Viaconseil

La mobilisation: une solution au déclin démographique

par Viaconseil, le 5 février 2014


Je lisais récemment un article sur une étude menée par HEC Montréal sur le fait que le Québec vit au-dessus de ses moyens. Nous sommes de moins en moins de personnes en âge de travailler, ce qui forcément impacte nos revenus en tant que société (PIB = population active + productivité). Nos dépenses, quant à elles, augmentent de façon inquiétante, entre autres au niveau de la santé, population vieillissante oblige. Que nous reste-t-il comme solution? La productivité. Donc, travailler plus. Ou (pourquoi pas) travailler mieux!

Le gouvernement Marois vient d’annoncer qu’ils soutiendront financièrement les jeunes qui souhaiteraient effectuer une expérience de travail. Est-ce la bonne approche? Ça dépend. Les organisations qui vivent des pénuries de main-d’œuvre qualifiée souhaiteraient surtout que l’on encourage ces jeunes à développer les compétences que celles-ci recherchent si désespérément. Mais il faudra être patient, ceci n’arrive pas du jour au lendemain!

L’engagement et la mobilisation: une solution payante

Que peut-on faire alors afin d’être plus productif à court terme? Investir dans la mobilisation et l’engagement des employés. Pourquoi? Parce qu’il a maintes fois été démontré que l’employé engagé envers son organisation est plus productif. En effet, un employé peu engagé perd en moyenne 2 heures par jour en productivité! Alors qu’un employé engagé:

• fournit un effort additionnel, discrétionnaire, pour le bien de l’organisation;
• s’identifie aux valeurs de l’organisation;
• s’implique au-delà de ce qui lui est demandé dans son travail;
• parle positivement de l’entreprise aux collègues et aux candidats potentiels;
• démontre un fort désir de demeurer au sein de l’organisation;
• représente votre entreprise en dehors des heures de travail.

Et selon vous, lequel entre l’employé engagé et le non engagé est le plus heureux au travail?

Donc, une entreprise comptant une masse critique d’employés engagés obtiendra à tout coup de meilleurs résultats financiers.

L’impact de l’engagement sur les résultats organisationnels

En effet, les entreprises ayant un taux d’engagement élevé ont de meilleurs résultats au niveau de: • la productivité;
• la rentabilité;
• la satisfaction des clients;
• la qualité des produits et services;
• le retour sur investissement;
• l’absentéisme;
• les accidents de travail et maladies professionnelles;
• et bien sûr, le taux et le coût de roulement.

Les meilleures d’entre elles ont un taux d’augmentation du bénéfice par action près de 4 fois plus élevé que leurs compétiteurs ayant un niveau d’engagement moins élevé. Imaginez l’impact que ces entreprises ont sur notre PIB!

Sensibiliser les dirigeants à l’engagement

Ce qui est malheureux, c’est que peu de dirigeants d’entreprise s’en préoccupent et les données sur le niveau d’engagement sont désastreuses. Moins de 30% des employés, de façon générale, seraient engagés. Plus de la moitié ne sont tout simplement pas engagés (ça, c’est ceux qui perdent 2 heures par jour sur les réseaux sociaux). Et le pire! Près de 20% sont activement désengagés (les très mécontents qui le laissent volontiers savoir à qui veut l’entendre).

Considérant que notre population active est grandement (et le sera de plus en plus) composée de jeunes, et que les attentes envers le marché du travail et les besoins de cette génération de travailleurs sont bien différents de ceux des autres générations, il serait pertinent pour leurs gestionnaires d’être au fait de ce qui motive ceux-ci, ce qui les amène à s’engager envers une organisation.

Être à l’écoute des jeunes, pour un gouvernement, c’est bien. Mais ce qui serait encore mieux, ce serait de sensibiliser les dirigeants à l’être un peu plus. Car l’écoute est à la base du développement de l’engagement. Elle permet de comprendre son employé, ses intérêts, ses objectifs, ses sources de motivation, ses contraintes, etc.

Selon certains, les Québécois doivent travailler plus afin de maintenir collectivement notre niveau de vie et contrer le déclin démographique. Et si, au contraire, au lieu de travailler plus, on enseignant à nos patrons comment encourager leurs employés à travailler mieux? Cela rapporterait autant à l’employé, à l’employeur qu’à la société.

Par VIACONSEIL


Hausse salariale: comment s’y prendre?

À lire maintenant

Désinformation et menaces informatiques: l’intelligence artificielle au cœur des solutions
Pourquoi les villes et municipalités devraient-elles choisir WordPress?
5 astuces pour réussir votre marketing numérique pour OBNL
Bon coup médiatique: Hydro-Québec
Ergonomie 101
Hausse salariale: comment s’y prendre?
Bon coup médiatique: la santé mentale
Évitez de vous brûler au travail
Mauvais coup médiatique: Anne Casabonne
Aux urnes, communicateurs!
Bons coups médiatiques: Leylah Fernandez et Félix Auger-Aliassime
Cinq conseils pour rehausser l’expérience des portes ouvertes