Personnalité de la semaine : Sébastien Fauré (Bleublancrouge)

le 11 mars 2019


Sébastien Fauré

Sébastien Fauré
Chef de la direction, Bleublancrouge


Expression utilisée fréquemment : Ça va comme c’est mené !
Film favori (ou série favorite) : François l’Embrouille
Occupation préférée : Réfléchir ou écrire mes réflexions dans l’avion
Fun fact : Apparemment, je n’ai plus d’accent français même si j’ai immigré au Québec avec ma sœur, mes parents et nos deux chats en 1976. 

Les inconvénients et avantages d’un microcosme

Tous ceux qui me connaissent professionnellement savent que je suis un ardent défenseur des talents d’ici. Le microcosme francophone a permis à plusieurs entreprises de prospérer et de grandir rapidement dans un environnement à taille humaine. Nous avons notre star-système, nos médias, nos coutumes et nos marques. Pendant plus de 50 ans, la communication marketing québécoise a prospéré dans une bulle où les non-francophones étaient exclus. Cela a permis à des entreprises de gagner des parts de marché et de devenir structurantes dans leurs catégories respectives (alimentation, quincaillerie, publicité, etc.).

Il est fort intéressant d’apprécier ce qu’un marché de 8 millions de consommateurs éduqués a permis de créer en si peu de temps : des leaders, capables de concurrencer les joueurs internationaux qui tentaient de s’inviter dans notre monde. En imitant les meilleurs au monde, nous avons créé le Québec inc., une fraternité de gens d’affaires qui s’entraident pour bâtir une économie florissante. 

La mondialisation affamée n’avait pas l’intention de laisser ce petit bout de planète échapper à son plan de consolidation. L’instinct défensif qui nous menait à protéger notre microcosme ne pouvait pas nous permettre de résister ad vitam æternam. Les géants n’ont eu qu’à offrir de petites primes pour prendre le contrôle de nos fleurons. Il est maintenant évident que si nous voulons être maîtres de notre destinée, nous devons trouver d’autres moyens pour y arriver. Nous devons passer à l’attaque et devenir des conquérants, ou tout simplement nous inviter là où nous voulons exister.

Nous devons réapprendre à nous tenir ensemble et collaborer davantage pour atteindre la masse critique nécessaire pour innover et inventer.

Nous devons recanaliser les moyens de notre marché pour investir dans ceux où il y a un potentiel de conquête hors de nos frontières. Si aucun de nous ne réussit, nous deviendrons tous des servants éduqués.

Nous devons réutiliser notre agilité et notre créativité pour nous tailler une place entre les géants. Nous devons penser autrement pour aller là où les grands ne peuvent ou ne veulent pas aller.

Pour toutes ces raisons, nous avons créé le collectif Humanise, qui regroupe présentement plus de 18 entrepreneurs et 7 disciplines. Nous croyons qu’ensemble, nous pouvons traverser les frontières et nous tailler une place sur l’échiquier nord-américain. Nous ne croyons plus à la défense de notre microcosme pour prospérer. Nous sommes engagés dans une conquête à la hauteur des talents d’ici. Et nous souhaitons ardemment pouvoir collaborer avec le prochain Québec inc. pour la prospérité de nos communautés.


Personnalité de la semaine : Vanessa Gosselin Grenier (Akufen)

À lire maintenant

Ford lance son émoji de camion
District M — Rapprocher l'annonceur de l'éditeur
Des mercis du Manoir Ronald McDonald
La Capitale Assurance et services financiers devient le grand partenaire présentateur du Festival Juste pour rire
Quatre nouveaux talents se joignent à Hamak
Triple nomination chez Ressac
Restez plus longtemps au soleil avec BMO et FCB Montréal
Élixir Marketing Olfactif présente le Bal Salé de Sherbrooke
Kryzalid signe le site web et l’extranet de l’APCIQ
STRATÉGIES permet à l’OSM de stimuler l’engagement
Marine Thomas est nommée rédactrice en chef de Les Affaires
Wander away choisi TöK Communications