Normand Miron

Ressac — Sur la crête de la vague numérique

par Normand Miron, le 16 mai 2018


Cet article a été publié dans le Grenier Magazine, volume 3, numéro 26.

Sur la crête de la vague numérique depuis onze ans, Ressac surfe encore et toujours sur les basiques du numérique : SEO, contenu, métriques d’affaires et innovation. Pointe de conversation avec Pablo Stevenson.

Pour écouter le podcast, cliquez ici

Pablo. Tu as étudié en design et modélisation de jeux vidéo. Qu’est-ce qui explique que tu te retrouves maintenant à la tête d’une agence de 23 employés, en plus d’une jeune pousse de 7 autres employés ?

Pablo : Depuis toujours, je savais que je me lancerais en affaires. À la fin de mes études, j’ai eu une offre d’Ubisoft et une de Loto-Québec qui lançait sa division de loteries sur CD Ingenio. J’ai opté pour celle qui semblait la moins sexy, mais la plus payante. Après 6 mois chez Loto, j’avais ramassé assez d’argent pour lancer Ressac.

Vous faisiez quoi à ce moment ?

Pablo : Surtout du SEO. Notre premier client officiel fut Vélo Québec. Peu après, on participait à notre premier appel d’offres. Le client était Loto-Québec. Je pensais n’avoir aucune chance de gagner. Hey, une jeune boite de 2-3 employés contre de gros joueurs. Ben, on l’a gagné !

Notre milestone marquant fut notre collaboration avec le Cirque du Soleil, notamment par notre travail dans les médias sociaux pour la première campagne de One Drop. On a gagné tout plein de prix.

C’est sûr qu’avoir un milliardaire affublé d’un nez de clown dans l’espace, côté stroy-telling et propagation, ça aide ! (RIRES) C’est important pour toi les prix ?

Pablo : Honnêtement, non. Et de toute façon, je n’œuvre pas du côté sexy du Web. Moi, ce qui m’importe d’abord et avant tout, ce sont les résultats. Nos clients viennent nous voir avec des objectifs d’affaires précis. Alors que beaucoup d’autres boites se concentrent sur la production, moi je vends du outcome.

Pas toujours facile ça. Les clients ont parfois de la difficulté à comprendre la valeur de la planification. Certains ne veulent payer que pour du concret. Des sites. Des bannières. Du tangible numérique !

Pablo : On doit être chanceux, nos clients le comprennent. En fait, pas chanceux. On a travaillé fort pour arriver à ce niveau d’approche personnalisée.

C’est-à-dire ?

Pablo : On a réussi à faire comprendre à nos clients qu’avant de se mettre à courir, on gagnait à marcher ensemble un moment. On se perçoit plus comme un hôtel boutique.

Plutôt que comme un motel sur le bord d’un boulevard. Les p’tites vites, vous aimez pas ça ? (RIRES)

Pablo : Nous, on vise les relations durables. Chaque client a son industrie, ses problématiques, ses opportunités. Nous sommes là pour les accompagner. Trouver les stratégies qui vont faire bouger l’aiguille. C’est le fun d’accroitre le nombre de fans sur Facebook, mais la partie n’est pas là. Moi, je veux des métriques concrètes. Combien de walk-ins a généré ma campagne ? Combien de ventes ?

Pablo Stevenson

Crédit photo : Donald Robitaille 

On vous voit peu, on vous connait peu.

Pablo : C’est vrai. On est low profile. Probablement trop. On n’est pas du genre à crier sur tous les toits qu’on est les meilleurs. Nous, on bâtit des relations. La meilleure stratégie ? Peut-être pas. Mais l’an dernier, on était dans le PROFIT 500, la liste des entreprises canadiennes ayant démonté la croissance la plus rapide.

Low-profile indeed! (RIRES) Quoi de neuf à part de ça ?

Pablo : L’an dernier, nous avons incubé un spinoff adtech visant à aider les médias à récupérer une partie des budgets publicitaires qui ont migré vers Google et Facebook.

Concrètement ?

Pablo : Ça s’appelle soko.ai. C’est une plateforme basée sur le machine learning. Elle te permet de sélectionner des publications spécifiques, une audience précise (ex.: ceux qui ont lu un article sur de nouveaux modèles d’autos), d’intégrer ces données dans tes campagnes de remarketing et de la rejoindre avec des messages pertinents (ex.: un des modèles d’auto mentionnés dans l’article).

Ça s’annonce bien ?

Pablo : Nous avons levé un demi-million de dollars en capital VC. Le marché est là. Les éditeurs peinent à garder la tête hors de l’eau sous l’immense pression de ces deux géants. Soko est un élément de solutions conçu pour eux.

De quoi es-tu le plus fier après ces onze années ?

Pablo : Ma gang. Ils sont talentueux, allumés, vivants. On est comme une petite famille. Il n’est pas rare de voir un ancien venir faire son tour pour une petite bière.

Je peux aller faire un tour ?

Pablo : N'importe quand ! (RIRES)

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L’agence ressac se classe au palmarès de GROWTH 500

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