Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM)

Magazines: on remet les pendules à l'heure!

par Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM), le 30 septembre 2022


On les entend depuis des années, ces commentaires sur le déclin du magazine papier et sur le fait que c’est une industrie en déclin…Et si ce n’était que des impressions infondées? On déboulonne quelques mythes sur le magazine papier. Annonceurs, vous serez surpris!  

Mythe #1: Le « print » est mort! 
Comme on l’indiquait dans cet article sur les moteurs économiques que représentent les magazines d’ici, ceux-ci rejoignent encore de façon exclusive 26% des lecteurs au Québec, contre 18% qui lisent les formats numériques uniquement. Selon le Centre d’études sur les médias, bien qu’une majorité de lecteurs de magazines utilisent tantôt l’imprimé, tantôt le numérique, ceux qui optent pour le papier exclusivement sont plus nombreux que ceux qui ne lisent qu’en ligne.

Avec 82% de lecteurs qui consommaient des magazines imprimés en 2020, assurément, le «print» n’est pas mort! Dans sa mesure de 2020, pour les 11 magazines dont le lectorat est mesuré par Vividata, on note une augmentation du lectorat moyen depuis 2015 pouvant atteindre 29% (L’actualité) et même 34% (Le Bel Âge).

La moitié des éditeurs membres de l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM) ont vu leur nombre d’abonnés bondir de 50% entre 2020 et 2021. Le lectorat moyen a vécu la même croissance chez ces éditeurs pendant cette période. 

Cette consommation encore bien vivante des magazines se répercute automatiquement sur les annonceurs que l’on découvre entre leurs pages, avec un rendement sur l’investissement publicitaire plus grand pour l’imprimé que pour le numérique. Une stratégie publicitaire efficace englobe donc à la fois du numérique et de l’imprimé. «Plus d’un million de personnes lisent L’actualité tous les mois… On produit des infolettres, des webinaires, des balados, des documentaires, on a vraiment le vent dans les voiles», mentionne rédactrice en chef de L’actualité, Claudine St-Germain.

Mythe #2: C’est pas payant, annoncer dans les magazines!
Pas rentable pour les annonceurs, acheter de l’espace publicitaire (sous forme de pages publicitaires ou de contenu) dans les magazines imprimés québécois? Au contraire! Les lecteurs de papier sont plus concentrés sur leur lecture (ils y consacrent en moyenne 1 heure par magazine) et sont plus enclins à passer à l’action après avoir vu un produit ou un service dans le contenu du magazine. «Cela confirme que les lecteurs apprécient la qualité de nos magazines et qu’ils aiment prendre le temps de lire tranquillement des articles sur des sujets approfondis, sans se sentir bousculés, et c’est une excellente nouvelle pour nos annonceurs», soulignait Caty Bérubé en 2021, présidente de l'AQEM et éditrice de Pratico-Pratiques.

Dans une étude de Nielsen Catalina, il a été démontré que le rendement des investissements publicitaires était de loin supérieur avec un affichage imprimé qu’un affichage numérique. Les périodiques offrent un retour sur chaque dollar investi de 3,94$ alors que le numérique affiche un rendement inférieur à 2,63$. L’ajout de l’imprimé dans la stratégie publicitaire représente donc une façon payante de susciter l’intérêt et l’intention d’achat avec comme résultats un retour sur l’investissement qui ne disparaît pas dans les nuages!

Les magazines s’adaptent à merveille aux nouvelles réalités du marché et 95% des membres de l’AQEM proposent désormais des versions numériques à leur lectorat. Le magazine ne représente plus un seul format papier bien traditionnel, mais bien un écosystème entre le papier et l’univers numérique qui permet, via différentes plateformes, d’innover.

«L’industrie du magazine a subi des transformations au cours des dernières années, mais il y a encore une offre très vaste et très diversifiée», mentionne Caty Bérubé, présidente et éditrice de Pratico-Pratiques.

Geneviève Vézina-Montplaisir, coéditrice de Caribou, va dans le même sens: «L’industrie du magazine n’est pas en déclin, elle est en transformation. En évolution, même!» Pour Claudine St-Germain, «les magazines, c’est une façon de penser l’information, et ça, ça ne disparaîtra jamais!»

On va le dire, l’imprimé a encore une place de choix aux côtés du numérique dans une stratégie gagnante!

Mythe # 3: Les magazines, c’est d’une autre époque!
Les magazines, c’est l’affaire de tout le monde, pas juste des adultes de plus de 40 ans! En effet, en 2020, 72% des 18-25 ans et 76% des 25-34 ans avaient lu un magazine dans le mois précédent. Les 35-64 ans les consomment dans une proportion de 72% alors que 74% des lecteurs de 65 ans et plus sont fidèles aux magazines. C’est donc dire que la population âgée de 25 à 34 ans est celle qui en consomme le plus au Québec.

Pour les annonceurs, ce bassin de clients importants et diversifiés (composé notamment de 51% d’hommes gagnant plus de 100 000$ par année et de 65% de femmes avec un revenu annuel similaire) devient un incroyable véhicule de marque. En effet, le lectorat des magazines imprimés, plus attentif et soucieux de ce qu’il consomme, va se mettre en action la moitié du temps, après avoir vu une publicité ou un produit mis en valeur dans les magazines d’ici. 

Assurément, les magazines, c’est aussi l’affaire de tout le monde, quel que soit leur groupe d’âge ou leur revenu. 

Voyez comment les magazines connectent les lecteurs à leurs intérêts, sans notifications :

Constatez à quel point les magazines touchent toutes les générations et les milieux sociaux économiques:

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