Le milieu publicitaire québécois perd une figure marquante avec le décès de Madeleine Saint-Jacques, une pionnière qui a contribué à façonner l’industrie pendant plusieurs décennies.

Sa carrière est étroitement liée à Young & Rubicam, où elle a occupé différents postes, de la création à la direction. Elle a notamment été directrice de création, vice-présidente exécutive et directrice générale, avant d’accéder à la présidence de l’agence montréalaise au début des années 1990.

En 1995, elle s’associe à Louis-Éric Vallée pour acquérir 51 % du bureau montréalais de Young & Rubicam. Cette opération donne naissance à Saint-Jacques Vallée Young & Rubicam, une agence à propriété majoritairement québécoise. Il s’agit alors d’un cas unique au sein du réseau mondial, qui accepte pour la première fois de céder une part majoritaire de propriété à des intérêts locaux.

Au fil de son parcours, Madeleine Saint-Jacques s’est également distinguée par son leadership et son engagement envers la profession. Reconnue pour son sens de l’éthique, son intégrité et le respect qu’elle portait aux différents métiers de l’industrie, elle a joué un rôle de mentor auprès de plusieurs personnes du milieu. Ses relations avec ses collègues, ses partenaires et le réseau Young & Rubicam ont aussi contribué à bâtir sa réputation.

En 2013, l’Association des agences de publicité du Québec (AAPQ), aujourd’hui l’Association des agences de communication créative (A2C), lui a remis son tout premier prix Hommage. Cette distinction soulignait la portée de son parcours et sa contribution à l’industrie publicitaire québécoise, dans laquelle elle compte parmi les femmes ayant ouvert la voie.