On la décrit souvent comme impatiente, volatile, accro au télétravail ou incapable de rester plus de deux ans au même endroit. La génération Z traîne déjà son lot d’étiquettes. Et une question revient sans cesse chez les employeurs : comment la recruter… et surtout, comment la garder ?

Spoiler alert : ce n’est ni une question de baby-foot, ni de bière gratuite le vendredi.

Du sens avant du prestige
Contrairement aux générations précédentes, la Gen Z ne rêve pas nécessairement d’un grand nom sur son CV. Elle veut d’abord comprendre « pourquoi » elle travaille. Pour quelles marques ? Pour quels impacts ? Créer une campagne pour vendre plus de plastique à usage unique ? Peu séduisant. Contribuer à une marque locale engagée ou à un projet à impact social ? Beaucoup plus mobilisant. Elle ne cherche pas seulement un emploi, elle cherche une cohérence entre ses valeurs et celles de l’agence.

De la flexibilité… mais pas du flou
On associe souvent la Gen Z à la liberté totale. Oui, elle veut de la flexibilité (télétravail, horaires souples, autonomie). Mais elle veut aussi du cadre, des attentes claires, des objectifs précis, du feedback fréquent. 

Grandir vite fait partie de ses ambitions. Attendre une évaluation annuelle pour savoir si elle performe ? Trop tard. Elle veut apprendre en continu, comprendre comment progresser et sentir qu’on investit réellement en elle. Autrement dit : moins de hiérarchie rigide, mais plus d’accompagnement. 

Une culture humaine, pas un vernis marketing
Ironiquement, dans une industrie experte en storytelling, la Gen Z détecte très vite le « fake ». Une agence qui parle de bien-être, mais glorifie les nuits blanches ? Incohérent. Qui prône l’équilibre, mais récompense le surmenage ? Méfiance.

Cette génération valorise l’authenticité radicale. Elle préfère un employeur imparfait mais honnête qu’une marque employeur trop polie. La transparence sur les défis, la charge de travail ou les attentes crée davantage de confiance que les slogans inspirants.

Plus partenaires qu’employés
Peut-être que le vrai changement est là. La Gen Z ne veut pas être gérée, elle veut collaborer. Elle veut qu’on écoute ses idées, qu’on lui donne une voix dès le départ, qu’on la traite comme un talent, pas comme « la relève ».

Au fond, la génération Z ne demande rien d’extraordinaire. Juste du sens, du respect et la possibilité de créer quelque chose qui compte vraiment. Ce qui, avouons-le, n’est pas une si mauvaise boussole pour toute notre industrie.