Les Enfants

Connais-tu tes réals? (Amélie Hardy)

par Les Enfants, le 18 août 2020


Tout va vite. On manque de temps, en plus des imprévus… ça ne laisse pas beaucoup d’espace pour découvrir vos collaborateurs ! On y a pensé pour vous avec cette rubrique qui vous présente les démos, les dernières réalisations et l’évolution de la carrière de réalisateurs publicitaires.

Voici Amélie Hardy.

Amélie Hardy

Crédit photo : Jimmi Francoeur

Son parcours en gros

Suite à ses études en cinéma à l’UQAM, Amélie réalise son premier court-métrage documentaire, Train Hopper, qui remporte notamment le grand prix de la relève Radio-Canada aux Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal. Parallèlement à sa carrière de réalisatrice, elle signe le montage de courts-métrages qui se verront sélectionnés dans de prestigieux festivals internationaux tels que Sundance et la Berlinale. En juin 2020, Amélie joint les rangs de la compagnie Les Enfants à titre de réalisatrice publicitaire. Récemment, elle reçoit du financement des Conseils des arts du Québec et du Canada pour assurer la production de deux courts-métrages au courant de la prochaine année. Ah oui, et elle développe aussi un projet de série… 

Voici Amélie en 10 questions.

On dit que tu es une fille occupée, quels sont tes projets en ce moment ?

C’est vrai qu’il y a pas mal de projets sur la marmite présentement ! Cet automne, je vais compléter le tournage d’un court-métrage documentaire sur lequel je travaille depuis quelque temps. C’est un film un peu flyé et absurde qui pose un regard sur l’époque survoltée dans laquelle on vit.

Sinon, j’entame également le tournage d’une adaptation d’un essai littéraire et je travaille également au développement d’une série web basée uniquement sur des entretiens. J’avais envie de travailler le médium de l’entrevue, de rendre ça sexy, et de laisser toute la place à une parole qui se questionne, qui se contredit… Je trouve ça important par les temps qui courent.

Comment décrirais-tu ton approche fasse à la réalisation en quelques mots ?

Ce qui me branche, c’est vraiment de créer des atmosphères envoûtantes qui sont visuellement très léchées et qui véhiculent à la fois beaucoup d’émotions. J’aime la notion du spectacle, de l’immersif, mais avant tout, je suis proche de l’humain et mon approche est vraiment dans l’empathie et la sensibilité. 

Être une femme en réalisation : c’est différent et selon toi, devrait-on encore en parler ?

Absolument, on doit en parler encore, encore et encore ! Malheureusement, c’est un enjeu qui n’est pas réglé : les femmes réalisatrices sont trop peu représentées. Et j’oserais même dire ; particulièrement dans le monde publicitaire. Ceci dit, je vois de plus en plus de jeunes femmes se tailler vigoureusement une place dans le domaine et cela m’apporte beaucoup de confiance pour l’avenir.

J’aurais envie de dire que, d’un point de vue purement artistique, être une femme ou un homme à la réalisation, c’est pareil. Toutefois, la réalité ne se réduit pas à la sphère purement artistique… Être une femme à la réalisation, c’est encore se confronter à redoubler d’efforts pour se faire prendre au sérieux et avoir accès aux mêmes opportunités que nos collègues masculins.

D’où vient ton intérêt de travailler sur plusieurs médiums et formats ?
(documentaires de création, film collage, série, publicité…)  

En fait, cette diversité de médiums me permet d’explorer différentes énergies ! Certains projets me permettent d’explorer une liberté formelle et conceptuelle totale, mais qui vient avec le prix de la patience, et d’autres projets, comme en publicité par exemple, me donnent à vivre des petits rushs créatifs super stimulants ! J’aime cet équilibre.

Qu’est-ce que ton background de monteuse t’apporte comme réalisatrice ?

Une notion de storytelling très forte. Un sens du rythme soutenu. Une compréhension et un respect immense pour l’ensemble des artisans derrière le résultat.

Ton film préféré de jeunesse ?

Assurément : La Guerre des Tuques. Je ne peux compter le nombre de balades de voiture où ma sœur et moi, bien emmitouflées sur la banquette arrière, l’avons visionné à travers le vieux moniteur d’une caméra VHS…

T’as fait quoi de ton confinement ?

Je me suis enfermée dans un chalet au bord d’un lac avec un ami d’université.
3 mois plus tard, on est ressorti en amour ben raide.

Tu fais le grand saut en pub : qu’est-ce qui est différent de ce médium et comment entrevois-tu ta collaboration avec les créatifs ?

La pub, c’est toujours quelque chose qui m’a vraiment attiré. Je me rappelle, j’avais 15 ans et je mettais sur pied ma propre petite compagnie de vidéo où je me plaisais à porter les chapeaux de présidente/réalisatrice/directrice photo/monteuse/chargée du développement des affaires.

J’apprécie travailler avec l’idée d’une commande, de contraintes à respecter, d’y amener le souffle artistique qui va pousser le concept plus loin. Et j’aime les gens. Je m’intéresse à leurs visions. En ce sens, j’ai toujours été stimulée par le travail de collaboration !

Ta campagne préférée de la dernière année ?

Récemment, j’ai le cœur léger et le dernier spot du Gagnant à vie avec le chat m’a conquise ! Même chose pour la campagne QUB musique avec la chanson Fuego de Sarahmée 

Pétanque ou Molkky ?

Les deux. En autant qu’il y ait du Ricard.


Connais-tu tes réals? (Benjamin Steiger Levine)

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