Personnalité de la semaine: Edmund Lam (Bleublancrouge)

le 26 avril 2021


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Edmund Lam, codirecteur de création principal chez Bleublancrouge

 

Expression utilisée fréquemment : « Agis au lieu de parler. »

Film favori (ou série favorite) : Stylish with Jenna Lyons

Occupation préférée : Jouer de la guitare

Fun fact : J’étais joueur de tennis de compétition. J’avais mon certificat d’entraîneur, et j’ai presque accepté un poste de coach pour enseigner à l’école de tennis avant de choisir un emploi comme designer.

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Pour les personnes qui ne me connaissent pas, je m’appelle Edmund Lam, et je suis codirecteur de création principal chez Bleublancrouge. Je travaille dans le monde des comm-marketing depuis environ 15 ans. Assez longtemps pour avoir déjà constaté des changements pas mal radicaux dans notre industrie. J’adore mon travail, mes collègues et notre domaine, je le jure. Mais je suis bien content que les choses changent.

La diversité fait beaucoup parler en ce moment. Parce qu’on est en 2021, et qu’il était temps. C’est essentiel que ces conversations aient enfin lieu, parce qu’elles vont amener de vrais changements dans notre industrie. Je pense qu’il faut profiter du momentum et continuer d’élargir la discussion. Pour moi, la diversité, c’est un état d’esprit. Quand on fait un casting diversifié juste pour cocher des cases, on reste en surface. Pour passer à l’étape suivante, il faut embaucher des voix diverses et les inclure dans la conversation parce que – j’en suis convaincu – l’avenir de notre industrie dépend de la diversification de nos structures et de nos processus.

Notre industrie se regarde le nombril. On se parle à nous-mêmes. On s’inspire des gagnants de Cannes, on observe les autres agences, on se fait concurrence et on compte nos précieux prix. Pendant ce temps-là, les marques pensent en dehors du cadre et bousculent notre leadership en marketing et en innovation. L’idée que les équipes créatives « maison » sont inférieures à celles des agences est révolue. Mon expérience côté client (Frank And Oak) m’a appris que même si les marques ont beaucoup à tirer de notre expertise, leurs équipes ont de belles leçons à nous donner sur la flexibilité, l’agilité et l’ouverture à différentes approches.

Il faut arrêter de compartimenter les expertises et commencer à exiger une vraie polyvalence de la part de nos talents : les directeurs artistiques doivent savoir écrire, les rédactrices doivent savoir prendre une photo, même programmer. Et ça commence en diversifiant ce qui nous passe sous les yeux, en sortant de nos quatre murs et de notre industrie. Il faut remettre en question le traditionnel duo direction artistique / conception-rédaction et embaucher des gens d’horizons et domaines variés. Au bout du compte, une telle approche va nous aider à élargir notre point de vue et, je pense (j’espère), à créer une véritable culture de la diversité. Rendus là, les briefs de casting demandant des personnes de couleur et des identités, formes ou tailles diverses n’existeront plus. Grâce à notre vision du monde élargie, on portera la diversité comme une seconde peau.

Voilà ce que je vais rechercher cette année, en tant que membre du jury des Marketing Awards. Du travail qui transcende le marketing et qui transforme la culture pour de bon.


C’est l’heure des confidences avec Desjardins et Bleublancrouge

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