Pierre Gince, PRP, ARP

Bon coup médiatique: la santé mentale

par Pierre Gince, PRP, ARP, le 4 octobre 2021


Quel est le dénominateur commun entre les athlètes Jonathan Drouin, Naomi Osaka et Simone Biles, la philanthrope Sophie Desmarais et l’homme d’affaires Louis Garneau ?

Au cours des derniers jours et des dernières semaines, ils et elles ont pris la parole dans les médias sociaux et traditionnels afin de contribuer à briser le tabou de la santé mentale.

Ce n’est pas rien…

Santé mentale 1
Sources du visuel : rds.ca, fondationjasminroy.com, lapresse.ca

Parler, quand on est prêt à le faire
En quelques semaines seulement, ces cinq personnalités de haut niveau ont considéré qu’une goutte venait de faire déborder leur vase :

  • Naomi Osaka, 2e joueuse de tennis au monde, a quitté le prestigieux tournoi de Roland-Garros parce qu’elle n’en pouvait plus de participer aux conférences de presse d’après-match ;
  • Simone Biles, médaillée d’or olympique en gymnastique, s’est retirée de certaines des compétitions des derniers JO. Ensuite, elle a avoué avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraineur et vécu une dépression ;
  • Jonathan Drouin a quitté la période de réchauffement d’un match du Canadien, en avril, puis s’est retiré de l’entourage de l’équipe sans précisions à l’époque… avant d’être très clair à son retour au jeu ;
  • Sophie Desmarais, héritière de l’homme d’affaires Paul Desmarais, est surtout connue pour son engagement philanthropique — dont celui au sein de la Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais. Elle vient de publier Tout pour être heureuse, aux Éditions Michel Lafon ;
  • Louis Garneau, ex-athlète olympique devenu homme d’affaires à succès, dont le tout récent livre Je suis tombé deux fois, aux Éditions de l’Homme, raconte ses récentes difficultés professionnelles et personnelles.

« Deux Aspirine et une bière… »
Pour mesurer le chemin parcouru dans la société québécoise à propos de « tout ce qui n’était pas viril » il y a à peine quelques décennies — comprendre les commotions cérébrales et la santé mentale — voici une déclaration d’un ancien joueur du Canadien dans les années 70 :

« DANS MON TEMPS, ON PRENAIT DEUX ASPIRINE ET UNE BIÈRE ET ON JOUAIT LE LENDEMAIN ! ». — Yvon Lambert

Les choses ne s’étaient pas améliorées à l’époque de Stéphane Richer, qui a joué pour le CH et dans la LNH de 1984 à 2002 :

« Monsieur Corey et monsieur Savard, comme je les appelais dans le temps, m’avaient dit : (…) Tu as de l’argent, tu parais bien et tu scores 50 buts par année. (…) Ne pense pas au reste. Ça va passer », a-t-il affirmé ces derniers jours à TVA Sports.

Comment un enjeu devient-il concret ?
Lorsqu’une organisation fait la promotion d’un enjeu — que ce soit via la publicité et les relations de presse — il n’y a pas de recette miracle. Chose certaine, rien n’est instantané.

Ainsi — et malgré des budgets faramineux — il aura fallu de nombreuses années pour que la campagne #BellCause s’enracine dans l’actualité. Et, que des employeurs tels Financière Sun Life choisissent la santé mentale comme cause majeure dans la gestion des ressources humaines.

IL N’Y A PAS DE RECETTE MIRACLE. MAIS, L’UNE DES STRATÉGIES À SUCCÈS A ÉTÉ – ET DEMEURE – LES TÉMOIGNAGES DE VICTIMES ET LES APPUIS À CELLES-CI.

Ces sorties publiques permettent de s’identifier aux problèmes des personnes qui osent prendre la parole, et ce, même si très peu de gens jouent dans LNH, deviennent des « success stories » en affaires ou possèdent le compte de banque des plus grands philanthropes…

Peu importe : l’audace de leurs témoignages touche.

Mesurer la couverture médiatique : combien ?
Mesurer une réputation, c’est une affaire de tous les instants : quand ça va bien, tout comme en situation de crise et lorsque la situation est « normale ». Puisque, dans chaque retombée médiatique et chaque vague dans les médias sociaux, il y a des faits à chiffrer — froidement — et des données à analyser — froidement aussi.

MESURER LE GAIN DE RÉPUTATION ET LE SCORE DE PERFORMANCE D’UNE COUVERTURE MÉDIATIQUE CONTRIBUE À LA GESTION.

En voici quelques exemples :

Santé mentale 2
L’homme d’affaires Louis Garneau parle de ses problèmes en toute candeur. Ici, un score de performance de 125 %.
Source du visuel : lesoleil.com

Santé mentale 3
Stéphane Richer a encouragé publiquement Jonathan Drouin à persévérer malgré les embûches. Selon Mesure Média, l’ancien numéro 44 a obtenu un score de performance de 140 % grâce à cette retombée.
Source du visuel : Journal de Montréal

Santé mentale 4
Mme Sophie Desmarais a bénéficié d’une couverture favorable, comme le démontre ce gain de réputation de 135 % à TVA.

Source du visuel : TVA Nouvelles

Santé mentale 5
La santé mentale est devenue très présente dans l’actualité (près de 10 000 mentions en septembre). La contribution de Jonathan Drouin est significative.
Source du visuel : Cision.

À retenir :

  • La persévérance des dirigeants et des gestionnaires à promouvoir une cause sociétale qui correspond à leurs valeurs peut prendre bien du temps… et finir par émerger dans l’actualité et faire évoluer les mentalités.

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