ZETÄ: Créer ensemble

par Raphaël Martin, le 6 décembre 2019


Plus de 12 ans après la fondation de Zetä production, l’agente et productrice Patricia Doss continue de faire briller le talent de ses photographes aux quatre coins des sphères communicationnelles et artistiques. Ce qu’elle a d’ailleurs choisi de faire avec cet article. Discussion, donc, en compagnie de l’une de ses alliées et photographes, Virginie Gosselin, sur l’art de mettre le talent en lumière... et sur quelques secrets de photographie culinaire.

Virginie Gosselin
Virginie Gosselin

Lumineuse, la profession d’agent ? Métier de l’ombre, pourrions-nous plutôt dire. À preuve : lorsque invitée à tracer pour nous un portrait de l’agence Zetä, son bébé ! la fondatrice Patricia Doss s’est plutôt empressée de braquer le projecteur vers l’une de ses photographes. « Il n’y a rien de mieux pour parler de l’agence que d’aborder les réalisations de nos artistes, affirme d’entrée de jeu Patricia Doss. Ce n’est pas tant un réflexe d’agente que de culture d’entreprise. Depuis 12 ans, chez Zetä, notre mantra, c’est “Le talent de créer ensemble”. Et ça implique en grande partie de savoir mettre les autres en lumière. En ce moment, nous avons une photographe extraordinairement talentueuse, Virginie Gosselin, qui s’apprête à voir paraître le dernier beau projet sur lequel elle a travaillé. J’avais envie qu’elle vous en parle de vive voix, car c’est une grande fierté pour nous d’être associé à un si bel ouvrage. »

LA PASSION SELON FERRER

Et l’ouvrage en question n’est nul autre que le dernier livre du chef Jérôme Ferrer, lequel s’intitule Recevoir en grand à petit prix : une collection de recettes conviviales et chaleureuses conçues par Ferrer et entièrement photographiées par Virginie Gosselin. Une aventure aussi effrénée qu’excitante selon les dires de la principale intéressée. « C’était un projet spécial, nous avoue une Virginie encore très enthousiaste. Je n’en étais pas à mes premières photos culinaires, loin de là, mais de travailler avec un chef aussi humain et aussi passionné que Jérôme s’est avéré être une expérience formidable. J’ai appris beaucoup à ses côtés en le voyant à la fois prendre soin (et le mot est faible !) des membres de son imposante brigade, et ce, tout en assistant à chacune des étapes de la confection des photos. Jérôme aussi a beaucoup apprécié l’expérience en notre compagnie. C’était d’ailleurs l’une des premières fois qu’il pouvait compter sur une équipe de création visuelle aussi complète. Pour chaque plat qu’il cuisinait, nous avons tenté de créer de petits chefs-d’œuvre d’image gastronomique : de petites perles que les lecteurs auront envie de reproduire. C’était une série de beaux défis que nous avons, je le crois, relevé avec plaisir et créativité. »

DE NATUREL ET DE LUMIÈRE

Et quels seraient selon elle les plus grands défis artistiques à relever en photographie culinaire ? « Ils sont nombreux, affirme Virginie. Le but est de porter une attention particulière à l’ensemble des mille et un détails qui composent la photo. Ça va de la couleur de la nappe à l’angle de l’assiette — le tout en passant, bien sûr, par la luminosité dans laquelle les plats sont submergés. L’exercice est parfois complexe, mais le but de cet artisanat est fort simple : il faut que ces photos nous donnent l’eau à la bouche ! » Mais l’Internet ne nous a-t-il pourtant pas enseigné (!) que les photos culinaires étaient toutes remplies d’habiles petits trucages ? « Peut-être, mais pas sur mes contrats ! s’esclaffe Virginie. Ce que vous verrez sur les photos du livre n’est que l’œuvre du cuisinier et de la lumière. Je peux vous le garantir, car nous avons goûté à tout ce que nous avons pris en photo pendant les shootings… et je vous confirme que tout était naturel et que nous en avons mangé beaucoup ! »

SAVOIR METTRE EN LUMIÈRE

Et existe-t-il une photo dans le livre qu’elle affectionne particulièrement ? « L’adage dit qu’on aime tous nos enfants également, s’amuse-t-elle, et ça devrait aussi être le cas pour ce qui est des créations d’une artiste. J’ai un faible pour toutes les photos qui réussissent à capturer l’action de Jérôme en exécution. Je les trouve toutes intéressantes, elles sont très porteuses. Cela dit, il y a un cliché dans le livre qui me plaît peut-être encore plus que les autres : celui d’un plat de tacos de crevettes ! C’est une photo que je trouve magnifique et qui n’a absolument rien à voir avec moi ou avec mon style. C’est un cliché qui met de l’avant tout le génie et le stylisme culinaire de Jérôme, tout simplement. C’est une nature morte vue de haut, si je puis résumer en quelques mots. Vous l’aurez peut-être compris en discutant avec Patricia, mais le défi qui nous anime chez Zetä est de toujours mettre l’autre en lumière. De cristalliser la beauté et le talent en photo. C’est ce qui m’intéresse le plus. C’est toute là la beauté de la photographie. »

tacos


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