Normand Miron

Studio Pascal Blais a 35 ans ! Longue vie à Tonic DNA !

par Normand Miron, le 18 juin 2018


Cet article a été publié dans le Grenier Magazine, volume 03, numéro 30.

Que fait-on quand on domine le paysage de la publicité animée québécois depuis 35 ans  et qu'on est connu partout sur la planète ? On change de nom et on recommence. Ou plutôt, on continue !

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Stefanie Bitton

Stefanie Bitton, vice-présidente et productrice exécutive

Bernard Lajoie

Bernard Lajoie, vice-président et producteur exécutif | Tonic DNA

Duo. Étiez-vous tant en manque de défis pour décider de changer le nom de votre boite après 35 ans ? Ou bien le masochisme fait-il partie intrinsèque de la recette de votre succès ? (RIRES)

Stefanie: On s’est dit qu’il était temps. Il y a eu de gros changements au cours des six derniers mois, on a déménagé, on a accueilli du nouveaux talents.

Bernard : Quand tu fonctionnes d’une façon depuis 35 ans, des patterns s’installent. Le fait de changer d’identité te force à penser ton changement de façon profonde. Faut que tu te shakes la cage ! (RIRES)

J’imagine que le fait que Pascal vaque maintenant à d’autres occupations entrait également dans l'équation.

Bernard : Ce n’était pas la raison. C’est quelque chose qui avait déjà été discuté avant. Comme l’a dit Stefanie, le timing était bon.

Stefanie: On voulait un nom qui reflète davantage notre dynamisme et notre nouvel ADN. Et qui mette de l’avant nos animateurs. Après tout, ce sont eux qui font de Tonic DNA ce que nous sommes. D’où le DNA (Découvrez Nos Animateurs) !

Dans le jeu de mot anglais, vous avez même inclus les réalisateurs dans le nom (Directors N Animators). Est-ce à dire que vous n’avez pas de réals francophones ? (RIRES)

Bernard : Ben non, on en a  ! On voulait aussi  un nom qui reflète l’esprit d’équipe qui nous habite. Ici, tout le monde travaille ensemble. Alors que dans d’autres boites, on sépare les fonctions selon le type d’animation (2D, 3D Stop Motion), chez Tonic DNA, on fait de l’animation, point.

Stefanie:  Le fait d’œuvrer dans le milieu publicitaire nous a forcés à nous doter d’une équipe aux talents divers. Comme le dit souvent Bernard, on a une équipe de super généralistes, spécialisée en animation, et non pas en une seule technique.

Qu’est-ce qui explique votre popularité au Mexique, au Costa Rica, en Colombie?

Bernard : C’est un marché en croissance qui porte un très grand intérêt pour l’animation. Au Mexique, l’animation représente facilement plus de 50 % de la production publicitaire. Et ils adorent travailler avec nous. Car contrairement aux États-Unis, nous les traitons sur un pied d’égalité. Et ils trouvent prestigieux le fait de travailler avec nous.

Pourquoi ?

Bernard : À cause de la renommée du Canada en matière d’animation qui remonte du temps de Norman McLaren et de l’ONF. Montréal a toujours été innovatrice en animation. Softimage, c’est montréalais. De même que pour Autodesk, Flame, les cartes vidéo Matrox.  Nous ne sommes pas la plus grosse plateforme (comme Los Angeles), on n’a pas des studios énormes (comme en Inde). Mais la créativité d’ici est reconnue mondialement.

Vous avez gagné un Oscar avec Le vieil homme et la mer. Ça vous a aidé ce prix ?

Bernard : Le contraire, plutôt. Les gens pensaient qu’on délaissait le marché publicitaire québécois pour aller frayer avec les grosses légumes de Los Angeles. Nous, on a fait ce film parce que ça nous tentait de le faire. Ici. Avec du talent local.

Le célèbre Animation Magazine te cite Stefanie. On y lit : "In coming months, we will set the stage for our future and certainly that of the animation community in Quebec" Ça sonne bien,  mais ça veut dire quoi ?

Stefanie :  Je ne peux malheureusement pas en parler !

Bernard :  Dans ce cas-ci, ce n'est pas DNA, mais NDA ! (RIRES)

Stefanie :  Nous travaillons sur des projets structurants pour Montréal. Nous sommes à nous redéfinir comme entreprise d'ici, tout en montant une structure de production et de mise en marché qui nous permettra de sortir des projets de très haute qualité à la hauteur des compétences d'ici.

Quelque chose qui fera pour l'animation d'ici ce qui s'est passé dans l'industrie des jeux vidéos ?

Bernard :  Oui, mais avec des entreprises d'ici.

Dans la chanson de votre plus récent reel, on entend ces paroles : We're on the roll now, we can't slow down. Donc, pas question de s'asseoir et de savourer votre gin Tonic ? (RIRES)

Bernard : En pub, on continue de se développer en techniques et en talents. On veut se faire mettre au défi par les créatifs d'agence. Et en film / télé, on va aussi de l'avant avec des projets originaux, de haut niveau.

Mais qu'on ne peut nommer ici. Comme pour Voldemort ! (RIRES)

tonic dna


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