Jeanne-Ermine Michel

Trucs et astuces: Savoir dire non!

par Jeanne-Ermine Michel, le 12 décembre 2014


Quand on est à la recherche d’un emploi, il ne faut pas oublier qu’on n’est pas obligé d’accepter tout et n’importe quoi. La recherche d’un travail peut être longue, surtout dans l’industrie des communications et du marketing. C’est pourquoi il faut s’armer de patience! J’ai remarqué que, parfois, on peut être enclin à accepter des propositions qui ne nous correspondent pas. C’est la raison pour laquelle j’aimerais aujourd’hui vous parler des moments ou des situations où vous, chercheur d’emploi (souvent immigré), avez le droit de dire non.

Je souhaite vous raconter ce qui s’est passé au début de la recherche de ma «première expérience canadienne». Ce n’est pas un mythe, vous devez passer par là si vous souhaitez un poste avec des responsabilités. Les employeurs québécois seront davantage rassurés et plus disposés à vous embaucher si vous avez déjà une première expérience locale. Certains ne vous recruteront pas si vous n’en avez pas. L’avantage: il n’est pas indispensable que ce soit dans votre secteur d’activité d’origine, même si en pratique c’est mieux. Mon conseil: pensez à toujours justifier votre parcours ou, du moins, à montrer sa cohérence. En d’autres termes, il faut que vous cherchiez l’élément que vous mettrez en avant quelle que soit votre expérience (qu’importe qu’elle ait été bonne ou mauvaise). Par exemple, j’ai été serveuse et quand je présente cette expérience (assez éloignée de mon parcours scolaire), j’explique que ça m’a permis de comprendre la relation avec les clients et d’être efficace rapidement (pour ne pas que les plats refroidissent!). Je tire de cette expérience des compétences applicables dans un futur travail. Et si jamais j’ai eu une mauvaise expérience, je fais ressortir les points positifs et j’insiste sur les compétences que j’ai mises en œuvre.

Pour en revenir à mes débuts de recherche d’emploi au Québec, j’ai d’abord passé un entretien pour être réceptionniste dans un spa. Je me disais que c’était un bon compromis pour avoir un premier travail (une sorte de job d’été) et ainsi posséder une expérience québécoise. J’ai passé un entretien et on m’a invitée à venir faire une formation de trois jours. Le premier jour, j’arrive à l’avance et la personne qui me reçoit me renvoie chez moi car je n’avais pas mon passeport en main. Je précise que j’avais demandé la veille si je devais apporter quelque chose et on m’avait répondu: «rien…». J’ai essayé de négocier pour apporter mon passeport le jour même, mais rien à faire, j’étais obligée de revenir le lendemain. Le deuxième jour, munie de mon passeport, je signe un papier stipulant que ma «formation» n’était pas une formation, mais seulement des cours s’étalant sur trois jours non payés. J’avais été prévenue, mais à ce moment-là, j’aurai déjà pu refuser de signer un tel papier. Il faut savoir que les formations dans le cadre d’un emploi sont toujours payées au Québec. J’accepte néanmoins de suivre ces cours et à la fin, on me demande de rester pour que je puisse faire un test. J’ai l’espoir de savoir, en fin de journée, si je suis engagée ou non, mais plus personne n’est là pour me répondre. Je comprends alors qu’ils souhaitent refaire le test toute la journée du lendemain… Pensant que cette situation pouvait durer encore longtemps, j’ai préféré ne pas y retourner.

Il y a des situations où vous devez sentir que ce qu’on vous demande n’est pas normal. Dans ce cas, renseignez-vous autour de vous, vérifiez sur Internet et n’hésitez pas à refuser. Je sais que certains d’entre vous doivent être comme moi: prêts à accepter pas mal de choses pour obtenir un poste. Mais je vous rappelle qu’il y a un avantage ici: certes les employeurs peuvent vous virer sur l’heure, mais vous pouvez vous aussi démissionner! Vous devez éviter de vous dire que vous ne vous retrouverez pas un autre travail. L’emploi est flexible et la vie est courte, faites le calcul! Comme on dit, il faut se respecter pour être respecté par les autres. Je sais que ce n’est pas facile, j’ai moi-même des difficultés, mais vous valez plus que ça! Affirmez-vous: ce n’est pas parce que ça ne marche pas avec une entreprise que vous ne trouverez pas la bonne.

La recherche d’emploi, si elle se prolonge, peut vous faire perdre confiance en vous. C’est pour cela que je vous conseille de trouver une activité parallèle qui vous permette de demeurer en confiance. Que ce soit du sport, de la méditation, du bénévolat ou l’écriture (comme dans mon cas!)… Et au risque de radoter, je vous le redis: allez rencontrer des gens, participez à des événements.

Je voulais remercier tous ceux qui m’écrivent: vos témoignages sont vraiment appréciés, continuez! Merci!

Je vous souhaite bon courage et à très bientôt.

JeMLaCoM

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