Stéphane Parent

Comment ne pas vendre son âme au diable quand on est à la recherche de commanditaires?

par Stéphane Parent, le 9 novembre 2015


Dans les dernières semaines, nous avons donné quelques conférences et plusieurs formations, puis une question ressortait régulièrement:

Comment choisir un bon commanditaire? Comment ne pas se faire envahir par un annonceur? Comment ne pas se faire avoir et perdre le contrôle de sa propriété?

Nous sommes conscients que vous avez besoin d’argent pour votre projet ou pour votre propriété. Nous savons aussi à quel point il est difficile d’aller chercher de la commandite en 2015. Par contre, nous devons vous mettre en garde: ce ne sont pas tous les commanditaires qui sont bons pour vous. Certains peuvent même être toxiques, quelle que soit l’ampleur de la contribution financière offerte.

Regardons un peu les comportements inappropriés des annonceurs:

Un annonceur qui envahit votre espace et qui est gourmand en termes de visibilité. Vous savez, celui qui impose son logo partout, au point où il est plus visible que votre propriété elle-même.

Un annonceur qui a des valeurs de marque à l’opposé des vôtres, ou dont l’éthique est questionnable: compagnie d’alcool, pétrolière…

Un annonceur qui ne fait aucune activation de son partenariat. Celui qui se sent obligé de vous commanditer et pour qui vous n’êtes qu’un chèque de plus à émettre.

Un annonceur qui vous garde des surprises et qui arrive avec une super activation et une machine imposante le jour même de l’événement, sans vous avoir prévenu.

La question que vous devez vous poser: comment réduire les risques de tomber sur ce type de commanditaire?

La solution est d’avoir un contrat clair et détaillé. On n’insiste jamais assez sur l’importance d’un bon contrat (page 20 de notre GUIDE DU PARFAIT COMMANDITAIRE), dans lequel les livrables des deux partenaires sont détaillés et qui servira de référence en cas de désaccords. Ce contrat sera la base de toute négociation.

Faites une liste des « non désirables »

Prenez le temps de réfléchir aux annonceurs qui ne sont pas en lien avec votre propriété et avec les valeurs de votre organisation. Dans notre pratique, nous voyons régulièrement des exemples où un conseil d’administration, ou une direction générale, aurait dû faire cet exercice avant de permettre au personnel d’effectuer des recherches. Ils auraient sauvé beaucoup de temps et évité un lot de mauvaises surprises.

Ayez un processus d’encadrement

Dans des cas de commandites événementielles, il est primordial d’avoir mis en place un processus établi, de même que de désigner une personne pour valider l’ensemble des aspects logistiques, et ce, avant le montage de l’événement. Il ne faut pas laisser le commanditaire à lui-même dans ce moment crucial. Certains annonceurs sont comme des adolescents, « si tu leur donnes un pouce, ils vont prendre 3 pieds! ». On doit donc les encadrer, en leur rappelant quelles sont les attentes et les ressources mises à leur disposition. Lorsque les annonceurs se sentent pris en charge, ils ont moins tendance à prendre toute la place. De plus, cela les rassure sur votre professionnalisme et ça vous aide à gérer votre logistique!

En conclusion, il faut garder en tête qu’il y a des responsabilités des deux côtés, pour qu’un partenariat soit efficace. De plus, il ne faut pas oublier que la commandite est devenue un art et aussi un élément complexe du mix marketing. On doit donc s’y préparer en encadrant le tout, et ce, de manière optimale.


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