À l’ère du Web, le vent a-t-il tourné chez MétéoMédia?

le 19 janvier 2018


Cet article a été publié dans le Grenier magazine, volume 03, numéro 05.

Tout le monde la connaît, mais personne ne s’y attarde très longtemps. Cette semaine, dans un article qui lui est entièrement dédié, le Grenier magazine accorde une grande attention à la chaîne télé MétéoMédia. Entretien avec Maureen Rogers, directrice générale Pelmorex réseaux météo, Jean-Paul Sclapari, directeur général des ventes MétéoMédia et Amélie Simoneau, chef de service, commercialisation de la marque et partenariats stratégiques.

MétéoMédia fait partie d’une grande famille

MétéoMédia est une propriété de Pelmorex Réseaux Météo, une division de Pelmorex Corp., un chef de file mondial en services d’information météorologique. Fondée en 1989 par Pierre Morrissette, Pelmorex est active en Amérique du Nord, en Europe, en Amérique latine, en Inde et en Australie sous les marques The Weather Network, MétéoMédia, Eltiempo.es et Clima. The Weather Network et son pendant francophone, MétéoMédia, sont les services d’information météorologique les plus populaires au Canada tant à la télévision que sur le Web et dans les applications mobiles. Eltiempo est le plus important fournisseur d’information météorologique en Espagne. Pelmorex dirige aussi le système d’agrégation et de dissémination national d’alertes du Canada, enalerte.ca, qui recueille et diffuse des messages d’alerte provenant d’agences gouvernementales autorisées. Récemment mise en place, cette infrastructure permet d’envoyer un signal de partout au Canada en cas de feu de forêt, tornade, disparition d’enfant (Alerte AMBER) ou autres pour diffusion immédiate sur les différentes plateformes et autres supports médiatiques.

Innover avec le consommateur et pour l’annonceur

MétéoMédia a amorcé ses activités en 1988 avec la télévision. En 1997, elle a lancé son site Web et en 2008 sa première application mobile, suivant les tendances du marché, même les
devançant : « MétéoMédia a toujours eu cette volonté d’exploiter la technologie numérique avant même que les annonceurs se montrent intéressés. Suivre le consommateur fait partie de notre philosophie et quand celui-ci développe un intérêt, les annonceurs veulent évidemment en tirer profit, affirme madame Rogers ».

Bientôt, la télévision par technologie IP permettra au consommateur d’interagir avec la chaîne. Ainsi, il lui sera possible de personnaliser la bannière météo affichée à son écran en identifiant sa localité et aussi d’accéder à la vidéo sur demande. D’ailleurs, comme la télédistribution par IP permettra d’offrir un service de météo très localisé, ce sera plus facile pour les annonceurs d’atteindre leur groupe cible et même d’interagir avec celui-ci. Cela est sans compter le contenu vidéo à la télévision, le contenu exclusif sur le site Web et les médias sociaux auxquels le consommateur aura accès. Madame Simoneau ajoute que Pelmorex possède une équipe de production de contenu spécialisée à format court et adapté aux différentes plateformes, un réel avantage pour les annonceurs puisque MétéoMédia ne cesse d’innover et d’adapter son offre de manière à répondre aux besoins du consommateur.

La télévision demeure populaire

Bien que la tendance soit au numérique, ce sont environ 3 millions de personnes qui visitent mensuellement la chaîne télévisée MétéoMédia. « Pour une station qui n’a pas de programmation comme celle des chaînes conventionnelles, il s’agit d’une excellente performance et portée. Certes, les gens ne viennent que d’une à cinq minutes, mais ils viennent en très grand nombre et plus souvent, particulièrement quand il y a de la météo active, assure madame Rogers ». Au cours de la dernière année, MétéoMédia a battu des records d’audience lors de météo active avec une durée d’écoute moyenne de plus de 30 minutes par semaine. On observe notamment une augmentation de l’achalandage en début et fin de journée, un excellent indice pour les annonceurs en matière de placement média.

De ce fait, monsieur Sclapari révèle que la créativité a beaucoup évolué, mais que les principes de marketing restent les mêmes et s’appliquent partout : être au bon endroit, avoir le bon message et le transmettre au bon moment. « MétéoMédia essaie d’aller chercher, par exemple, une visibilité connexe à la période de l’année. C’est d’ailleurs le type de présence que les annonceurs recherchent. Une fois que le consommateur est présent, que ce soit sur la chaîne télé ou sur le Net, c’est facile de capter son attention en lui parlant de la réalité du moment : jardinage, pelletage, ski, etc. » ». C’est de cette manière que MétéoMédia peut s’intégrer. Au bout du compte, ça ne change rien pour l’annonceur le but étant d’interpeller le consommateur avec une approche 360, conclus monsieur Sclapari ».

En conclusion

Même si MétéoMédia propose un contenu hyper spécialisé, la recette de son succès réside dans sa capacité à suivre le consommateur là où il souhaite aller. Certes, il tend à se tourner vers le Web et les applications pour obtenir les prévisions météorologiques rapidement et facilement, mais visiblement, il démontre toujours un grand intérêt pour la télévision. À la lumière de cela, MétéoMédia propose des nouveautés et adapte son offre tant au niveau de la télévision que du numérique, l’un étant tributaire de l’autre.

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