Aurélie Ponton (Dialecto Web)

Savez-vous rédiger un brief pour votre rédacteur? (2e partie)

par Aurélie Ponton (Dialecto Web), le 29 octobre 2014


Mon précédent article parlait de l’importance de bien briefer son rédacteur. Aujourd’hui, je vais approfondir et détailler de façon plus précise les éléments qui devraient se trouver à l’intérieur d’un brief de rédaction.

Si vous n’étiez pas convaincu de la pertinence du sujet, vous le serez à la suite de cet article. Je vous l’assure!

Premièrement, léger retour sur la nature d’un brief de rédaction.

Concrètement, il s’agit d’un document qui permet de guider, de façon précise et efficace, le travail du rédacteur. Il peut être rédigé par l’employeur du rédacteur ou encore par son client, si celui-ci est à la pige.

Détails sur la table des matières d’un brief de rédaction.

Le brief de rédaction est souvent négligé, comme je l’expliquais dans mon précédent article. Pour une raison que j’ignore, les gens sautent souvent cette étape qui est pourtant cruciale pour bien effectuer le travail de communication rédactionnelle.

Ci-dessous, voici quelques-uns des détails importants qu’il faut insérer dans lors de la rédaction d’un brief.

• Le nom des ressources impliquées
• La description du projet
• La thématique de chacun des contenus
• La cible visée
• L’objectif des contenus
• Le format de livraison
• Le ton rédactionnel
• Le nombre de mots
• Les mots-clés
• Le délais de livraison

Bien sûr, cette liste pourrait être largement bonifiée. Mais si vous couvrez ces points, vous vous ferez un ami de votre rédacteur.

Le nom des ressources impliquées.

Étonnant? Pas tellement. En effet, il est important de s’assurer que les gens qui sont impliqués dans le projet soient clairement nommés. C’est d’autant plus important lorsque plusieurs personnes doivent trancher pour approuver ou non des contenus.

La description du projet.

Il est important que le rédacteur puisse compter sur des informations telles que le contexte de rédaction, l’historique du projet ou encore les spécifications techniques dans lesquelles il sera développé (si c’est un projet Web). Même si votre rédacteur n’est qu’un intervenant ponctuel, n’hésitez pas à lui remettre un maximum de données. Jamais vous n’en serez blâmés. Ça lui permettra de mieux s’orienter et de mieux travailler.

La thématique (sujet) de chacun des contenus.

Vous est-il déjà arrivé de lire un texte (Web ou non) et de ne pas en saisir le sens? De ne pas en comprendre la structure ou la direction?

Si oui, c’est souvent que le rédacteur n’a pas de but précis. Il rédige et traite d’un sujet de façon générale (et parfois même générique). En déterminant la thématique de chacun des contenus (et les sous-thématiques si nécessaires), vous évitez ce genre de problème et vous vous assurez d’intégrer une bonne dose de précision à votre texte.

La cible visée.

Il est impossible de rédiger un texte efficace si celui-ci n’a pas de public cible. Sans cible, vous passez à côté d’une notion primordiale; la précision. C’est pourquoi, avant même de coucher les premiers mots, vous devez être certain de savoir à qui vous voulez parler. Rappelez-vous qu’on ne parle pas à un adolescent de la même façon qu’un adulte. Nous ne nous adressons pas à un homme d’affaires débordé, de la même façon qu’à une mère au foyer épuisée. Leurs problèmes ne sont pas les mêmes.

L’objectif des contenus.

Pourquoi souhaitez-vous faire rédiger des contenus? Nous avons rapidement abordé la question lors de mon précédent billet. Il n’existe aucun contenu qui n’ait été créé pour une raison précise. Vous devez trouver la vôtre et la communiquer à votre rédacteur. Que ce soit de vendre, de convaincre, de mobiliser, de sensibiliser ou autre, vous devez savoir ce qui vous anime et le formuler clairement dans votre brief de rédaction.

Le format de la livraison.

Il est important de déterminer de quelle façon vous voulez recevoir les textes du rédacteur. Si, par exemple, vous souhaitez qu’il rédige directement dans votre gestionnaire de contenu (par exemple Wordpress), il faut le préciser). Même chose si vous préférez qu’il vous rende l’ensemble de son travail dans un fichier Word, OpenOffice, Excel, etc. Un manque de détails peut causer bien de l’incompréhension et des maux de tête.

Le ton rédactionnel.

C’est le genre d’information qui sera souvent déterminée au moment de trouver la cible. C’est normal, car lorsque vous trouvez votre cible (et aussi le but de la rédaction), vous déterminez quels sont les problèmes à résoudre pour cette cible. Et rien de tel, pour résoudre un constat, que de l’aborder avec le bon ton! Par exemple, si votre but est de fournir de l’information, vous devez opter pour un ton informatif. Si vous souhaitez vendre, vous devez adopter un ton plus dynamique. Vous voyez le genre?

Le nombre de mots.

Information des plus importantes pour le rédacteur. De combien de mots le rédacteur dispose-t-il pour exprimer votre idée? Quelques paragraphes? Quelques pages? Quoi qu’il en soit, le rédacteur Web appréciera toujours de pouvoir consulter les maquettes structurelles (wireframes) qui lui permettront de voir à l’avance les espaces alloués à la rédaction.

Les mots-clés de la rédaction.

Bon d’accord, ici, c’est précisément une information contenue dans le cadre d’un brief de rédaction Web. Mais c’est tout de même très important de le mentionner. Si vous disposez d’une ressource en marketing ou en référencement organique, demandez-lui d’indiquer dans le brief les mots-clés les plus pertinents concernant votre thématique. En effet, il est important de s’assurer que le rédacteur ne passe pas à côté! Il doit aussi savoir comment bâtir un champ lexical qui puisse l’aider à ne pas toujours se répéter (ça peut devenir insupportable pour le lecteur).

Les délais de livraison.

J’en avais aussi parlé lors de mon dernier billet. C’est très certainement l’un des détails les plus importants à mentionner; quand souhaitez-vous recevoir vos textes? Et ici, il n’est pas seulement question de la remise finale. Il est aussi question de la remise des premières ébauches, des corrections, des textes intégrés, etc. Il y a toute une série de remises à insérer dans un calendrier de production éditorial.

Et comme je le disais dans mon dernier billet, «ASAP», ce n’est pas encore considéré comme une réelle date de remise! N’hésitez pas à formuler une date de remise, même si celle-ci vous semble impossible. Il est toujours mieux de préciser que de rester dans le flou.

Cliquez ici pour lire la première partie de cette chronique.


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