Andy Boucher
Andy Boucher, vidéaste-monteur, Standish

  • Film favori : The Dark Knight.
  • Hobbies préférés : L’escalade, D&D et les escape rooms.
  • Quel conseil donnerais-tu à la relève ? Restez curieux; la curiosité est ce qui permet de progresser, d’innover et de trouver du plaisir, même face aux défis.
  • Early bird ou night owl ? J’ai un enfant de deux ans, donc Early bird par défaut.

Mes premières expériences avec la vidéo remontent à ma caméra Sony HandyCam, que mes parents m’ont offerte en cadeau vers l’âge de 9 ou 10 ans, au début des années 2000. J’ai filmé tout plein de sketchs avec mes cousins et des partys de Noël, sans me douter qu’un jour, j’en ferais mon métier.

À 17 ans, j’ai quitté l’Abitibi pour étudier le design graphique au Cégep de Sherbrooke. Durant mes études, j’ai approfondi mes bases sur After Effects et découvert la photographie. C’est vers la fin de la technique que j’ai eu un déclic : la vidéo me passionnait vraiment. J’ai donc intégré ce nouvel intérêt à mes projets de portfolio pour pouvoir l’explorer davantage.

Dès la fin de mes études, il y a 12 ans, j’ai été embauché chez Standish. À l’époque, les besoins en vidéo étaient bien différents, je faisais donc aussi du graphisme. Peu à peu, la demande a augmenté et, aujourd’hui, je me consacre entièrement à la vidéo et à la photo.

Chez Standish, chaque projet m’a fait grandir. Chaque tournage, chaque nouvel équipement, chaque séance photo a apporté son lot de défis techniques. On doit toujours se creuser la tête pour faire naître la vision créative malgré les imprévus, les budgets et les contraintes. Heureusement, je suis curieux et j’aime trouver des solutions. Être dans une petite équipe m’a aussi permis de toucher à tout et de développer toutes sortes de compétences.

J’ai parfois eu le syndrome de l’imposteur, surtout dans un domaine qui évolue aussi vite. Je me souviens d’une rencontre avec mes gestionnaires où on m’a dit : « On aimerait que tu aies autant confiance en toi que nous, nous avons confiance en toi ». Une simple phrase qui a soulevé l’importance de croire en soi et en ses capacités.

Avec le temps, cette confiance, je l’ai développée, autant dans ma vie professionnelle que personnelle. Des épreuves, il y en a eu, et on les a toutes surmontées. J’ai appris à faire confiance à mon jugement et à mon instinct. En création, il faut de la stratégie et de la technique, mais c’est aussi une histoire de préférences personnelles. Il faut assumer ses choix, se laisser aller, se fier à son feeling.

Aujourd’hui, je peux dire que je me sens sur mon X. Confiant, plus que jamais.