Nancy Therrien

Parlons relations publiques

par Nancy Therrien, le 7 décembre 2018


Cet article a été publié dans le Grenier Magazine, volume 04, numéro 4.

Sans promotion de leur image de marque et un minimum d’activités de communication, les entreprises sont vouées à rester dans l’ombre. Donc, ce serait un euphémisme que d’affirmer que les relations publiques leur sont indispensables. De fait, quelles sont les bonnes et les mauvaises pratiques en relations publiques ? Réponse avec Thara Tremblay-Nantel, présidente de Thara Communications Inc. et co-fondatrice d’AgendaPR.ca.

Humainement parlant

Lancer une offensive de relations publiques ne se fait pas au hasard. Avant toute chose, il est primordial de bien connaître les médias qui couvriront le secteur d’activité touché afin de définir l’angle du message à envoyer. Thara se plait à appeler cela « l’art d’identifier la cible » et va même jusqu’à parler de « l’art des relations ». Car, dans le domaine des relations publiques, non seulement il faut faire preuve d’adresse en matière de ciblage, mais encore faut-il entretenir les relations établies. « On ne s’adresse pas de la même manière à un magazine grand public qu’à un journal d’affaires. De plus, quand on met de l’avant les humains au cœur des entreprises, cela aide à créer des relations avec les journalistes et les influenceurs », affirme Thara. D’ailleurs, comment avoir accès aux bonnes personnes ? Facile, aujourd’hui, les adresses des acteurs majeurs d’un média donné se trouvent sur le site des entreprises qu’ils représentent et, la plupart du temps, les courriels des influenceurs sont disponibles sur leur compte Instagram. Quand on est une firme spécialisée en relations publiques, on cumule les contacts d’année en année, ce qui facilite grandement la tâche. Par contre, dans le cas d’une startup, voir à son propre rayonnement devient toute une job de bras : « Tout le monde peut faire son propre “PR”, mais cela demande beaucoup de temps. Mon équipe et moi servons d’accélérateurs et d’entremetteurs entre eux et les médias », explique la jeune entrepreneure. 

Techniquement parlant

En matière d’organisation, une fois les messages clés et les médias définis, certaines règles sont aussi à respecter. Primo, en mode événement de lancement, prendre soin d’envoyer les invitations un bon mois à l’avance pour démontrer la crédibilité de l’événement et le sérieux de la compagnie. Les invitations de dernière minute peuvent mal les faire paraître. Secundo, préparer tout le matériel visuel nécessaire en amont. « Si, par exemple, l’événement est représenté par un porte-parole, c’est important d’avoir des photos de lui ainsi que des artistes invités, s’il y a lieu, et aussi des photos des éditions précédentes. Aussi, en bonifiant avec des données sur l’achalandage des autres années et le must d’avoir un bon communiqué de presse, on crée davantage d’intérêt autour de l’événement », précise Thara. Tercio, faire vivre une expérience pour conquérir journalistes et influenceurs. Concrètement, pour la campagne estivale de la Maison Lavande, client depuis trois ans chez Thara communications, ça s’est traduit par une soirée où une découverte des champs et des produits, des dégustations, des massages, un band live et plus étaient au programme. La couverture médiatique qui s’en est suivie a donné lieu à un nombre record de publications sur les médias sociaux et dans les médias, puis du nombre de visiteurs pour la saison 2018, prouvant l’efficacité de l’offensive média. Dans la même veine, Thara soulève un autre point : « Une autre mauvaise pratique pour le lancement d’un produit serait d’envoyer seulement un communiqué de presse sans avoir d’échantillons disponibles. En fait, ça se résume à donner un coup d’épée dans l’eau ». 

Médiatiquement parlant

Le communiqué de presse va-t-il mourir ou pas ? Thara répond sans hésiter non. : « Le communiqué de presse reste un très bel outil, car on y retrouve toute l’information pertinente ». L’élément clé ? Adopter la méthode dite journalistique des 5 W : What, where, why, when, who. De plus, l’enjeu se trouve dans le lead, soit l’accroche : « Dans une journée, les journalistes et influenceurs sont extrêmement sollicités, alors il faut aller droit au but, être vendeur et étoffer par la suite », ajoute Thara. En définitive, l’accroche sert de locomotive pour amener le lecteur jusqu’au bout de l’article, ce qui arrive rarement : « En général, seul le premier paragraphe est lu. Pour le reste, c’est au besoin. Dans le cas d’une tournée, le communiqué de presse sera plus détaillé, car on y annonce les dates de spectacle. Par exemple, le communiqué de presse que mon agence prépare pour le Festival juste pour rire est toujours long compte tenu de la teneur de la programmation, mais il devient aussi la bible des journalistes », précise Thara.

En terminant, Thara dévoile un petit secret d’expert : « Les journalistes et influenceurs aiment les relationnistes qui connaissent bien leur média et ont de l’initiative. C’est toujours gagnant de proposer un angle et une chronique dans lequel faire paraître son article dans un média donné. Comme tout roule tellement vite dans les médias, une suggestion très arrimée dans le domaine d’activité visé crée beaucoup d’effet ».  

thara communications


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