Catherine Maisonneuve

La programmatique
 selon District M

par Catherine Maisonneuve, le 13 septembre 2016


Dans le monde du numérique, le terme « programmatique » fut le buzzword de 2015. À l’heure actuelle, près de la moitié de la publicité Web est achetée par les agences média par l’entremise de la campagne programmatique.

L’achat programmatique, à la base, implique l’utilisation de logiciels qui automatisent la transaction. Il s’agit plus ou moins d’un grand encan de publicité Web où les éditeurs déposent leur inventaire média non vendu et où les annonceurs peuvent miser sur ce même inventaire. En ce sens, la planification des campagnes Web peut maintenant se faire beaucoup plus facilement et rapidement. Face à cette nouvelle réalité, les entreprises spécialisées ont dû s’adapter, et certaines ont su se démarquer plus que d’autres.

District M est une entreprise née en 2013, à Montréal. Elle est spécialisée en médias numériques et offre des solutions programmatiques pour les annonceurs et les éditeurs. L’entreprise met en relation éditeurs de sites Web et annonceurs, promettant aux premiers des revenus plus élevés et aux seconds le meilleur ciblage possible. Le tout se fait de façon automatisée, en temps réel, entre le moment où l’internaute cherche à accéder à une page et celui où elle s’affiche. Grenier Magazine s’est entretenu avec l’équipe de District M, seule entreprise québécoise à avoir fait le prestigieux top 20 du classement Pixalate.

« Nous avons compris, il y a quelques années, que la programmatique allait révolutionner l’achat en mode média numérique, explique Patrice Marin, cofondateur et CRO chez District M. On voit que le système a bouleversé l’industrie, car il permet de répondre aux besoins des annonceurs et stratèges médias en leur proposant une offre à meilleur prix, efficace, totalement automatisée et entièrement mesurable en termes de résultats. Aujourd’hui, nous pensons que tous les médias (Web, TV, radio, affichage…) vont adopter cette méthode. Il y a fort à parier que demain, la programmatique se positionnera comme le principal système d’achat, tous canaux confondus. »

Patrice Marin, cofondateur et CRO chez District M

District M, une entreprise qui se distingue


District M a développé, à travers les années, ses propres technologies exclusives d’analyse et de ciblage data afin de mieux répondre aux besoins des acheteurs et des annonceurs numériques. La technologie Boost, par exemple, fut développée en 2013 par District M et tente de générer le meilleur revenu possible pour chaque impression média. L’objectif derrière cette technologie était d’améliorer l’écosystème programmatique canadien qui, selon ses créateurs, était encore très dépendant des joueurs américains, autant pour les annonceurs/agences que pour les éditeurs.

« Boost est une solution permettant aux éditeurs de maximiser leurs revenus publicitaires et de rentabiliser 100 % de leurs espaces publicitaires, poursuit Patrice. Pour vous expliquer son fonctionnement, il faut identifier deux besoins. D’un côté, nous avons les annonceurs/agences qui cherchent de l’inventaire de qualité; de l’autre, nous avons les éditeurs (sites Internet) qui cherchent à maximiser la vente de leur inventaire publicitaire. Boost, c’est donc une solution automatisée qui permet de répondre à la demande des annonceurs et de capitaliser plus facilement l’intégralité de leur inventaire. »

Récemment, District M s’est classée 15e au classement Pixalate, une première pour une entreprise québécoise. Le classement de Pixalate fut principalement mis en place pour aider les acheteurs et les vendeurs d’inventaire à mieux discerner les bons et mauvais acteurs dans l’industrie. Ce classement est donc important pour distinguer les entreprises qui se démarquent en termes de performance et de qualité d’inventaire publicitaire vendu.

Les tendances à surveiller en programmatique


« Programmatique » fut sans contredit le buzzword de 2015 en médias numériques. Pourtant, de nombreux mythes persistent à propos de cette méthode d’achat en ligne : l’inventaire qui y est vendu ne serait pas de qualité ou bien il s’agirait d’un mode d’achat non sécuritaire. Cela est faux. L’inventaire disponible en programmatique est de plus en plus varié, et on peut s’attendre à ce que tous les formats Web y soient disponibles très bientôt. En raison de la rapidité avec laquelle les acheteurs et les éditeurs se sont adaptés à cette nouvelle méthode d’achat numérique, il y a fort à parier qu’on peut s’attendre à retrouver encore plus de programmatique au cours des années à venir.

À quoi faut-il donc s’attendre pour 2016 ?


« Voilà plusieurs années que l’on parle de mobile, et nous pensons que 2016 marquera enfin l’évolution tant attendue : le mobile voit en ce moment ses investissements augmenter considérablement. Les usagers mobiles y passent deux fois plus de temps que sur les ordinateurs (desktop) et l’expérience des usagers s’améliore rapidement. La capacité d’acheter des impressions 100 % viewable , c’est-à-dire des achats en vCPM plutôt qu’en CPM uniquement, sera la grande tendance à surveiller », explique Patrice.

Bien que les achats programmatiques ne permettent pas encore d’avoir recours à tous les formats Web (mais ça s’en vient!), en revanche, ils permettent une flexibilité plus grande qu’avant, et ce, en termes de ciblage (data), d’optimisations des campagnes et de mesure du retour sur investissement (ROI). Bien maîtrisés, les achats programmatiques répondent à la quasi-totalité des besoins des annonceurs en ce qui concerne leur présence en ligne. Il est donc normal que ce choix soit rapidement devenu la principale méthode d’achat en médias numériques, et peut-être même qu’il regroupera les autres médias dans un futur rapproché.


Avec Mike Ward, le podcast vous appartient

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