Andrea Lubeck

Tink: savoir tirer son épingle du jeu

par Andrea Lubeck, le 16 mars 2021


Grâce à un mélange de chance et d’une base de clientèle propice aux changements, Tink a su tirer son épingle du jeu en 2020 en dépit de la pandémie. L’agence a aussi soufflé ses 25 bougies au cours de cette année haute en couleur.

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Jocelyn Couture, chef de la direction, MBA
Crédit photo : Donald Robitaille 

De nombreuses entreprises ont été forcées de prendre un virage numérique lorsque la pandémie a frappé le Québec de plein fouet, en mars 2020. C’est là que Tink, une agence numérique qui accompagne les entreprises à faire ces changements, entre en jeu. C’est donc dire que les derniers mois ont été des plus bénéfiques pour l’agence, selon le constat qu’en fait Jocelyn Couture, chef de la direction, MBA.

« Notre année financière s’est très bien déroulée, on a enregistré une croissance intéressante par rapport à l’exercice 2019, explique-t-il. Nous avons également terminé l’année avec des dépenses en deçà des budgets qui avaient été établis à la fin 2019 pour l’année 2020, ce qui est assez extraordinaire pour nous. »

Il s’enorgueillit d’ailleurs de ne pas avoir eu à faire de mise à pied depuis mars 2020. « On a même embauché entre 20 et 25 personnes. »

C’est que l’agence a la chance de compter de gros noms parmi ses clients, notamment l’épicier Metro, qui, on s’en doute bien, fait partie des entreprises qui s’en sont le mieux tirées d’affaire depuis le début de la pandémie.

« Metro avait déjà une bonne base en matière de commerce électronique, ça aide, indique Jocelyn Couture. Ils ont dû par contre élargir, voire doubler leur offre en ligne, l’étendre à l’ensemble de leur marché, donc on les a aidés là-dedans. C’est sûr que l’offre en ligne ne cesse d’évoluer ; il y a donc de nombreux projets encore à venir pour les Metro de ce monde. »

Mais comme toute entreprise qui est désormais à 100 % en mode télétravail, c’est l’aspect de contact humain qui manque le plus à l’agence. « On a rapidement mis sur pied des processus de communication entre membres de la direction, mais aussi avec les employés, pour essayer de préserver ce contact humain là, la connexion, malgré le fait qu’on soit tous séparés. » Jocelyn Couture se dit tout de même « extrêmement satisfait » du professionnalisme des membres de son équipe et du fait qu’ils sont toujours en mesure de livrer de bons résultats, chacun chez eux.

Regard vers l’arrière
Si bien des choses ont changé depuis 1995, année où Tink a vu le jour, une chose est demeurée la même : la stratégie centrée sur le client. Car, technologiquement parlant, il y a un monde entre les premiers sites transactionnels qui commençaient à apparaître sur le web et ce qu’on peut désormais faire aujourd’hui. « Notre vision à Marcel Tremblay, cofondateur, et moi a toujours été de voir ce qu’on peut proposer comme offre distinctive à notre clientèle. Au fil de l’évolution de la technologie, nos services ont donc aussi évolué », dit Jocelyn Couture.

Et c’est ce succès-là qui a fait en sorte que malgré la taille qu’a prise l’agence en 25 ans, elle est toujours demeurée concentrée sur sa spécialité. « On agit en tant que one-stop shop pour tout ce qui a trait au numérique. On préfère consolider notre expertise. Et on voit que c’est gagnant parce que la croissance est toujours au rendez-vous », souligne-t-il.

Il ajoute que la pandémie n’a fait qu’exacerber le besoin des entreprises québécoises de mieux se positionner sur le numérique. « On le voit bien aujourd’hui : celles qui s’en sortent bien sont celles qui avaient déjà une présence en ligne ou qui en ont créé une rapidement. »

Miser sur la continuité
Les projets de Tink pour l’année à venir se dérouleront sous le signe de la continuité, révèle le chef de la direction. Sa stratégie est de miser sur certains secteurs dans lesquels l’agence œuvre déjà et de les développer davantage. « On regarde ce qu’on peut faire pour développer tout ce qui a trait à l’intelligence artificielle, c’est-à-dire l’utilisation des données pour améliorer l’intelligence d’affaires de nos clients. Comment est-ce qu’on peut les aider à évoluer en exploitant au maximum toutes les informations qu’on a sous la main ? », explique-t-il. Il mentionne également vouloir mettre l’accent sur la commercialisation numérique, ce qui englobe notamment les stratégies de contenu et les infolettres.

Jocelyn Couture se dit aussi à l’écoute du marché pour de potentielles acquisitions « en fonction des cibles d’évolution [que Tink] se donnent ».

Mais en marge de tous ces projets et maintenant que la compagnie a passé le cap des 25 années, ses fondateurs commencent à penser à leur relève. Ils préparent le terrain pour pouvoir graduellement passer le flambeau d’ici quelques années. Un aspect sur lequel ils insistent : assurer la continuité de l’agence. « Souvent, la solution facile pour partir est de vendre à plus gros. Mais quelques années après, tu réalises que la compagnie a été répartie dans les différents départements de l’acquéreur, et ce n’est pas ça qu’on vise », conclut Jocelyn Couture.

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Crédit photo : Donald Robitaille 


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