ZenData Marketing

HTML5 vs Flash

par ZenData Marketing, le 6 avril 2012


Récemment, deux anciens étudiants de Havard ont créé une application qui vous soutire 5$ pour chaque séance de gym ratée. L’argent va dans un "pool" que vous avez créé avec des amis sur un compte PayPal et est remis au gagnant qui a le meilleur ratio au bout d’une durée déterminée. L’importance des gains dépendra de la fainéantise de vos partenaires. L’application s’appelle Gym Pact et a été lancée en premier sur iPhone en HTML5, et prochainement, sur Android (Courrier International, N. 1107, Insolites, jeudi 19 janvier 2012, p.55).

Dernièrement, un certain Mysterious Hoatzin a édité sur son site, une très jolie histoire appelée Hobo Lobo of Hamelin. Ce conte revisite la légende du Joueur de flûte de Hamelin, transcrite par les Frères Grimm. Même si le texte est très bien écrit, ce n’est pas celui-ci qui retiendra l’attention mais la mise en scène à travers une bande dessinée animée. Pour faire avancer l’histoire, il faut utiliser la barre de défilement horizontale... Particularité: tout le développement technique est en HTML5 (et non en flash) et est disponible sous licence Creative Commons et donc réutilisable pour d’autres projets du même acabit (Libération, Le Mag, samedi, 10 décembre 2011, p.MAG_16).

Presque tout le monde est au courant de l’abandon progressif, mais quand même assez massif, de la programmation en Flash vers du HTML5, accompagnée de ressources CSS3 et jQuery, comme les deux précédents exemples le démontrent. Mais en gros, pourquoi? Flash d’Adobe est une référence depuis 12 ans avec de sérieuses forces comme une grande puissance en terme d’animation, des possibilités de gestion du multimédia inégalées et un affichage uniforme. Si, dans les domaines des jeux et des animations (bannières), il est certain que Flash a encore de très beaux jours devant lui, sa position de leader de la visualisation vidéo est de plus en plus contestée par les possibilités de Html5. Une alternative déjà bien exploitée par Dailymotion ou Wikipédia. Aussi, alors que réussir à faire fonctionner Flash de manière homogène, sur toutes les chipsets supportés dans des appareils mobiles modernes, exige une énorme quantité de travail et nécessite beaucoup de ressources d’ingénierie, les solutions basées sur Html5 sont nettement plus simples, logiques, bref mieux adaptées.

Mais alors, utiliser Html5 est vraiment la panacée? En fait, ça dépend pourquoi, car il y a certains points essentiels à rappeler. Le premier d’entre eux est que le complément CSS3 est toujours en état de brouillon pour une grande partie (ne parlons même pas du projet de CSS4). Le suivant est que, chez Microsoft, seul Internet Explorer 9 reconnait Html5 et CSS3 et que les versions IE 6 à IE 8 sont toujours vigoureux sur de vastes parcs informatiques (on parle encore de 6 à 10% d’usage pour IE 6 et 7 réunis). Heureusement, les intégrateurs et autres programmeurs nous proposent des correctifs qui permettent à presque tout le monde d’utiliser une solution stable en Html5 sur des navigateurs modernes.

En fait, la préférence entre nos deux concurrents doit partir des besoins du projet car chaque outil possède ses avantages. Html5 sera privilégiée pour des sites liés à des objectifs d’optimisation pour les moteurs de recherche et de mots-clés, créer des pages Web évoluées pour proposer des expériences en ligne inédites, du clip musical à certains jeux vidéos ou une orientation mobile. Par contre, Flash restera la référence, pour encore un certain temps, en matière de réalisations beaucoup plus complexes.

Html5 et les médias
Le premier exemple me venant à l’esprit est celui d'InMobi. Cette société, née à Bangalore en 2007, est au 2e rang mondial des régies publicitaires mobiles, juste derrière AdMob. Sur base d’analyse qui prévoit une hausse de la publicité mobile en Europe (de 570 millions, aujourd’hui, à 5.1 milliards d’euro en 2015), InMobi a racheté la société américaine Sprout qui a notamment développé une technologie permettant de proposer des insertions publicitaires sur mobiles en format Html5 "rich media", et ce, afin de séduire le plus d'annonceurs potentiels.

Ensuite, grâce à Html5, le Financial Times a réussi à faire un pied de nez à Apple et à son AppStore. Suite aux conditions exigées par Apple, comme le contrôle complet des bases de données client et une redevance sur les achats effectués par le biais de l’AppStore, le Financial Times a décidé de retirer complètement son application iPad de l’AppStore et a lancé parallèlement une application web mobile de son journal compatible sur toutes les tablettes existantes. Cette décision a ouvert la voie à quelques autres éditeurs, dont Playboy. Cela n’empêche pas d’autres de continuer l’aventure avec Apple comme le groupe Virgin (Project Magazine) ou Le Monde, par choix, en créant une version multimédia adaptée à l’iPad, et d’autres comme La Tribune ou France Soir, par obligation, en participant à Newsstand car ils sont en grande difficulté (France Soir a décidé d’arrêter l’édition papier depuis le 15 décembre). Enfin, plus légèrement, le Groupe Pages Jaunes, en collaboration avec Cossette, a développé, en Html5, un concours mobile décliné sur les téléphones intelligent en un gratteux virtuel. En marketing mobile, les marques cherchent toutes à se distinguer. L’important est donc d’éviter le piège du gadget.

En conclusion, l’avenir du Html5 dans les médias du web est prometteur. Il va permettre une évolution des plateformes de diffusion et des contenus en permettant une meilleur visibilité grâce à un SEO beaucoup plus performant.

L'équipe de ZenData Marketing


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