Sara Larin

Marie-Annick Boisvert : une entrepreneure qui s’actualise

par Sara Larin, le 16 février 2016


Ce n’est rien de moins que le passage à l’an 2000 qui a lancé la carrière d’entrepreneure de Marie-Annick Boisvert.

« Pour l’occasion, un groupe d’amis m’a demandé d’organiser un immense party au Studio Mel’s, près d’Habitat 67. J’avais déjà eu l’occasion d’organiser des événements, dont 3 événements en 3 mois pour le Cirque du Soleil. Cela dit, pour la première fois, j’allais m’occuper de tout : de A à Z. L’événement fut féérique, on m’en parle encore d’ailleurs. C’est à ce moment-là que je me suis sentie assez confiante pour lancer mon entreprise. »

La touche Marianik


Marie-Annick a choisi un domaine qui n’en était qu’à ses balbutiements. « Il y avait tout juste une ou deux boîtes spécialisées en événementiel. Alors que les événements tournaient autour de cocktails et de soirées vins et fromages, j’ai décidé de faire preuve d’originalité. J’estime qu’un événement réussi transporte les invités dans un univers. S’il y a un thème, il doit y avoir un thème partout, même aux toilettes. Je ne veux pas que les gens décrochent de la soirée. Les clients venaient me voir, car ils savaient que mon offre serait différente et qu’elle sortirait de l’ordinaire. J’ai toujours été à l’avant-garde. Je suis l’une des premières à avoir organisé un photomaton et à avoir uniformisé l’affichage des stations de nourriture dans le cadre d’événements », souligne-t-elle.

Changement de cap


Après 10 ans en événementiel, avec la montée technologique et l’avènement des réseaux sociaux, Marie-Annick a saisi une nouvelle opportunité d’affaires. « Avant, on invitait 500 personnes publiquement actives à un événement pour faire du bruit. Maintenant, nous pouvons avoir seulement 25 personnes influentes sur les médias sociaux et avoir la même visibilité. Au lieu de faire un événement, il est également possible de faire un stunt filmé qui sera propagé via les réseaux sociaux, voire même sur les médias traditionnels, s’il est efficace. J’en ai conclu que l’événementiel se devait maintenant d’être au centre d’une stratégie de communications. Rapidement, j’ai remarqué que les entreprises comprenaient mal les médias sociaux. Ils les voyaient comme une baguette magique qui allait doubler leur chiffre de ventes ou leur notoriété. Pour bien gérer les médias sociaux et créer des interactions, il faut créer du contenu. Et pour créer du contenu, il faut avoir un budget. Malheureusement, nombreux étaient ceux qui n’arrivaient pas à le comprendre. »

Retour aux sources


Avant d’être à son compte, Marie-Annick a travaillé plusieurs années en relations publiques. Après 3 ans en tant que stratège en médias sociaux, elle décide de revenir à ses premières amours. « Me spécialiser en relations publiques était un choix naturel, car le domaine combine, entre autres, l’événementiel et les médias sociaux. Avec mon expérience et mon parcours, j’ai une longueur d’avance sur les relationnistes en général, car je pense à des éléments plus marketing, auxquels les autres ne pensent pas nécessairement », explique la femme d'affaires.

Approcher les médias


De nos jours, les journalistes sont très occupés et il devient de plus en plus difficile d’attirer leur attention. Comme l’explique Marie-Annick : « La façon d’approcher un média est très importante. Étant moi-même chroniqueuse culturelle et blogueuse, je sais ce qui peut être irritant. Il faut connaître les besoins des recherchistes, des blogueurs et des journalistes. C’est aussi simple que de lire le blogue du blogueur qu’on veut approcher et de lui proposer un angle qui colle à son style et à son lectorat. Il faut être à l’affût des tendances et proposer des idées. J’approche chaque média avec un angle différent. Je ne travaille pas de façon traditionnelle en envoyant le même communiqué à tous. En relations publiques, on doit raconter une histoire. Il faut trouver l’élément accrocheur et le partager avec les médias de façon personnalisée », nous précise Marie-Annick.

On peut dire que Marie-Annick n’est pas de celles qui font un plan d’affaires sur 5 et 10 ans. « Je ne suis pas quelqu’un qui voit à très long terme, car je vis dans le moment présent. De plus, je ne peux pas prédire la prochaine grande révolution technologique, ni où elle va me mener. Par contre, une chose est certaine : réussir à booker un de mes clients sur le plateau de Tout le monde en parle est sur ma bucket list! »


Article paru dans le Grenier magazine du 7 novembre 2015. Pour vous abonner, cliquez ici.



K Soixante-douze

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