Normand Miron

KOZE : bris d'égalité!

par Normand Miron, le 28 février 2019


Le nom de l’agence est la transcription phonétique du mot anglais « cozy ». Or, Koze veut également dire « chèvre » en slovaque. Plutôt rigolo pour une boite de contenu qui carbure à l’humour, non ? Bonne nouvelle pour eux, en créole, kozé veut aussi dire histoire, affaires, parler et jaser!

Pour écouter le podcast, cliquez ici. 

KOZE 01

KOZE 02

Duo. Vous travaillez régulièrement avec des humoristes tels que François Bellefeuille, Anthony Kavanagh, Philippe Laprise, Louis-José Houde, etc.  L’humour est votre spécialité ou c’est cette fatalité caprine qui vous poursuit ? (RIRES)

Pierre-Luc : Déjà, étudiant en film production à Concordia, je savais que je voulais réaliser de l’humour. Je me suis fait repérer par des humoristes et s’en est suivi des collaborations qui ont continué après la formation de l’agence.

Vincent : Mais on ne fait pas que dans l’humour. On a également réalisé des campagnes pour le syndic de faillite MNP, les jus Lassonde, le Grand défi Pierre Lavoie, et même la danoise HowardScott.

Pierre-Luc : En fait, le lien commun qui existe entre tout ce que l’on fait est notre désir de transmettre une émotion. Le consommateur est tellement inondé de contenu, celui-ci doit se démarquer. Et pour ce faire, on travaille dans l’imaginaire. Rire, oui. Mais aussi pleurer. Surprendre.

Toi, Vincent, qu’est-ce qui t’a amené à plonger dans le marketing de contenu ?

Vincent : Côté marketing, j’arrive de nulle part ! (RIRES) J’ai travaillé pendant une dizaine d’années dans le monde des télécoms. Puis un jour, j’ai eu une écœurantite. Je voulais sortir du moule corporatif.

Et là, vous fondez votre canal YouTube avec Sébastien et Patrick, vos autres partenaires. Pourquoi ?

Vincent : Histoire de faire les fous, de se laisser aller. Et de faire du YouTube money ! On s’était dit qu’on allait faire comme les influenceurs : se démarquer en faisant des stunts puis aller chercher des contrats corporatifs payants. Mais on a laissé tomber le projet au bout d’un an.

Combien de YT money avez-vous amassé pendant cette période ?

Vincent : Même pas 100 $ ! (RIRES)

Pierre-Luc : En fait, on n’a pas vraiment essayé. L’idée était de triper, mais on s’est vite rendu compte qu’on ne tripait pas autant qu’on l’escomptait. Notre voie était de créer une vraie business et non pas un passe-temps sur YouTube.

Au début, vous agissiez en tant que boite de production de contenu pour les agences. Par la suite, vous avez intégré les volets création et stratégie à l’interne. Pourquoi ?

Vincent : On avait souvent envie d’amener les concepts ailleurs, mais ça ne passe pas toujours bien quand tu es l'intermédiaire. De fil en aiguille, on a donc ajouté à notre offre de services du développement en scénarisation et en conceptualisation. Puis se sont ajoutés les volets stratégies et déploiements média.

Pourquoi était-ce important ?

Vincent : Un, pour sécuriser les clients et mieux les servir.

Pierre-Luc : Deux, parce que la demande était là ! (RIRES)

Vincent : Trois parce qu’en 2018, il est énormément prétentieux de penser qu’un contenu, aussi créatif soit-il, va voler de ses propres ailes. Une stratégie de déploiement est un incontournable.

Mais contrairement à la publicité traditionnelle, votre contenu doit être solide. Plus facile de skipper un vidéo de 5 minutes qu’une pub de quelques secondes. Votre contenu doit absolument avoir des jambes, se distinguer, se démarquer.

Pierre-Luc : C'est beau ce que tu dis, on dirait que tu décris notre mission ! (RIRES) Je pense que c'est vrai aussi pour la pub. Depuis que je suis jeune, j'adore les bonnes pubs, celles qui vont marquer mon imaginaire. C’est ce que l'on fait avec Montréal en poche, avec Sportifs amateurs professionnels, avec Cook It.

Vincent : Les gens ne sont pas blasés de la pub, ils sont tannés de se faire passer des messages pas réfléchis. Le format ne change rien, ce qui compte, c'est que ce soit créatif, audacieux, différent.

Pierre-Luc : On a donné une conférence aux Creative Mornings. Le thème de la conférence était axé sur la 'game', le jeu. Nous, on a transposé ça sur l'expression "être game". Oser.

Comme oser appeler son agence Chèvre et s'habiller en joueurs de tennis. (RIRES) Perspectives d'avenir ?

Vincent : On se considère ultra chanceux. On est bien entouré. On a des clients qui nous font confiance. On a une belle croissance. En fait, c'est pas compliqué: nous, on voit le contenu comme étant d'abord quelque chose que les gens auront le goût de consommer.

Ah, si toutes les marques pouvaient penser ainsi ! (RIRES)

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Koze

Crédit photo : Donald Robitaille (OSA Images)


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