Andrea Lubeck

«Quand les autres ziguent, nous, on zague»-Rethink

par Andrea Lubeck, le 18 février 2021


Accueillie comme une énième agence provenant du Canada anglais lorsqu’elle s’est établie à Montréal en 2015, Rethink a su démontrer au fil des années qu’elle mérite la place qu’elle s’est taillée dans l’industrie québécoise de la pub.

Rethink

Si la pandémie a évidemment amené son lot de défis, 2020 s’est tout de même bien déroulée pour l’agence. Et l’année 2021 débute de belle manière pour Rethink : l’agence ajoute à son tableau de chasse plusieurs publicités qui ont été diffusées lors du Bye bye 2020, l’émission la plus regardée de l’histoire de la télé québécoise avec des cotes d’écoute de 3,8 millions de téléspectateurs le soir du 31 décembre 2020. Rethink y a notamment signé les pubs de A&W et de l’Érable du Québec.

Mais comment une agence comptant seulement une vingtaine de personnes dans son bureau de Montréal peut-elle y arriver ? La clé réside dans le fait d’avoir de bonnes discussions avec ses clients sur le rôle qu’une telle émission peut avoir sur les communications d’une marque, explique Alex Lefebvre, associé chez Rethink.
« Le Bye bye, c’est le Super Bowl du Québec, alors c’est le bon moment de faire passer un message en créant une discussion, en générant une émotion, parce qu’il y a beaucoup de paires d’yeux rivés sur leur téléviseur. Ça permet d’avoir un autre type de relation avec son public cible parce que le contexte s’y prête bien », dit-il.

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Crédit : Édouard Coune | @gello_hoodbye

Mettre la main à la pâte
Ce qui démarque Rethink, c’est la culture d’entreprise, affirme Alex Lefebvre. La structure horizontale permet à ce que chaque personne dans l’agence mette la main à la pâte, sans égard à la hiérarchie du poste qu’elle occupe.

« Quand les autres “ziguent”, nous, on “zague”. Alors, notre “zag”, c’est que tout le monde a les deux mains dedans. Prenons-moi par exemple : je suis associé au niveau canadien, et j’occupe aussi les fonctions de directeur du bureau de Montréal, notamment avec Nicolas Quintal, DG de la boîte. Mais on peut aussi dire que je suis directeur de comptes service-conseil, conseiller service-conseil et parfois même coordonnateur service-conseil sur certains projets. »

Il ajoute que cette façon de voir le rôle de chacun dans l’agence permet aux troupes de rester motivées, de les maintenir au fait des tendances et même de mieux connaître leur métier, même si, « financièrement, ça n’a pas de sens ». Exit les prédictions financières pour chacun des projets, la stratégie de travailler en fonction des dollars disponibles et s’assurer de réduire les coûts au minimum : chacun met les efforts nécessaires pour obtenir de bons résultats pour tous les clients. Pour y arriver, Rethink choisit donc ses clients à la hauteur de ses ambitions.

Et cette recette porte ses fruits : l’agence a récolté de nombreux prix, dont les distinctions d'agence de l'année et agence de design de l'année au Canada en 2019 et 2020 selon Strategy Magazine, pour ne nommer que ceux-là. Ce succès se mesure également au fort taux de rétention des partenaires de l’agence. Pensons notamment à A&W, avec qui Rethink travaille depuis 21 ans, à Molson Coors, client depuis 12 ans et Ikea, qui est là depuis 5 ans.

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Créer un cercle vertueux
Tout le monde chez Rethink le répète souvent : l’humain est au cœur de l’agence et de ses processus. Et c’est sans doute ce qui fait que Rethink présente un bas taux de roulement du personnel. « Les gens restent, ils développent une expertise, sont plus heureux au travaillent et livrent de meilleurs résultats. Ça devient un cercle vertueux », résume-t-il. Comme l’industrie québécoise de la pub est en pénurie de main-d’œuvre, Rethink dit avoir tout à gagner à faire en sorte que ses employés veuillent rester.

Surtout parce que l’agence a l’ambition de grandir dans les prochains mois. Rethink est d’ailleurs en processus de recrutement dans le but d’accueillir plusieurs nouveaux talents dans ses troupes. Mais elle veut prendre son temps, parce que la croissance vient avec le risque de perdre sa culture d’entreprise, ce que l’agence veut éviter à tout prix. D’où l’importance de bien choisir ses employés.

Ainsi, plutôt que de s’allier des personnes qui ressemblent à l’agence, qui sont les plus proches possible de qui elle est, Rethink souhaite recruter des humains qui vont lui amener des compétences complémentaires, explique Alex Lefebvre. « S’il y a une chose qu’on a pu constater dans la dernière année, outre la pandémie, c’est qu’on a tout intérêt à se diversifier davantage. C’est l’ambition qu’on s’est donnée pour les prochaines années : être une agence plus inclusive. Le portrait est assez glauque au Québec, on a du chemin à faire », conclut-il.

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Yannick de Martino et Sœur Angèle porte-paroles d’un soir pour A&W

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