Volume 11, numéro 29

paru le 19 mai 2026


L’attention, ça se mérite… et ça se mesure: En 2004, la chercheuse en informatique à l’Université de Californie à Irvine, Gloria Mark, a commencé à mesurer combien de temps les gens parvenaient à fixer un écran avant de décrocher. La moyenne était alors de deux minutes et demie. Vingt et un ans plus tard, ses données indiquaient 47 secondes. Cette baisse est conséquente, quand on pense aux contenus et aux plateformes qui se sont multipliés avec le temps, rivalisant tous pour l’attention du public. Cette guerre a néanmoins participé, paradoxalement, à amplifier la «récession de l’attention», soit la diminution de la capacité à se consacrer à une seule chose.


Récession de l’attention: quand le format long prend sa revanche: Le temps d’attention moyen d’une personne devant son écran serait passé sous huit secondes. L’industrie du marketing s’est ainsi convaincue que l’attention humaine disparaissait… Mais si plutôt qu’être distraite, l’audience était sélective et cherchait davantage de profondeur? La tendance semble indiquer que le format long est non seulement pertinent, il est carrément en mode «revanche» en 2026!


Captiver l’attention : un test de pertinence: On parle souvent d’une crise de l’attention. Comme si les gens étaient devenus incapables de se concentrer plus que quelques secondes, condamnés à scroller à l’infini. Pourtant, la réalité est plus nuancée. La preuve? Des millions de personnes écoutent encore des podcasts de trois heures sur des sujets ultra nichés, des histoires absurdes d’inconnus à la genèse des parcs aquatiques abandonnés, leur niveau d’attention est presque obsessionnel. Pourtant, ces mêmes personnes refusent de visionner une publicité qui dure six secondes.


Perso de la semaine: Maxime Sauté (Courage)


Femme inspirante: Hamie Robitaille (Transversal)


Etoile montante: Dimitri Lemieux (Bloom)

S’abonner Lire 4 pages gratuitement