Bonne année à tous·tes !

Pour bien amorcer 2026, je vous partage quelques-unes de mes observations en matière de tendances en communication.

L’année sera placée sous le signe du retour vers le futur. Alors que le « trad » regagne en popularité dans plusieurs sphères de la société, pour le meilleur comme pour le pire, les marques et annonceurs reprennent plus que jamais les codes des médias traditionnels, dans une facture résolument actuelle.

De mon côté, je crois que ce retour aux sources n’est pas qu’un simple cycle : il s’agit avant tout d’une réaction à la saturation numérique, à la surabondance de contenus et au besoin grandissant de repères clairs, structurés et crédibles.

Une création de contenu plus réfléchie
Sur les réseaux sociaux, le traitement de l’information et la création de contenu adoptent une facture plus télévisuelle : reportages structurés, vocabulaire plus riche, présence plus professionnelle.

Sans recréer la télévision d’hier, on en reprend clairement les codes, adaptés aux plateformes numériques. C’est désormais la norme pour produire un contenu crédible et durable.

Le retour des pauses publicitaires
Qui n’a pas été surpris de voir apparaître des publicités en regardant son film des Fêtes sur Crave ? En dix ans, l’essor de Netflix et des plateformes de diffusion continue nous avait presque fait oublier la publicité, au profit d’abonnements mensuels toujours plus coûteux.

Ironie du sort : même les géants du streaming font aujourd’hui un retour aux sources en réintroduisant la publicité au cœur de leurs contenus. Plus ça change, plus c’est pareil. D’ailleurs, les matchs de sport professionnel migrent massivement vers le streaming, transformant ces plateformes en véritables chaînes généralistes : sport, séries, films, documentaires, information… le tout ponctué de pauses publicitaires. Un modèle qui rappelle étrangement l’âge d’or de la télévision.

L’IA : plus le droit à l’erreur
Rappelons-nous : la télévision devait tuer la radio, le vidéoclip devait aussi tuer la radio, les médias sociaux devaient tuer la publicité… et pourtant. L’intelligence artificielle s’imposera comme une collaboratrice de premier plan pour les professionnels des communications.

L’IA n’annonce pas la fin d’une époque, mais en devient plutôt le moteur. Elle permet de produire du contenu à une vitesse impressionnante. Les contenus léchés, professionnels et cohérents deviennent la norme. Loin de nous rendre paresseux, l’IA nous force à être meilleurs.

La clé en 2026 : la stratégie
Alors, comment recréer, dans les médias numériques, une forme d’âge d’or du contenu, professionnel et pertinent, amplifié par l’IA ?

La réponse tient en un mot : la stratégie.

En 2026, finis les longs discours abstraits sur LinkedIn. On veut du concret, du rationnel, de l’action. Après des années de réflexion post-pandémique, sous l’ère Trump et l’arrivée massive de l’IA, il est temps d’agir, sans se laisser intimider par ce qui échappe à notre contrôle.

Seuls les plus enthousiastes verront le potentiel dans ce chaos, et les plus stratégiques sauront en tirer profit.

Les relations publiques : toujours d’actualité
Oui, les relations publiques demeureront essentielles au cours de la prochaine année. Des messages clés clairs, concrets et percutants s’imposeront comme la norme, tout comme des communiqués de presse au style résolument journalistique, laissant de côté les envolées littéraires afin de maximiser l’impact et les résultats.

Et les journalistes… ?
En terminant, une pensée pour les journalistes qui vérifient leurs sources avant de publier. J’espère sincèrement que ce retour aux sources s’étendra aussi à la consommation du vrai journalisme, trop souvent malmené depuis l’ère Trump. Même si les sondages vont dans le sens contraire, je crois à un retour de la confiance envers les médias.

Rappelons-le : ils demeurent, en grande partie, des piliers de notre démocratie.

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