Lea D. Nguyen

Causerie avec Éric Chavagnac, nouveau DC chez lg2

par Lea D. Nguyen, le 23 septembre 2021


L’agence lg2 a annoncé la venue d’une nouvelle tête au sein de son équipe créative de Québec. Directeur de création, Éric Chavagnac chapeautera l’équipe de la Vieille Capitale depuis Montréal. Il s’est prêté à l’exercice d’accorder une entrevue au Grenier aux nouvelles, ce qu’il fait rarement — puisqu’il préfère que le travail parle de lui-même plutôt que de parler de lui. Brin de causerie en compagnie d’un humble créatif sur son parcours et sa (vraie !) mission première dans cette nouvelle aventure.

Rencontre fortuite
D’emblée, Éric nous confie que travailler en pub n’a jamais traversé son esprit. Son cheminement, extrêmement atypique, repose sur des études collégiales et universitaires dans une pléthore de domaines différents, d’autodidaxie, de passion pour le cinéma et les livres. C’est d’ailleurs une ex-publicitaire qui l’a engagé pour travailler dans une maison d’édition, où il était lecteur. Il admet en riant qu’il occupait parallèlement le pire boulot de tout son parcours professionnel, soit rédacteur en politique municipale !

« Par le plus grand des hasards, une agence de publicité se trouvait juste au-dessus de nous, dans le Vieux-Montréal. Le directeur de l’agence de l’époque m’a invité à aller luncher et j’ai su que j’avais 1 heure pour changer ma vie », se remémore-t-il. Suite à ce lunch tombé des nues, Normand Vaillancourt, de Bleublancrouge, lui offre 3 mois pour faire « une pub qui a de l’allure » et ça a porté fruit. À ce jour, Éric se pince encore de cette opportunité inouïe. Le jeune cinquantenaire estime qu’il doit sa carrière entière à Normand Vaillancourt, qui donnait la chance aux novices. « Il croyait en le talent qui ne venait pas des écoles et c’était très rare, alors je lui dois beaucoup », énonce-t-il, reconnaissant.

Par la suite, Éric atterrit chez Bos où il peaufine son craft en travaillant aux côtés de gens très doués, comme son mentor Hugo Léger, un concepteur-rédacteur qu’il tient beaucoup dans son estime, ainsi que Roger Gariépy. Puis, le duo Alexandre Bernier et Guillaume Bergeron viennent le recruter pour se joindre à l’agence Sid Lee, où il y œuvre près d’une décennie — une expérience qu’il qualifie d’extraordinaire. Il revient ensuite aux sources chez Bleublancrouge lorsqu’on lui offre de travailler sur le compte Desjardins. Enfin, Luc Du Sault lui donne un coup de fil pour lui proposer un poste pour Québec chez lg2. « Encore ici, je le mets sur le dos de la chance. Il n’y a pas un DC ou un(e) concepteur(trice) qui n’admire pas lg2 ! », révèle Éric, qui a eu la difficulté de décliner une telle proposition. 

The rest is History, et nous voici!

Entre la Vieille Capitale et la ville aux cent clochers
À sa nouvelle agence depuis cette semaine, Éric agit à titre de Directeur de création pour l’équipe de Québec et s’occupera d’un compte d’envergure. Lequel ? Mystère pour le moment (nous on le sait, mais c’est sous embargo huhuhu). Basé à Montréal, le créatif travaillera autant de la maison qu’aux nouveaux bureaux, et fera des allers-retours vers Québec. « C’est très collaboratif et la distance n’est plus un problème. » Par ailleurs, plusieurs embauches montréalaises se sont faites dans l’année pour l’équipe de Québec, prouvant que le travail hybride a bel et bien été adopté et restera pour de bon.

« Officiellement, mon rôle sera de m’assurer de la qualité du produit créatif. » Dans son parcours, le DC a eu l’occasion de travailler sur des comptes majeurs, et son plaisir, nous dit-il, est de « faire de bonnes pubs sur de gros comptes ». « À force de travailler avec de grandes boîtes, j’ai développé une espèce de radar. Je comprends bien l’état d’esprit des gens qui travaillent dans les grandes entreprises. Par empathie, j’arrive à bien les comprendre, et ce, très souvent. Et vice versa. » Sa vraie mission ? « Humainement, c’est de rassurer et de donner du courage, et de faire de la bonne pub », partage celui qui sait écouter. Éric croit que les idées publicitaires naissent d’un insight de vie, et tout le monde en a ! « Il suffit simplement d’écouter comme il faut, c’est tout. » Ce qu’il affectionne lors des sessions de brainstorms, c’est d’inviter des gens qui ne sont pas en création de participer : « il y a de bonnes campagnes où l’étincelle ne vient même pas d’un créatif, mais plutôt d’un insight de vie de quelqu’un qui était avec nous dans la pièce ».

Éric confie aimer être dans l’ombre de son travail, et que le travail des équipes soit mis de l’avant. « C’est quelque chose qui me tient à cœur : que le travail parle plus fort que nous, les créatifs. »  Lorsqu’il ne travaille pas en publicité, le papa de famille enfourche souvent son vélo. Un vrai passionné, il nous dit qu’il est constamment sur le point de faire une ride. Oh, et qu’il « cuisine le meilleur chili au Québec ». Peut-être humble côté pub, ce cher Éric, mais pour le chili, il faudra y goûter pour juger ! ;)

Eric Chavagnac


Un nouveau design contemporain pour les 25 ans de Sortilège

À lire maintenant

Ma langue, une fierté qui s’entend
Le Réseau de l’action bénévole du Québec fait confiance à Amauta Marketing
Célébrer le sport Au-delà des limites avec Parasports Québec et LaBase
Michèle Savard: «L’industrie de la publicité est unie pour supporter les médias d’ici»
Quatre campagnes québécoises récompensées au concours Communications Arts
Rosalie Lavoie devient conseillère chez Citoyen
Un nouveau design contemporain pour les 25 ans de Sortilège
Mangez de la joie sur le nouveau Bazar Vachon 
Comptez sur les CPA
COMMB réussit à mesurer les impressions audio
Magda Wilk de Colagene illustre les étiquettes d’un nouveau rhum
Vivala promeut la déconnexion numérique avec le Label VIVALA ™