Lea D. Nguyen

Concours Idéa 2021: Brin de jasette avec Andres Norambuena

par Lea D. Nguyen, le 28 avril 2021


En 2020, la première édition du concours Idéa de l’Association des agences de communications créatives (A2C) était particulière, car elle a dû se transposer en ligne pour les raisons que l’on connaît. Une fois de plus, l’événement se répète en mode virtuel en juin prochain. Pour l’occasion, le Grenier reprend ses
« Brin de jasette » avec chacun des présidents et présidentes des jurys des disciplines Création publicitaire, Design, Craft/Production, Produits et expériences numériques, Résultats d’affaires et stratégies et Média pour vous donner un aperçu des délibérations en vue de la soirée de la remise des prix.

Aujourd’hui, on poursuit notre série avec la discipline Craft/Production, présidée par Andres Norambuena, V-P Contenu & Expérientiel chez BLVD/Rodeo Fx, au lendemain des délibérations, qui ont duré plus de 10 heures. Ouch !

Andres Norambuena

Le jury de Craft/Production était composé de :

  • Andres Norambuena, V-P Contenu & Expérientiel, BLVD/Rodeo Fx ;
  • François Bélanger, Chef mixeur, directeur de création, Cult Nation ;
  • Geneviève Cabana-Proulx, Présidente, productrice exécutive, SOMA ;
  • Ivan Grbovic, Réalisateur, Les Enfants ;
  • Gabriel Grenier, Consultant, Gabgren 2000 Inc. ;
  • Hubert Hayaud, Monteur pigiste ;
  • Émilie Heckmann, Productrice exécutive, développement créatif, Phi Studio ;
  • Valérie Lapointe, Productrice pigiste ;
  • Gabrielle Sykes, Photographe et réalisatrice, Rodeo Production.

Craft

Grenier aux nouvelles : Salut Andres, comment avez-vous aimé votre expérience en tant que président du jury dans la discipline Craft/Production ?

Andres Norambuena : C’était une expérience vraiment le fun, même s’il était très difficile de garder le silence. En tant que président, on a des opinions aussi ! (RIRES) C’était super de pouvoir aligner tout le monde, savoir où regarder, quoi questionner.

GAN : Quelles directives avez-vous données au jury ?

AN : J’ai donné les mêmes directives que l’on donne généralement dans ce genre de concours là, c’est-à-dire se poser notamment les questions suivantes face à une pièce : « est-ce que les gens ont osé ? », « est-ce le meilleur qu’on peut avoir ? »,
« est-ce que le craft a été rehaussé et a aidé le concept et le message ? ». Parfois, lorsqu’on était pris dans un cul-de-sac, je demandais au jury s’il n’y avait pas un spot dont la beauté servait le concept. Il ne s’agit pas de faire que du beau pour être les meilleurs, mais est-ce que cette beauté-là vient épauler le concept ? Je trouvais ça important.

Je suis très fier du jury en place — ce sont tous des gens d’expérience de tout acabit avec beaucoup de professionnalisme. Comme on avait un spécialiste de chaque département, ça aidait à juger, à avoir de l’aide et à réfléchir. J’ai fait un grand effort d’être passif et de laisser le jury parler le plus longtemps possible. À la fin, je leur demandais si ce qu’ils avaient jugé allait bien vieillir, et s’ils vont être fiers et contents dans 4-5 ans. On a été très dur, on n’a pas donné de Smarties.

GAN : À travers les projets présentés cette année, voyez-vous se dessiner une tendance particulière en publicité ?

AN : Non – je ne serai pas prêt à dire que tout le monde a essayé de choisir une certaine avenue. C’est sûr qu’il y aurait eu plus de tournages de qualité puisqu’il y a eu un mois et demi de break, et les gens se sont orientés sur d’autres plateformes, mais je n’ai pas senti qu’il manquait quelque chose dans le craft à cause de la pandémie. 

GAN : Quelle partie de votre travail de président est la plus gratifiante pour vous ? Et la plus difficile ?

AN : Le plus difficile a été de ne pas donner son opinion et de rester le plus neutre possible. Le plus gratifiant a été d’être content et fier du jugement, et de finir la journée en se disant qu’on était tous OK. Personne n’est parti avec de gros déchirements. L’essentiel est que tout le monde respectait l’avis de tous.

GAN : Et pour finir ?

AN : Les gens seront probablement surpris du Grand Prix Craft. C’est non-traditionnel, mais tout est là : c’est bien crafté jusqu’à la toute fin et ajusté jusque dans les moindres détails. C’était assez unanime et rapide de donner le meilleur craft là-dessus, mais ça risque d’étonner, puisque ce n’est pas un type de travail qui gagne habituellement le craft de l’année.

Ça a piqué notre curiosité ! Merci Andres, à la prochaine !


Pas de répit pour les talents d’ici!

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