
Chloé Richer, conceptrice-rédactrice, Standish
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As-tu un talent caché? Pas certaine si c’est un talent, mais je suis un genre de « jukebox ». Dans le sens où j’entends un mot qui me fait penser à une chanson et je la chante (pas très bien). Comme ça, tout le monde l’a dans la tête après.
Une chose qui te motive, te pousse à faire de ton mieux : J’espère avoir un impact positif (petit ou grand) dans ma communauté et auprès des gens que je côtoie.
Introvertie ou extravertie ? Extra extravertie. Définitivement la « personality hire ».
Quel est le plus grand risque que tu as pris ? Devenir maman en début de carrière, alors que c’est une période où tu commences à accumuler de l’expérience et te définir professionnellement. Je n’y changerais rien, selon moi, ça vaut tous les défis. Ça fait de moi une personne outillée, résiliente et surtout plus patiente.
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Si on m’avait dit au secondaire que ma job tournerait autour des mots, cela aurait causé bien plus qu’un fou rire. Pourtant, mon envie de faire vivre une émotion, ma façon de voir les concepts autrement et mon besoin de m’exprimer en public sont nés à la même époque.
De mon implication à travers les comités à mon intensité sur le terrain de volley à mes différents personnages sur scène, j’aurais dû me douter du chemin qui m’attendait.
Lors de mon baccalauréat en communication marketing à l’Université de Sherbrooke, j’ai voulu tester le monde des agences qui cochaient tous mes critères : créativité, diversité et travail d’équipe. C’est comme ça que j’ai atterri chez Standish. À la recherche d’un stage, j’y ai finalement obtenu un poste de conceptrice-rédactrice dans une équipe qui me ressemble.
C’était la première fois que le poste existait dans cette forme, alors j’avais un terrain de jeu immense pour le confectionner à mon image. Avec l’équipe créative, on a créé de nouveaux services pour nos clients, qui aujourd’hui, nous différencient sur le marché. Quelle chance pour une junior comme moi d’avoir cette belle opportunité.
Après deux ans avec l’agence, un nouveau rôle m’attendait. Certains sous-estiment encore qu’il s’agit réellement d’un travail, mais après l’avoir vécu moi-même, je confirme qu’être maman à la maison, ça nécessite une plus grande variété de compétences qu’on puisse imaginer. Flexibilité, adaptabilité +++, gestion de crise, patience, planification d’horaire, dévouement et j’en passe.
C’est définitivement le plus beau rôle que j’ai et, depuis novembre dernier, j’ai la chance d’être de retour dans mon équipe, de prendre mes nouvelles compétences et de les appliquer à mon métier.
Note à moi-même et à toutes les jeunes mamans professionnelles : sachez que malgré les nuits courtes et les millions de nouveautés qu’il y a eu durant votre absence, vous méritez votre place dans le milieu. La durée de votre « congé », ce n’est pas un trou dans votre CV. Au contraire, c’est une expérience humaine qui représente un atout précieux pour n’importe quelle organisation.