Nancy Therrien

Beauvoir - Recomposer la légende urbaine

par Nancy Therrien, le 17 avril 2019


Après une année de fusionnement, Lubie-JBLP est arrivée à pleine maturation de sa démarche de rebranding. De ce processus est née Beauvoir Jean-Baptiste Le Pesant et son équipe définissent aujourd’hui un nouveau terrain de jeu. L’agence réinvente les conventions de l’industrie pour que les leaders, visionnaires et entrepreneurs, qui à l’heure actuelle créent le monde de demain, puissent compter sur des créatifs prêts à challenger les habitudes et à penser autrement. Loin de la ville, loin de la game ? Oh que non !

Jean-Baptiste Le Pesant

Jean-Baptiste Le Pesant

Sortir le gars de la ville  

Soucieux d’avoir un réel impact pour les marques d’ici et de travailler sur des projets aux retombées locales, Jean-Baptiste fonde JBLP en 2008. Quatre années plus tard, pour des raisons familiales, il déménage dans une lointaine contrée nommée Sherbrooke : « Avec mon thinking de bon gars de la ville complètement déconnecté des régions, j’avais la forte impression qu’il n’y avait pas d’activité publicitaire de qualité en dehors de Montréal. Quand je suis arrivé ici, j’ai emménagé par hasard mon bureau au-dessus de celui de Lubie. À force de nous côtoyer, nous sommes arrivés à la conclusion que notre passé, nos expertises et nos visions étaient complémentaires ». D’ailleurs, le fort sentiment d’appartenance à la région estrienne fait l’unanimité : « On assume totalement le fait que nous sommes en région. Il n’est pas nécessaire d’être sur Madison Avenue ou sur St-Laurent pour séduire des organisations de classe mondiale et leur livrer des projets de qualité. À preuve, nos clients sont très peu locaux, car bien que nous soyons éloignés des grands centres, nous sommes stratégiquement situés entre Québec et Montréal en plus d’être tout près de la frontière étasunienne. À l’instar de la plupart des agences montréalaises, Beauvoir travaille avec des clients du Québec, des É.-U. et de l’Europe », ajoute l’entrepreneur. Les 25 employés de l’agence sont tous passionnés de nature, laquelle fait partie intégrante de leur mentalité. De fait, certains d’entre eux ont sciemment choisi de s’installer dans les Cantons de l’Est pour fuir le rythme urbain effréné.


Sortir la ville du gars

Beauvoir se distingue par sa concentration dans un même espace d’autant d’expertises techniques et créatives, variées et complémentaires qui se combinent aux capacités stratégiques attendues d’une agence plus traditionnelle : « Production vidéo, développement web, animations, motion design, design graphique, essai-erreur, exploration créative, gestion de projets, gestion de campagne, gestion de toutes sortes, idéation (énormément !), tout ça est fait à l’interne pour mener à bien des projets de communication créatifs souvent complexes », explique Jean-Baptiste. L’agence créative est une des rares à posséder un studio de production vidéo dans ses locaux : « Notre branding est aussi insufflé par le plaisir de travailler « manuellement » sur nos réalisations. J’étais un peu tanné des pitchs, des grandes stratégies, des PowerPoint qui finissent sur les tablettes. Avec ma nouvelle équipe, j’avais le goût de contribuer à des projets de façon concrète. Donc, tous nos experts sans exception mettent la main à la pâte », raconte Jean-Baptiste. En exécutant les tâches « in house », l’agence a le plein contrôle sur le résultat de ses productions. Ce désir d’implication profond nourrit la vision de l’entreprise qu’est celle de réellement contribuer à un monde qui évolue, en nuisant le moins possible à la planète : « On ne veut pas que vendre pour vendre et par conséquent générer plus de pollution en encourageant davantage les produits de consommation de masse. On veut travailler sur des projets qui aideront les générations futures », affirme Jean-Baptiste. Et l’agence participe au changement avec des clients aussi gros que variés comme Bombardier avions d’affaires, Les industries Lassonde, Tourisme Alberta pour ne nommer que ceux-ci.

Les temps modernes

Bien que deux employés assurent le suivi des clients de Beauvoir depuis son bureau de  Montréal, l’agence mise d’abord et avant tout sur ses racines estriennes pour rejoindre le monde : « Le paysage médiatique est en constant changement, les technologies modifient la façon d’interagir avec l’information et d’entrer en relation avec nos pairs », soutient Jean-Baptiste. C’est en se nourrissant de collaborations, d’influences et de compétences transversales que Beauvoir crée un territoire sans frontières géographiques. Penser et faire les choses autrement pour demain, c’est aussi oser ébranler les mentalités et choisir de déménager à quelque 170 kilomètres de la grande métropole. Pour Jean-Baptiste et son équipe, Simone de Beauvoir incarnait la conscience du monde dans lequel nous vivons et l’impact qu’on peut avoir sur le futur. Afin de préparer un demain différent, l’agence Beauvoir ouvre assurément grands les horizons à une nouvelle culture d’affaire et de créativité.


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