K Soixante-douze

par Raphaël Martin, le 29 juillet 2021


Une agence montréalaise au service des marques propose depuis quelques années de bienveillants diagnostics à un large éventail de clients. Elle complète aujourd’hui une introspection qui l’amène à s’affirmer dans son approche à hauteur d’homme – et no bullshit. Brin de causette en compagnie de Chantal Gobeil, Simon Bédard et Sébastien Moïse de K72.

K72
De gauche à droite : Isabelle Beauchemin, Simon Bédard, Sandra Bourdeau, Chantal Gobeil, Sébastien Moïse et Andrée-Anne Martel
Crédit photo : Vincent Castonguay

Il y a de ces histoires, légendes urbaines et autres contes de fées qui traversent les époques en étant relatés à la virgule près. La petite histoire derrière l’ADN actuel de K72 (de grâce, prononçons K-soixante-douze !), échappe quant à elle à cette plate rigueur. Si les dernières années ont été marquées par une constante évolution (tant du côté de l’ADN de l’agence que des effectifs de l’entreprise), tous s’entendent aujourd’hui sur le principe que les étiquettes généralement accolées aux entreprises ne sont pas d’actualité chez K72. « On aime les marques et on pose les bons diagnostics lorsque des clients viennent nous voir, ça prend beaucoup de rigueur et d’ouverture des deux côtés, agence et client. C’est ce qu’il faut essentiellement savoir sur nous, dit Chantal Gobeil, directrice de création. Une marque est vivante. Elle a des valeurs, une personnalité, une histoire. Si on oublie ça, on peut faire de bons chiffres à court terme, mais on la tue à long terme. En fait, il nous aura fallu faire une réelle introspection pour arriver à bien décrire qui nous sommes. C’est pourquoi le lancement de notre nouveau site internet n’est pas un rebranding, mais plutôt une affirmation identitaire. Une sortie du placard, en quelque sorte. »

No bullshit
N’en demeure pas moins que la réputation de K72 n’est plus à faire. « La liste de nos clients parle d’elle-même, poursuit Sébastien Moïse, Directeur général. Et je le dis avec beaucoup d’humilité, car c’est le travail de toute une équipe. Autant nous collaborons avec de grandes multinationales comme GardaWorld, autant nous acceptons des contrats pro bono avec des brasseurs qui nous paient en bière ! Notre singularité, si je puis dire, se trouve dans notre approche humaine, où les gens sont au cœur de la stratégie. On veut s’assurer d’une proximité certaine avec nos clients. On entre dans leur tête, dans leur cœur et dans leur monde. C’est la meilleure façon pour nous de les accompagner dans leur démarche. C’est une approche basée sur la transparence et la confiance, aussi. No bullshit. Depuis mon entrée en poste il y a de cela trois ans, j’ai passé mon temps à m’assurer que nous puissions compter sur les bonnes personnes autour de la table, autant du côté des postes de création, de stratégie et de direction. Si l’on tient pour acquis que les gens qui font le saut chez K72 sont talentueux dans leur domaine, sachez qu’ils sont aussi dotés d’une grande curiosité ainsi que d’une approche sensible. On ne vend pas des chaises, on résout des problèmes. C’est pourquoi on investit aussi du temps pour permettre aux gens chez nous de devenir la meilleure version qui soit d’eux-mêmes. Ça se reflète invariablement dans le travail. »

Humilité
L’entreprise, qui compte aujourd’hui 25 employés, a par ailleurs effectué plus de sept embauches depuis le début de l’année. « J’ai mis les pieds dans l’aventure K72 il y a plus de cinq mois, affirme Simon Bédard, Directeur de la stratégie, et au-delà de l’agence, c’est un groupe d’individus que je suis venu joindre. L’ADN de K72, c’est les gens qui y travaillent, c’est leur sens de l’humour, c’est la curiosité d’une bande d’individus prêts à mettre l’épaule à la roue pour participer à quelque chose de plus grand qu’eux. On veut continuer de croître, certes, mais toujours en conservant cet ADN que je qualifierais de familial, où les hiérarchies sont enterrées par le poids de la coopérativité. Lorsqu’un nouveau défi se présente à nous, on se répète systématiquement le même mantra : we’ll figure it out. Et on se lance. Nous sommes talentueux, nous avons de l’audace, mais aussi beaucoup d’humilité. Ça en prend pour essayer des choses, se tromper, continuer et réussir. On s’attaque aux défis avec témérités en sachant pertinemment que nous trouverons une façon de résoudre le problème. » Sébastien Moïse opine : « Il en va de même de notre approche entrepreneuriale. Ne me demandez pas où nous serons dans cinq ans : je ne veux pas perdre de temps à faire un plan stratégique quinquennal que je jetterai aux poubelles de toute façon dans 18 mois. Nous allons continuer de grandir, c’est un fait. Et nous continuerons de travailler avec de nouveaux clients. C’est ce qui nous excite. Mais toujours nous resterons proche et à l’écoute les uns des autres ; toujours nous continuerons de travailler d’abord sur l’individu avant de viser les bénéfices financiers. Toujours nous continuerons de nous sortir de notre zone de confort pour continuer de grandir. En 2021, c’est ça, K72. » 

K72 2
Crédit photo : Maxyme G. Delisle (Consulat)


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