Sara Larin

Deux réalités entrepreneuriales d’ici

par Sara Larin, le 11 mai 2016


Un entrepreneur est une personne qui a le désir de changer les choses et une vision pour y arriver. Bien que la motivation soit la même, la réalité se vit différemment pour François Dubé, qui a fait l’acquisition d’une entreprise existante, et pour Jean-François LeBlanc, qui a fondé son agence en milieu de carrière. Voici les parcours bien différents de ces deux entrepreneurs d’ici.


François Dubé


Acquérir une entreprise existante

François, président chez Extension concepts, n’est peut-être pas parti de son idée, mais ceci ne l’empêche pas de vivre pleinement sa vie d’entrepreneur. Après avoir travaillé plusieurs années dans le domaine industriel, il décide de suivre un cours en reprise d’entreprise. « Je n’avais pas l’idée magique pour partir de zéro. C’est plus cher [d’acheter], mais il y a un côté sécurisant à acquérir une entreprise déjà existante. »

François Dubé

La liste du parfait acheteur

Plusieurs éléments entrent en ligne de compte quand vient le temps d’acquérir une entreprise existante. En plus de trouver le domaine qui nous plaît, il faut penser à la viabilité de la compagnie, à la compétition, au marché, à notre capacité à payer et aux possibilités à s’internationaliser. François recherchait un domaine plus créatif et il a vu une belle opportunité avec Extension concepts. « Même si j’ai eu un coup de cœur, j’ai gardé la tête froide à l’étape des négociations. Je me suis bien entouré : un cabinet de comptables pour travailler le dossier, puis une avocate pour l’aspect légal et pour sécuriser le deal. »

Jour 1

Acheter une entreprise existante sous-entend que, dès le premier jour, le nouveau propriétaire a des employés, des clients, un produit en marché, une vision et une mission établie. Bien que la base soit installée, il faut veiller à ce qu’elle soit un gage de succès. « Il n’y avait pas de problématiques majeures au niveau de la production et de la qualité du produit, mais il y avait de l’énergie à mettre pour ramener les ventes à un certain niveau. Nous étions perçus comme chers et peu flexibles », explique François. Pour changer les perceptions, il a dû revoir la gestion des projets et, plus récemment, la manière de communiquer le produit. « Oui, notre produit est plus cher qu’une bannière déroulante, mais c’est une valeur ajoutée qui augmente l’achalandage. Nous revoyons notre positionnement et nous formulons notre offre davantage dans l’angle du retour sur investissement. » Même si la transaction a été faite il y a deux ans et demi, cette approche est récente; preuve que les changements ne peuvent se faire du jour au lendemain !


Jean-François LeBlanc


Créateur d’expériences et jeune entrepreneur

Labase est le mélange parfait entre « de vieux créatifs, mais de jeunes entrepreneurs », explique Jean-François, directeur de création et associé principal. Ce dernier a été pigiste, il a collaboré à la création d’une petite agence, il a travaillé dans de grandes agences, pour finalement créer sa propre agence, et ce, avec ses collègues et amis : Benoit Chapellier et Sébastien Maheux.

Jean-François LeBlanc

L’insatisfaction pousse à la création

C’est entre autres le désir d’améliorer une situation irritante qui a poussé Jean-François à créer son agence. « Quand je travaillais dans les grosses agences, le message m’était communiqué par les autres, mais je n’avais jamais le vrai message. J’étais un peu frustré de ne pas participer à la véritable discussion. J’avais le goût d’être plus proche du client, car c’est là que les décisions se prennent », explique-t-il.

L’expérience : un avantage

Ses différentes expériences lui ont permis de faire de nombreux apprentissages. Ceux-ci ont été bénéfiques pour la création de son entreprise. Comme le souligne Jean-François : « Mon chemin m’a aidé à comprendre les enjeux du métier et à savoir m’adapter. Ça aide d’avoir passé par de grosses agences. J’ai compris la politique, le rapport avec les clients et comment faire passer une idée. Si j’avais lancé mon entreprise plus jeune, je n’aurais pas su tout cela! J’ai aussi rencontré beaucoup de monde dans le milieu, ce qui m’a aussi inspiré. »

Les petites victoires

Ce trio a quitté une agence de grande taille et de nombreux clients pour fonder une agence qui n’avait aucun client au premier jour. « Aller chercher un nouveau client est une petite victoire à chaque fois! Nous sommes partis de rien, mais nous n’avons pas attendu longtemps avant d’avoir des appels et des clients. Quand tu fais une bonne job, tu vas toujours avoir des contrats. » Jean-François a quitté la sécurité pour choisir une avenue lui permettant d’être en contrôle et d’être aux premières loges. « Je suis responsable des succès et des non-succès de ma compagnie. Je suis le conducteur de l’auto et je suis en contrôle de ce qui marche, autant que de ce qui ne marche pas. »


Bien que leur parcours diffère, François et Jean-François partagent la même idée : pour être entrepreneur, il faut avoir la flamme. « Quand tu es entrepreneur, tu es entrepreneur 24 heures sur 24 », conclut d’ailleurs Jean-François.


Article paru dans le Grenier magazine du 18 janvier 2016. Pour vous abonner, cliquez ici.



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