Catherine Maisonneuve

La Saint-Valentin, une vraie mine d’or pour les restaurateurs

par Catherine Maisonneuve, le 14 février 2017


Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, est considéré comme la fête des amoureux. Cette fête, bien que souvent critiquée pour son aspect commercial, est généralement soulignée, voire célébrée de diverses façons.

Sans surprise, la Saint-Valentin représente une vraie mine d’or pour les restaurants, surtout pour les établissements qui ont la réputation d’offrir une ambiance romantique, ou encore pour les restaurants d’hôtel, souvent le premier choix lorsque l’on souhaite combiner souper romantique et nuit à l’hôtel. Statistiques Canada recensait que le montant moyen annuel dépensé par les ménages en repas au restaurant est de 2 226 $. De plus, comparativement au reste du Canada (2 %), une proportion significativement plus élevée de Québécois (6 %) aime fêter la St-Valentin.(1)

Menu spécial


« Les trois soirées de l’année les plus profitables pour un restaurant sont respectivement : le Grand Prix, le Nouvel An et la Saint-Valentin », confie Roberto Porres, copropriétaire du restaurant Barroco, considéré comme étant l’un des restaurants les plus romantiques à Montréal. Cette année, la Saint-Valentin tombera un dimanche, ce qui complique un peu les choses pour les restaurateurs qui devront, pour la plupart, changer leur stratégie cette année ; comparativement à l’année 2015 où le 14 février tombait un samedi. « On aurait pu offrir notre menu spécial Saint-Valentin tout le weekend, mais on a préféré offrir “l’expérience Saint-Valentin” la soirée du 14 février 2016 (un dimanche) exclusivement. Pour certains clients, le 13 février est samedi soir comme les autres. On n’allait donc pas leur imposer un menu dégustation de Saint-Valentin, qui sera alors uniquement offert durant la soirée du 14 février », explique Roberto.

Mais pourquoi est-ce que les restaurants se cassent la tête pour concevoir et offrir un menu spécial pour la Saint-Valentin ? « Il faut que ce soit spécial, poursuit Roberto Porres. Un couple qui sort au restaurant le 14 février veut avoir l’impression qu’il s’agit d’une occasion spéciale. On ne peut donc pas offrir le même menu qu’en temps régulier. Il faut que les clients puissent vivre une expérience différente des autres soirs, c’est pourquoi on offre un menu unique de dégustation, qui ne sera disponible que le 14 février! »

Roberto Porres, copropriétaire du restaurant Barroco

Soirée complète


Même son de cloche du côté du restaurant ê.a.t, installé dans le très prisé hôtel W Montréal, situé quelques rues plus loin. Les restaurants d’hôtel ont, sans surprise, la cote la fin de semaine de la Saint-Valentin. Leur stratégie est toutefois différente, puisque, lorsqu’un couple pense « au restaurant de l’hôtel W », il y a de fortes chances que ce soit parce qu’ils souhaitent également y passer la nuit.

« C’est évident que l’avantage d’un restaurant situé dans un hôtel, c’est que tout est là! On peut s’offrir un beau souper romantique au restaurant et, ensuite, faire monter une bouteille de champagne à sa chambre et y passer la nuit! », confie Duane Holder, co-propriétaire du ê.a.t, à l’hôtel W. Pour un restaurant d’hôtel, c’est « tout le weekend » qui est en mode Saint-Valentin, et ce, afin de maximiser les bénéfices. Une soirée spéciale avait lieu le samedi 13 février 2016 dans tout l’hôtel, avec des ambiances différentes dans chacun des deux bars de l’établissement : un « party » de célibataires au Wunderbar, tandis que le Plateau Lounge s'est transformé sous l’ambiance Kamasutra, pour les couples. Au restaurant, un menu dégustation était offert du vendredi au dimanche, en plus du menu régulier à la carte, afin d’offrir le plus d’options possibles et, également, pour pouvoir accueillir une clientèle célibataire. Le restaurant a aussi prévu un « raw bar », soit du champagne servi au verre et une ambiance romantique. Ainsi, la fin de semaine de la Saint-Valentin fut parmi les plus occupées de l’année!

« Juste le nom du restaurant est tentant pour la fête de l’amour : ê.a.t (être avec toi), ça veut tout dire! On a donc l’avantage de la localisation et du nom, lequel est indéniablement inspirant », poursuit Duane Holder.

Bien qu’on dise que l’amour n’a pas de prix, selon un sondage réalisé par la Banque de Montréal, les Canadiens ont dépensé, en moyenne, 678 $ pour Noël, 126 $ pour la St-Valentin et 107 $ pour la Fête des Mères. Comme quoi la St-Valentin est la deuxième fête la plus « profitable » pour les commerces, mais aussi la deuxième plus chère pour les ménages québécois!


Article paru dans le Grenier magazine du 15 février 2016. Pour vous abonner, cliquez ici.



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