Dans l’œil de Fabienne Colas

le 19 janvier 2021


Fabienne Colas

Entrepreneure, réalisatrice, actrice, productrice, fondatrice du Festival international du Film Black de Montréal

  • Une cause qui te tient à cœur : La diversité devant et derrière l’écran.
  • Qu’apportes-tu sur une île déserte : Y’aurait-il une connexion Internet ? Hahaha sans blague j’apporterais des cahiers et des crayons pour écrire et mettre de l’ordre dans mes idées. J’ai tellement de choses à partager ! Plein d’idées que je veux mettre sur papier.
  • Si tu étais une plante/un livre/une œuvre d’art/un événement historique, tu serais : L’abolition de l’esclavage en Haïti quand les Haïtiens sont devenus le premier peuple noir indépendant au monde.
  • Ton mot favori : Extraordinaire.

La télévision et le cinéma doivent être le miroir de notre société

Quand je suis arrivée au Québec, quoique j’étais une actrice connue en Haïti et avec l’ambition de faire carrière au Canada, toutes les portes m’étaient fermées ici. Je ne décrochais pas d’auditions pour de grands rôles — je n’avais ni la bonne couleur ni le bon accent. J’ai donc décidé d’utiliser ma frustration comme levier pour créer un mouvement et j’ai fait de la diversité à l’écran mon cheval de bataille. 

La télévision et le cinéma doivent être le miroir de notre société. Ce qui n’était et n’est toujours pas le cas. J’ai voulu créer le monde que je voulais voir exister. 

Réal Barnabé, Emile Castonguay et moi, nous avons donc créé la Fondation Fabienne Colas. Puis, j’ai mis sur pied neuf festivals à Montréal, Toronto, Halifax, New York, Port-au-Prince et Salvador (Bahia, Brésil). Des festivals qui célèbrent la culture noire à l’écran et sur la scène. Notre projet coup de cœur c’est définitivement le programme Être Noir.e au Canada de la Fondation Fabienne Colas qui donne aux jeunes noirs l’opportunité que je n’ai pas eue. Ce programme, présenté par Netflix en collaboration avec la Banque Nationale, se déploie dans six villes canadiennes (Montréal, Toronto, Halifax, Ottawa, Calgary et Vancouver) et soutient de jeunes cinéastes noirs de 18 à 30 ans en les accompagnant dans la réalisation de leur premier court-métrage. 

Depuis, j’utilise mon expérience dans des conférences pour encourager les gens racisés et les femmes à se lancer en affaires, à se dépasser, à foncer, et surtout, à ne pas prendre un non pour une finalité. Lorsqu’une porte se ferme, une autre s’ouvre et c’est souvent l’opportunité dont on avait besoin pour réaliser notre rêve.

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Afin que toute notre industrie se fasse davantage voir et entendre, le Grenier aux nouvelles souhaite présenter des modèles inspirants issus de la diversité culturelle, de sexe, d’identité de genre, d’âge et en situation de handicap dans sa nouvelle série « Dans l’œil de… ». Cette série vise à donner l’espace à des talents cachés de l’univers de la communication – publicité, production, côté agence et côté client, et à nous faire découvrir des personnes qui auraient lancé une initiative pour favoriser l’équité, la diversité et l’inclusion dans leur organisation. Si vous souhaitez soumettre votre portrait, ou connaissez une personne qui serait intéressée, écrivez-nous à [email protected].


Dans l’œil de Mélanie Piard (Classcraft)

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