Dans l’œil de Suzy Truong (Rethink)

le 19 octobre 2021


Suzy Truong

Suzy Truong, (she/her/hers), Stratège, Rethink

  • Une cause qui te tient à cœur : La liberté d’expression
  • Qu’apportes-tu sur une île déserte : Mon ukulélé
  • Si tu étais un événement historique tu serais : La conquête (très prochaine) de Mars
  • Ton mot favori : Yahooooo

Une bonne façon d’accepter la différence, c’est parfois de ne pas la dénoter du tout.

Mon parcours et expérience professionnelle ressemble probablement plus à la majorité des parcours qu’il n’en diffère. Comme pas mal de monde dans le milieu, j’ai participé à un concours de pub, complété mon diplôme universitaire, fait des shotguns de bière, réussi nerveusement à intégrer le monde des agences, et depuis, je suis motivée à faire tous les jours la meilleure job de ma carrière. La seule différence c’est que quand j’appelle ma mère pour raconter mes épopées (le shotgun de bière en moins), je le fais en vietnamien. Heureusement, mes origines ne m’ont pratiquement jamais fait sentir que j’avais des opportunités moindres ou des défis supplémentaires dans ma carrière.

La raison étant que la très grande majorité des gens rencontrés sur mon chemin sont bienveillants, inclusifs, et ouverts. Le discours autour de la diversité et l’inclusion est extrêmement important, mais la tonalité qu’on lui donne également. Selon moi, on doit pouvoir en parler sans infliger un sentiment de culpabilité, car je suis convaincue que la majorité des gens sont fondamentalement bons. Je trouve qu’on ne les souligne pas assez, ces individus qui sont en mesure de simplement voir les autres tels qu’ils sont, comme un tout. Une bonne façon d’accepter la différence, c’est parfois de ne pas la dénoter du tout. Au final, il y a plus de choses qui nous unissent qui nous séparent.

The odd ones, ce ne sont pas les gens issus de minorités visibles, ce sont plutôt ceux qui s’accordent le privilège de les pointer du doigt. Mais j’aime croire qu’il y a plus de bonté que de mal dans le monde, et qu’on devrait donner davantage de temps d’antenne à ces bonnes personnes qui sont déjà dans un état d’esprit accueillant et d’acceptation pour prôner l’exemple — jusqu’au point de rendre les épisodes racistes anecdotiques et inexistants. Alors : merci à tous ceux dans mon milieu de travail qui me voient autant comme une stratège, qu’une femme, qu’une très mauvaise chef cook, qu’une Québécoise, qu’une asiatique. Ça me fait me sentir complètement moi.

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Afin que toute notre industrie se fasse davantage voir et entendre, le Grenier aux nouvelles souhaite présenter des modèles inspirants issus de la diversité culturelle, de sexe, d’identité de genre, d’âge et en situation de handicap dans sa nouvelle série « Dans l’œil de… ». Cette série vise à donner l’espace à des talents cachés de l’univers de la communication – publicité, production, côté agence et côté client, et à nous faire découvrir des personnes qui auraient lancé une initiative pour favoriser l’équité, la diversité et l’inclusion dans leur organisation. Si vous souhaitez soumettre votre portrait, ou connaissez une personne qui serait intéressée, écrivez-nous à [email protected].


Dans l’œil de Julie Desjardins (CASACOM)

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