Nancy Therrien

Écho Éco: semer l’espoir une illustration à la fois

par Nancy Therrien, le 29 septembre 2020


Difficile de croire que derrière ce regard ingénu se terre une éternelle écoanxieuse désespérée. Pourtant, c’est ainsi que se décrit Clémence Langevin, nouvellement diplômée en design graphique à l’UQAM. En guise de projet de fin d’études est né Écho Eco : une page Instagram où sont illustrées des articles relatant des nouvelles positives au sujet de l’environnement. Un peu d’espoir face à la crise anthropocénique.

Echo Eco 1

Pensée positive

Clémence a mené des recherches, entre autres, dans des blogues et sur des sites universitaires pour trouver des articles encourageants en matière d’environnement, notamment d’un côté sociétal. « C’est intéressant de relever les petites initiatives communautaires plutôt que de s’arrêter uniquement aux grosses nouvelles internationales qui sont souvent négatives. Cela nous permet de nous réconforter et de semer l’espoir. »

Écho Éco, c’est une invitation à ne pas abandonner nos efforts écoresponsables, aussi petits soient-ils, car les gestes, même à petite échelle, ont un impact. Clémence dit : « Grâce à mes recherches et à mon expérience personnelle, je retiens que les mauvaises nouvelles contribuent à l’inaction, puisque notre volonté et notre capacité à améliorer la situation n’y peuvent rien. Par exemple, c’est facile de rester paralysé quand on pense aux feux de forêt dans la couronne nord de la planète. En revanche, c’est bon de savoir que depuis 30 ans à Tchernobyl, les forêts prennent de l’expansion et une impressionnante faune y habite. »

Echo Eco

Simplicité volontaire

Avec la pandémie qui se pointait le bout du nez en mars dernier, Clémence sentait que le moment était mal choisi pour plonger dans un grand grimoire : « Je voulais développer un projet simple, léger et court. J’ai donc opté pour le médium du dessin très rapide et instinctif… Le gros fun sale quoi ! Instagram s’est avéré une option des plus pertinente et efficace pour véhiculer mon message. » Celle qui croit qu’une publication imprimée ou encore un site web n’aurait pas connu autant de succès souhaitait atteindre le plus de gens possible pour faire du bien : « Je ne sais pas si je vais continuer Écho Éco, mais je pense que oui. J’ai eu l’impact escompté et surtout beaucoup de plaisir. C’était surtout ça qui comptait pour moi en même temps que de travailler avec mes propres contraintes et de m’informer. »

Certes, quelques nouvelles scientifiques encourageantes ont suscité l’intérêt de Clémence au cours de ses recherches, mais elles n’ont pas trouvé écho de son point de vue artistique. La bachelière de 25 ans a tout simplement écouté son instinct, ce qui lui a valu de parler à un certain public : « Les # ont été payants. Selon les algorithmes, je peux dire que beaucoup d’étudiantes, d’illustratrices et de femmes me suivent. De fait, il semble que la gent féminine soit plus affectée par le phénomène de l’écoanxiété. On peut assurément faire un lien avec la charge mentale ménagère, car je trouve que nous portons vraiment ce poids-là. En tout cas, dans mon milieu, c’est ce que je vis et ce que je remarque ».

Echo Eco 3

Respect des valeurs

Pour le moment, aucun commanditaire ne s’est manifesté auprès d’Écho Éco. Il faut dire que la pandémie a un peu découragé Clémence et bouleversé les activités dans la majorité des secteurs : « Je sais que si je continuais à alimenter mon projet, je pourrais attirer des joueurs. Je suis quand même suivi par un bon nombre de pages d’organismes environnementaux. Veut, veut pas, je tiens dans mes mains un sac de graines que je peux semer à certains endroits. J’ai illustré trois articles dans le webzine Futur proche, lequel est destiné aux jeunes dans la vingtaine. De plus, je vais certainement collaborer pour un documentaire sur l’environnement au Québec avec Sandrine Giérula qui est étudiante en géographie environnementale à l’Université de Montréal. Écho Éco m’a apporté des contacts, alors je le vois comme un investissement, particulièrement parce que j’y ai défini mes objectifs en tant que designer ».

Echo Eco 4

Découvrez le travail de Clémence ici. Cliquez sur le lien sous la bio pour lire les nouvelles en lien avec les images.

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