milieu où on peut facilement bouger, que les employeur∙ses doivent agir sur deux fronts pour garder leur monde: sur le salaire et les avantages financiers, tout autant que sur la flexibilité des conditions de travail, incluant les horaires, le télétravail, etc. «Ce n’est pas un ou l’autre, ça prend les deux», conclut-elle.

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