Le Monde de la comm., quête d’opportunités

par Raphaël Martin, le 29 octobre 2020


L'événement « Le monde de la comm.» bat son plein alors qu’une série de conférences quotidiennes et virtuelles propose aux jeunes des milieux secondaires, collégiaux et universitaires d’en apprendre davantage sur les professions du milieu. Tour d’horizon sur l’événement (et discussion sur les recherches d’opportunités) en compagnie d’Éric Adechi.     

Le monde tourne peut-être différemment depuis quelques mois, il faudra bien plus qu’une pandémie, aussi sournoise soit-elle, pour museler les communicateurs. C’est du moins le constat qu’inspire l’initiative de l’A2C, en collaboration avec l'ACRPQ et le Grenier aux emplois, laquelle tient cette semaine (et jusqu’au 4 novembre prochain) une série de conférences virtuelles dans le cadre de la Semaine d’exploration des métiers. Huit rendez-vous quotidiens présentés sur Zoom, donc, qui mettront en vedettes conférenciers et experts invités à partager des expériences personnelles et décortiquer des disciplines de la communication créative allant du service-conseil jusqu’aux relations publiques — en passant par le design, la création publicitaire et de nombreuses autres. « Ce sera une belle occasion pour les professionnels du milieu de faire miroiter leur passion pour les métiers de la communication à un jeune auditoire, affirme Éric Adechi, Vice-président, Directeur groupe conseil chez Cundari. Ce sera aussi, et surtout ! une chance pour nous d’interpeller de jeunes créatifs en lien avec de belles opportunités de carrières encore trop méconnues. »

Éric Adechi
Éric Adechi, Vice-président, Directeur groupe conseil chez Cundari

EN QUÊTE DE MAIN-D’ŒUVRE...

Une façon assumée, aussi, de prendre d’assaut le vide laissé par un criant manque de main-d’œuvre auquel trop d’entreprises font face. « On cherche par tous les moyens possibles d’attirer de nouveaux talents, poursuit Éric Adechi. On cherche à intégrer de jeunes esprits allumés au sein de nos entreprises. Mais encore faut-il leur faire découvrir le travail des artisans des métiers de la communication. La semaine est structurée de manière à montrer aux participants que le milieu des communications créatives est composé d’une pléthore de différents satellites qui se complètent et s’imbriquent dans un plus grand ensemble. J’ai beau pouvoir parler aisément de l’art du service-conseil, n’en demeure pas moins que personne ne travaille en silo dans cette industrie. Les internautes qui assisteront aux conférences auront droit à leur lot de belles anecdotes, mais aussi à des cas d’études professionnels fort pertinents. Nous avons la chance d’exercer des métiers de cœur et de passion : les conférenciers sauront vous le démontrer. Et c’est gratuit ! »

DE DIVERSITÉ

Cette semaine des métiers de la communication répond aussi à d’autres enjeux de société. « J’ai été très flatté d’être approché par l’A2C, à l’instar d’autres collègues du milieu, pour parler de mes expériences professionnelles, poursuit Éric Adechi, mais aussi des enjeux auxquels le milieu des communications devra s’attaquer. L’un d’eux, en ce moment, est de pouvoir dénicher une main d’œuvre talentueuse, ça va de soi, mais aussi représentative d’une certaine diversité culturelle. Son importance dans le milieu des communications, devant comme derrière les écrans, est un constat dont on parlait déjà abondamment en coulisse, mais pas nécessairement de front. Je dirais que l’année 2020 s’est avéré charnière de ce côté alors que certains événements funestes auront réussi à faire tomber des œillères. De réussir à rejoindre des jeunes de la diversité culturelle pour les intéresser aux métiers de la communication (en ces temps de distanciation sociale, faut-il le rappeler !) est une grande chance qui nous est donnée. Tout le monde en sort gagnant, car la diversité des points de vue, la diversité des philosophies et des parcours de vie seront toujours des outils d’une précieuse valeur, pour aujourd’hui et dans l’avenir. »

ET D’OPPORTUNITÉS

Car les défis, sommes-nous à même de le constater, seront somme toute nombreux pour ces futures générations de communicateurs. « Vous parlez de défis, mais je préfère plutôt ici évoquer les opportunités, corrige gentiment Éric Adachi. À n’en point douter, la crise sanitaire que nous traversons nous aura fait découvrir bon nombre de précarités, de fragilités ; elle nous aura aussi ouvert les yeux sur l’importance des différents types de nuances dans la communication. Nous aurons aussi tous appris en 2020 que les frontières physiques et la distance ne sont plus perçues comme des limitations : que nos collaborations tiennent davantage à des rapprochements de pensées qu’à des proximités de corps. N’en demeure pas moins que les défis, comme vous le dites, seront nombreux au cours des prochaines années. Mais j’aime les aborder d’un point de vue ludique, en parlant de mon métier (et des tâches qui y sont reliées) comme d’un rôle à jouer au sein d’une mission, comme d’un mandat. J’aime interpeller les jeunes en leur rappelant que chaque projet sur lequel nous travaillons est une mission que je propose à des joueurs qui ont envie de tripper, de s’épanouir, de se dépasser. C’est une philosophie qui m’est chère. C’est une philosophie d’opportunités. »

Pour découvrir le contenu de la programmation, consultez la page web de l’événement.


Décès de Pierre Savard: collègues et amis témoignent

À lire maintenant

annexe: sous le signe du renouveau
Kina Communication signe l'image optimisée de Plé
Valérie Parisien rejoint l'équipe de Citoyen
Contenu de marque à La Presse: une entité et une identité repensées
Virage Affichage: une tournée virtuelle du mobilier urbain de Québecor
La guignolée des médias lance sa vingtième édition
Personnalité de la semaine:  Nicolas Baldovini (lg2)
Donner une nouvelle vie au plastique recyclé
Stacey Masson nommée vice-présidente, Marketing et Communications de Cossette
MOONSTRUHK développe un film publicitaire sur le développement durable
Rachelle Houde Simard nommée vice-présidente, Storytelling de Digital Dimension
L’impact de la pandémie sur les habitudes de consommation des Canadiens