Catherine Pépin (bec)

Faut que ça bouge: Les Mauvais Garçons donne l’exemple

par Catherine Pépin (bec), le 26 juillet 2022


On le répète depuis longtemps, l’activité physique est au cœur de la santé et du bien-être. On ne parle pas ici de bouger comme un·e athlète, mais de bouger, point. Dans la simplicité et dans le plaisir. C’est parfois compliqué de trouver le temps, on ne sait pas toujours par où commencer et on ne va pas se leurrer, ce ne sont pas tous les sports ou toutes les activités physiques qui sont abordables! L’agence créative Les Mauvais Garçons a décidé que bouger serait au cœur de la solution pour assurer le bien-être de ses employé·es. Une belle démarche a commencé pour trouver des options concrètes et amener des changements significatifs pour que tout le monde soit encouragé et motivé à prendre soin d’eux. Parce qu’au final, cela bénéficie autant à l’employé·e qu’à l’employeur!

Discussion avec Élodie Villemure, coordonnatrice finances et RH chez Les Mauvais Garçons, pour bien comprendre leurs démarches et ce qu’elles apportent à l’entreprise dans son ensemble et aux employé·es individuellement.

Pourquoi Les Mauvais Garçons met l’accent sur la pratique d’activité physique auprès de ses employé·es?
Élodie
: Si on revient au début, Les Mauvais Garçons n’a jamais vraiment eu un profil athlétique. Comme n’importe où, on a quand même quelques employé·es, disons plus discipliné·es et motivé·es, qui pratiquent une activité avec assiduité et rigueur (on trouve important de le souligner par respect pour leurs efforts!), mais règle générale, on s’active avant tout pour le plaisir d’être ensemble. On est surtout des «bougeur·euses sociaux·ales» avec un pas pire esprit de compétition!

La pandémie nous a tou·tes affecté·es et challengé·es sur le plan personnel et professionnel. Les contacts en personne limités nous ont poussé·es à annuler les activités teambuilding normalement pratiquées et cela a créé de la distance entre les employé·es. À titre d’employeur, on a donc commencé à réfléchir à comment on pouvait s’impliquer pour les aider à reprendre leur rythme d’avant et à atteindre leurs objectifs, tout ça dans une démarche qui serait axée sur leurs intérêts et leurs besoins. On veut agir à titre d’appui, en offrant un soutien facilitant, motivant et stimulant.

Quelles sont les initiatives actuelles de mise en forme et celles que vous aimeriez implanter dans le futur?
Élodie:
Actuellement, nous avons des défis sportifs ainsi qu’un comité sportif qui est en cours d’implantation. Parmi les défis, la MG Run qui est un défi de course à pied de 5, 10 ou 15 km au choix, incluant des sorties préparatoires et un plan de préparation sur trois mois. Nous organisons aussi le Summerball, un tournoi de balle molle interagence avec pratiques hebdomadaires pour notre staff. Le comité sportif, quant à lui, servira à soutenir et guider les participant·es au quotidien en agissant comme source de motivation.

Idéalement, nous aimerions implanter plusieurs initiatives visant à soutenir et encadrer notre équipe dans ses objectifs: partenariat avec des professionnel·les spécialisé·es, comme des kinésiologues, mise à disposition d’une plateforme santé, créer un espace dédié à l’entraînement à proximité des bureaux et développer un calendrier sportif d’activités mensuelles incluant des ateliers exploratoires, des cours de groupes récurrents et des ateliers de style conférences avec des spécialistes.

Comment s’inscrit ACTIZ dans votre démarche d’être actif·ve au travail?
[ACTIZ est une stratégie créée pour soutenir les entreprises souhaitant tirer avantage des nombreux bienfaits de l’activité physique au travail.]
Élodie: On voulait pour nos employé·es que les actions de notre plan soient variées et stimulantes, qu’elles rejoignent les intérêts de tou·tes, favorisent la participation du plus grand nombre et qu’elles soient fonctionnelles et pertinentes. On avait donc beaucoup de «cases à cocher» et tout autant d’attentes pour leur faire vivre concrètement les bienfaits de la pratique de ces actions. Il faut dire qu’avec ces idées de grandeur, on se demandait par où commencer. ACTIZ nous a donc aidé·es en nous donnant accès à diverses ressources (information, outils et témoignages) qui nous ont permis de structurer notre démarche. Nous avons donc été guidé·es et assisté·es tout au long du processus et de notre réflexion grâce à Formule ACTIZ, programme d’accompagnement sur six semaines. Les ressources mises à notre disposition nous ont aussi permis de challenger nos idées, en nous montrant l’étendue des possibilités s’offrant à nous, et en nous confrontant aux défis et difficultés probables que celles-ci pourraient engendrer.

Dans un milieu créatif qui bouge beaucoup, où un projet et une réunion n’attendent pas l’autre, comment ces initiatives se traduisent concrètement?
Élodie:
Il y a quatre grandes «règles de vie» qui doivent être appliquées pour arriver à la réussite de ces offensives. La communication, en partageant les disponibilités de tou·tes dans des calendriers d’équipe. L’organisation en assurant un horaire planifié et annoncé à l’avance. Le respect des politiques internes, de l’équilibre travail et vie personnelle par la flexibilité, le travail hybride ainsi que l’horaire réduit d’été. Finalement, l’implication des employé·es par des sondages sur leurs intérêts et la sélection des activités; de la direction pour soutenir les employé·es dans leur démarche respective et dans l’application du plan du comité sportif; du comité sportif qui doit encourager et motiver les employé·es dans leurs actions en plus de faire le suivi avec la direction pour s’assurer du respect de ces «règles de vie».

L’activité physique joue un rôle important dans l’équilibre et dans le maintien de la santé et du bien-être, mais en réalité, voyez-vous une différence dans le travail, l’attitude et l’implication de vos équipes?
Élodie:
La différence n’est pas encore maximale comme nous n’avons pas encore appliqué toutes les initiatives, mais elle est tout de même notable. On l’a principalement remarquée dans l’esprit d’équipe, ce qui est logique puisque les offensives mises en place sont de nature teambuilding.

Les employé·es sont stoked de recommencer à faire des activités ensemble. Il·elles participent et sont grandement impliqué·es. Certain·es se lancent même des défis supplémentaires. L’énergie générale de l’équipe est excellente, l’ambiance est décontractée, et tout ça sans affecter la productivité. Nous serions même prêt·es à affirmer que tout le monde est plus efficace et que le temps de travail est optimisé et mieux rentabilisé.

Du côté des gestionnaires, depuis nos tout débuts, nous avons le désir d’offrir à notre équipe un cadre de travail organisé et structuré, dans lequel l’expertise et les compétences de chacun·e sont valorisées et reconnues. Chacun·e connait le rôle qu’il·elle a à jouer au sein de l’organisation et en fonction des situations, tou·tes savent vers qui se diriger et à qui se référer. La taille de notre organisation nous permet quant à elle d’avoir et d’entretenir une relation de proximité avec chacun·e. Celle-ci se traduit par une communication constante marquée par la consultation de notre équipe lors de la prise de certaines décisions et de leur implication dans la mise en place des actions retenues. Chaque membre de l’équipe représente un élément clé essentiel à la réussite du groupe, il est donc normal que tou·tes sentent qu’il·elles peuvent évoluer et cheminer dans l’écoute, la considération et le respect.

Dans vos mots, quelle est votre définition du bien-être?
Élodie: Selon nous, le bien-être part de l’équilibre et du respect de ses limites. C’est être disposé·e à s’accorder de l’importance, parce qu’après tout, on est le main character de notre propre vie seulement.

C’est l’équilibre entre la maîtrise et le savoir laisser-aller, entre le deliver et le fun: trouver le juste milieu entre le souci d’être fiable, présent·e, performant·e, à la hauteur de ses responsabilités et obligations, tout en s’accordant le droit à des moments de légèreté, voir même de parfaite immaturité. C’est aussi s’écouter et être indulgent·e avec soi-même: s’accorder un moment de répit pour mieux repartir, mais surtout sentir intrinsèquement qu’il nous est possible d’agir de la sorte et que cette limite sera reconnue et respectée par ceux et celles qui nous entourent.

Pour en savoir plus sur l’agence Les Mauvais Garçons et ses projets, visitez lesmauvaisgarcons.ca. Pour les détails sur ACTIZ, visitez actiz.ca. Pour vous inscrire à la liste d'attente de Formule ACTIZ, c'est par ici.

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