Manon Goudreault (Agence dada)

Quand le karma des entreprises est entre les mains des employé·es

par Manon Goudreault (Agence dada), le 12 mai 2022


La Grande Aspiration

La Harvard Business Review publiait au début du mois d’avril un texte requalifiant la «Grande Démission» de «Grande Aspiration» par Whitney Johnson, l’autrice du livre Smart Growth: How to Grow Your People to Grow Your Company. L’article expliquait, entre autres, que nous entrons dans une redéfinition des rôles des travailleurs et travailleuses, qui font écho à des changements semblables ayant eu lieu lors de la Révolution industrielle. Une main-d’œuvre en quête de sens qui, on le croyait, serait charmée par une culture organisationnelle moderne. Mais quelles sont les limites de cette culture et/ou de la façon dont on la fait vivre? Comment être avenant dans cette ère de changement, plutôt qu’en constante réaction? Toutes les entreprises réclament une marque employeur, tout en espérant plutôt une campagne d’attraction générant des résultats bien souvent inatteignables et à très court terme. Pendant ce temps, les données préliminaires du Recensement de la population de 2021 parues le 27 avril dernier démontrent que la pénurie de talent n’est pas sur le point de réduire au cours de prochaines années.

Quand la culture ne suffit plus
Ce qui était sensationnel auparavant semble être maintenant le strict minimum. Les entreprises doivent repenser continuellement leurs manières de se démarquer et de créer des moments «mémorables» pour leurs clients, mais aussi pour leurs employés et employées. Les anciennes façons de faire vivre la culture de l’entreprise restent pertinentes, mais ne suffisent plus pour avoir un impact significatif sur l’expérience employé·e, voire sur le taux d’engagement. Qu’est-ce qui a donc changé?

La nouveauté est que les entreprises doivent connecter leur grande raison d’être à celle des individus qui l’animent. Les employé·es sont, d’abord et avant tout, des humains qui souhaitent s’accomplir et contribuer à quelque chose de plus grand qu’eux, dans un cadre qui répond à leurs croyances fondamentales.

Le (futur) rôle de l’employeur
Pour la première fois dans l’histoire, la participation de l’employeur devra dépasser le cadre du travail. La génération Z a redéfini les paramètres selon lesquels elle entend faire son entrée sur le marché du travail. Une jeunesse qui privilégie les entreprises ayant un impact concret dans la société, tout en souhaitant faire valoir sa place et s’accomplir au travail, le tout dans un cadre flexible, ouvert et inclusif. Une redéfinition complète des priorités, mais aussi de ce que signifie le travail. Les frontières entre vie personnelle et vie professionnelle se sont dissipées. Notamment, les frontières physiques, mais aussi celles concernant le rôle de l’employeur pour contribuer au bien-être de son personnel qui ne se limite plus seulement aux infrastructures et aux heures de bureau.

Par où commencer?
Tout commence par une vision claire et bien définie, autour d’une raison d’être porteuse et cohérente au sein de l’écosystème complet de la marque. Cette raison d’être a-t-elle le potentiel de motiver, de mobiliser, de connecter les membres du personnel tout en guidant les priorités pour l’atteinte des objectifs de croissance? Il s’agit là du point de départ de la stratégie et de la clé pour mettre en place des actions alignées et pour bâtir plutôt que de constamment réagir. La raison d’être de l’entreprise devra être réconciliée avec celle des employés. Le rôle que chaque personne jouera dans la grande ambition doit être clair et souligné tout au long de son parcours, de son embauche à son départ, ainsi que dans son plan de développement. Qu’une entreprise compte 25 ou 250 personnes, l’expérience candidat·e-employé·e devra aussi être repensée afin d’avoir une cartographie complète du parcours soulignant les accomplissements et intégrant des actions pour permettre à chaque talent de se sentir unique et utile au développement de l’entreprise.

Le futur des entreprises ne dépendra pas uniquement des employés et employées, mais chaque individu y contribuera activement. C’est un pensez-y-bien qui va au-delà des préoccupations de recrutement de main-d’œuvre et qui s’inscrit dans un besoin bien plus grand pour créer de la cohérence et de la pertinence dans l’ensemble de l’expérience de marque.


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