François Descarie (Substance stratégies)

Les quatre états de la connaissance

par François Descarie (Substance stratégies), le 4 mars 2011


François Descarie, Substance stratégies

Lorsqu'on discute de notoriété ou d'acquisition de connaissances, on a tendance à percevoir la situation de manière binaire: soit on connaît, soit on ne connaît pas. J'aimerais aujourd'hui vous présenter une autre façon de considérer l'apprentissage (ou la compétence) en général. Elle comporte quatre états et chacun comporte ses particularités et ses défis.

Situation 1: Je ne sais pas que je ne sais pas.
Ce scénario peut sembler à prime abord désespérant (et avoir motivé l'appellation populaire "heureux les creux!") mais ce n'est pas toujours le cas. J'ai plutôt tendance à le considérer comme la première étape de la connaissance, de la même manière qu'on perçoit un enfant qui aborde l'école par exemple. En continuant avec l'analogie des enfants, il ne faut pas sous-estimer la vitesse à laquelle une personne peut être exposée à un domaine ou la célérité avec laquelle elle peut absorber l'information. Au plan communicationnel ou publicitaire, on n'a qu'à piquer l'attention (par une vue d'ensemble ou un bénéfice par exemple) pour que les gens quittent ce stade.

Situation 2: Je sais que je ne sais pas.
L'endossement de cette situation exige certes un peu d'humilité mais surtout un brin de réalisme. La quantité d'information disponible sur la planète double régulièrement et Google a beau répondre quelquefois à nos questions, il n'en demeure pas moins que nous sommes continuellement exposés à notre ignorance relative. Cela dit, ce n'est pas parce que les consommateurs savent qu'ils ne savent pas qu'ils sont intéressés à changer d'état!

Situation 3: Je sais que je sais.
La douce confiance qu'on peut associer à ce scénario peut toutefois dangereusement se rapprocher d'une certaine arrogance. Au chapitre publicitaire, il peut même s'agir d'un défi monumental car les consommateurs peuvent quelquefois simplifier le sujet ou le domaine et conséquemment se fermer aux nouveaux arguments par exemple.

Situation 4: Je ne sais pas que je sais.
On parle ici d'une intégration telle de la connaissance qu'on ne consacre que très peu d'énergie à valoriser son acquisition. Les gens qui ont baigné dans un environnement très longtemps (les enfants d'entrepreneurs par exemple) peuvent malgré eux connaître des concepts complexes sans même maîtriser tout le vocabulaire. Au plan de la communication de masse, les cibles de cet acabit risquent d'être assez réceptives car ils sont ouverts et intéressés par le sujet annoncé.


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