Grand public : voir le balado

par Raphaël Martin, le 17 octobre 2019


Un studio de podcast narratif propose aux organisations et aux marques de rejoindre leur audience grâce à la création de récits audios de qualité. Portrait de Grand Public, dynamique nouveau joueur de la sphère francophone des balados, en compagnie de Xavier Kronström Richard.

L’automne québécois dévoile tout doucement ses couleurs sonores alors qu’une toute nouvelle infolettre fait, non sans bruit, son chemin dans nos boîtes courriel : celle de Grand Public, un jeune studio montréalais de podcast narratifs. Toutes les deux semaines, son fondateur Xavier Kronström Richard y signe de savoureux textes informatifs portant sur les tendances audio du moment, certes, mais aussi sur une foule d’informations utiles pour quiconque s’intéresse de près à l’écoute ou à la création de baladodiffusions. Un nouvel incontournable pour une audience d’audiophiles en pleine croissance. « Je citais dans une récente infolettre une étude de la firme Nielson, laquelle dit que 33% de Canadiens écoutent en ce moment davantage de podcasts que l’année dernière, affirme-t-il. C’est manifeste d’une tendance qui ne fera que s’accentuer. Plusieurs marques réalisent que le niveau d'engagement des auditeurs est beaucoup plus fort en audionumérique qu’ailleurs. Le podcast a cela de formidable qu’il fidélise intimement à ses auditeurs comme peu d’autres médiums réussissent à le faire. »

COLLÉGIALITÉ ET COLLABORATION

Celui qui avait jadis participé à la création du LAB d’innovations numériques de Radio-Canada espère depuis un bon moment déjà l’émergence du balado dans la sphère des communications québécoises. « Si ce n’était que de moi, je me serais lancé en podcast il y a de cela 15 ans ! s’amuse-t-il. Le format est fort et extrêmement riche. Son modèle d’affaires est encore préliminaire, mais son potentiel est sans contredit l’un des plus prometteurs de l’industrie du divertissement et de l’information. Pour une marque, c’est actuellement le meilleur format pour créer une connexion intime et engageante avec sa clientèle. Ce que je fais avec Grand Public, c’est d’accompagner, de la conception jusqu’à la production, ceux qui souhaitent aller à la rencontre d’un auditoire (ou encore de bâtir une audience) pour faire refléter leurs valeurs à travers la création de contenu divers. Les contrats sont personnalisables, je suis toujours ouvert à la consultation ainsi qu’à la cocréation. Nous sommes dans une ère de grands changements et je me dis que la collaboration et la collégialité entre les créateurs ne peuvent qu’être bénéfiques. M’est d’avis qu’il faut beaucoup de bonnes oreilles pour bien travailler.»

RATTRAPER LE RETARD

De par son initiative, Xavier Kronström Richard souhaite déposer une pierre de plus sur le chantier audionumérique qui se dessine en ce moment dans la francophonie. Un chantier qui, disons-le, semble en retard sur celui de la compétition anglophone. « Notre offre est encore mince si on la compare à ce que font les Américains, note-t-il, mais la qualité de notre contenu n’est pas moindre.  Le fait est que les créateurs d’ici sont prêts depuis un bon moment à fournir à la demande (ils le font déjà), mais que les grands diffuseurs publics ont emboîté le pas très tard dans leur souhait de contribuer à la diffusion de ces créations. Radio-Canada et QUB commencent à faire rayonner le médium, et ça ne pourra qu’avoir un effet domino sur sa popularité au cours des prochains mois, des prochaines années. Nous sommes en quelque sorte tributaires de la vision de nos grands diffuseurs, qui ont trop longtemps boudé leur plaisir en ne s’intéressant pas aux balados. Mais le retard, si je puis l’appeler ainsi, sera éventuellement rattrapé. Nous en sommes à inventer un genre... qui ne demande qu’à être inventé. »

PERTINENCE

Pour Xavier, la (très) courte histoire de la baladodiffusion québécoise se raconte en quelques chapitres. « Le podcast est encore trop jeune pour parler ici de générations, affirme-t-il. Je dirais plutôt que nous avons connu jusqu’ici des “vagues”. La première est véritablement celle de la radio sur demande. On parle ici d’une forme très répandue de balado qui consiste en un format audio sans réelle limitation de temps, qui se démarque par des discussions ou des entretiens porteurs de contenus divertissants. Ensuite pourrions-nous parler d’une vague de contenus audios plus léchés : des entretiens appuyés par plus de recherche, de postproduction ; des séries qui se déplacent sur le terrain pour nous raconter une histoire. Et je vois aussi une troisième vague, cette fois avec ce que j’appellerais des oeuvres encore plus élaborées : des productions audios qui demandent temps, moyens, patience et minutie pour être faites. Le balado du documentaire T’es où Youssef, par exemple, en fait partie. Mais qu’importe la forme, avec Grand Public, on cherche d’abord à créer un carrefour intéressant entre le format et le contenu. Il existe mille façons de raconter une bonne histoire, le but est de savoir combiner audace et pertinence dans la création. »

Grand Public


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