Geneviève Morin

L’art de faire du bon travail avec Compagnie et Cie

par Geneviève Morin, le 3 juin 2022


Design d’espaces et d’objets, stratégie numérique, communication, publicité… Fidèle à la mission de l’agence multidisciplinaire, la liste des compétences de Compagnie et cie est un bon indicateur du niveau élevé de créativité qui règne dans cette entreprise indépendante, fondée par Mario Mercier. Pour cet entrepreneur, le bon travail s’accompagne d’une bonne clientèle, de talent, d’intelligence et de confiance. Accompagné de son associé et codirecteur de création, Simon Rufiange, Mario Mercier nous ouvre la porte et nous invite à faire plus ample connaissance avec Compagnie et cie.

Sur votre site web, on peut lire: «Pour faire du bon travail, il faut un bon client, du talent et entre les deux, la complémentarité, l’intelligence et la confiance qu’il faut pour travailler en excellente compagnie.» Comment ce «mantra» s’aligne-t-il à vos valeurs en tant qu’agence créative multidisciplinaire?
Mario Mercier:
C’est sûr que l’avantage de diriger une petite agence indépendante, c’est d’être en mesure d’avoir une plus grande mainmise sur nos projets, mais aussi d’avoir le luxe de choisir nos partenaires. Et derrière cette idée du bon travail, il y a celle des bons éléments, soit l’équipe, la clientèle et les talents mis à disposition pour la réalisation de chaque projet. Pour nous, c’est simple, les projets alimentaires n’existent pas et c’est ce qui fait qu’on se concentre sur l’efficacité, oui, mais aussi sur la complémentarité. On cherche à se connecter à la fois aux mandats et à la clientèle. Chez Compagnie et cie, on ne travaille pas en silo et on place tout le monde de l’équipe sur une même ligne: on travaille avec les autres et pour les autres et ça nous permet d’atteindre une horizontalité très saine et très enrichissante. Ça s’inscrit plus largement dans notre volonté de faire du bon travail, c’est-à-dire de la bonne manière. Pour nous, c’est ça la formule gagnante.

Simon Rufiange: Et par complémentarité, on exprime aussi notre désir de créer des liens chaque fois qu’on collabore avec nos partenaires. Ça prend également de l’intelligence pour appliquer l’ouverture d’esprit nécessaire et de l’audace pour se renouveler et se dépasser dans chaque nouveau projet. C’est d’ailleurs pourquoi on n’hésite pas à explorer et à élargir notre vision du design et même à développer des projets de design d’espaces et d’objets. 

Justement, vous semblez passionnés par le design. Comment ça se traduit au sein de votre équipe?
Mario Mercier: On est en effet vraiment enthousiastes par rapport au design et à la création de manière générale et c’est pas mal dans l’ADN de l’agence. Les membres de l’équipe sont toutes des personnes passionnées par la nouveauté, par l’innovation et surtout, par la collaboration. On pense que l’honnêteté est importante dans la conception de nos mandats et on a rassemblé des gens talentueux qui ne cherchent pas à faire des guerres d’égo. On a réussi à réunir des gens qui veulent s’approprier tous les projets qui viennent à eux comme si c’était les leurs. L’objectif, on le regarde ensemble et on travaille fort et avec fierté pour l’atteindre. 

Simon Rufiange: Tous les membres de notre équipe sont agiles, dans le sens qu’ils et elles ont des compétences très variées dans plusieurs sphères, qu’elles soient créatives ou stratégiques. C’est pourquoi on arrive à développer de nouvelles avenues à un projet quand les gens viennent vers nous: on cible le besoin et si on juge qu’il y aurait une piste plus féconde à exploiter, alors on n’hésite pas à le proposer à notre client. On a beaucoup de talents au sein de l’équipe et on a la vision et les compétences nécessaires pour développer des avenues multidisciplinaires. C’est pourquoi on vise à développer de plus en plus le design d’espaces et d’objets.

Mario Mercier: Et notre monde reste avec nous. À mes yeux, c’est un bon indice de la santé de l’équipe. Les gestionnaires, on est vraiment fier·ères du travail de notre gang et je pense humblement que cette fierté est partagée dans l’équipe. 

Simon Rufiange: Sans une équipe en santé et remplie de fierté, on ne produirait pas des projets à la hauteur de nos attentes. C’est pourquoi il est important de savoir doser les choses: la qualité de vie de notre équipe en dehors du travail est essentielle à la créativité. Il faut vivre des expériences et se nourrir la tête pour créer et pour innover. En publicité, il faut aussi observer la société et la comprendre pour l’interpeler à travers un projet. La passion du métier, on l’a et on ne presse pas le citron des gens pour arriver à nos objectifs. Ça se fait de manière très naturelle chez Compagnie et cie.

Vous avez travaillé sur des projets de design de mobilier, de livres et repensé l’espace de quelques bureaux dans le cadre de vos récents mandats. Qu’est-ce que ça veut dire pour l’avenir de Compagnie et cie
Simon Rufiange: Je peux parler pour le court terme, et dire qu’on veut se tourner vers nous-mêmes, Compagnie et cie, et revoir, par exemple, notre site web, qui d’ailleurs est actuellement en chantier. On a envie de développer le design d’objets et d’annexer une boutique au site où on aurait l’occasion de commercialiser des objets, des vêtements et des meubles… Tout ça, c’est en préparation actuellement, et on s’aligne sur ce genre de développement. L’idée de créer des produits à l’image de notre créativité, je veux dire, qui reflètent nos têtes créatives et nos talents, c’est une belle façon de concevoir l’avenir de l’agence et ça s’aligne parfaitement avec notre mandat d’être multidisciplinaire. Et on travaille en ce moment sur des produits prototypes, on pense à des matériaux locaux, c’est important pour nous. 

Mario Mercier: De mon côté, en tant que co-président de la Société des designers graphiques du Québec (SDGQ), avec l’équipe du CA nous travaillons, entre autres choses, à créer une plateforme d’échange entre les professionnel·les. Ça fait partie de mes valeurs, et je crois fermement que la collaboration et l’échange sont importants dans notre métier. Une plateforme d’échange, ça représenterait un espace conversationnel sur les challenges du métier, les méthodes de travail, mais aussi un endroit pour mentorer nos jeunes designers et pour faire dialoguer les gens qui travaillent à l’extérieur de Montréal avec ceux et celles qui sont dans la métropole.

Compagnie et cie
Phoo: Donald Robitaille

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