L’intelligence artificielle met à l’épreuve l’industrie de la communication. L’esprit critique est un élément clé à mettre de l’avant et la relève semble en faire une mission ! Luis Areas est impressionné par l’optimisme qui se dégageait des candidatures lors de la sélection des Prix de la Relève et du Prix Partenaire, remis dans le cadre du concours Idéa.

Le changement est un modus operandi avec lequel la relève du monde de la communication semble très à l’aise. À une ère pleine d'incertitudes, avec un climat socio-économique et politique assez sombre, plusieurs joueur·euses du milieu semblent même se nourrir de ce changement, pour le rendre positif. Cette tendance est d’ailleurs mise à l'avant-plan lors de l’édition 2026 du concours Idéa. Les candidatures pour les Prix de la Relève, qui récompensent les jeunes recrues ayant moins de cinq ans d’expérience en agence média, et le Prix Partenaire, qui souligne l’innovation des fournisseurs média, étaient encore une fois très prometteuses. Luis Areas, vice-président média et croissance, associé chez CARTIER, a été énergisé par la qualité des candidatures.

Un monde de complexité et de collaboration
Cette année, lors des délibérations, une attention particulière a été portée à ce petit je-ne-sais-quoi qui allume une curiosité et une rigueur, sachant que l’industrie est mise à l’épreuve notamment par l’intelligence artificielle. « Il y a également de plus en plus de possibilités en médias. Avec la fragmentation, il y a plus de difficultés au niveau de la donnée. Davantage de complexité s’invite dans notre métier. Je pense qu'on voulait vraiment célébrer des candidatures qui dégageaient une certaine passion à composer avec cet aspect plus difficile et complexe », souligne Luis Areas.

Parmi toutes les candidatures de grande qualité, il y avait également un souci de s’assurer de récompenser et célébrer divers types de personnes. Lors de leurs délibérations, les membres du jury ont été agréablement surpris·es par l’énergie et l’optimisme des candidat·es. « On vit dans un climat, que ce soit avec les projections de notre clientèle, le climat socio-économique ou politique, qui est assez moribond », ajoute Luis Areas. Ainsi, les membres du jury ont salué toute cette dose de positivité exprimée par les participant·es.

L’utilisation de plusieurs questions non scriptées a permis à des personnes de se démarquer, lors du processus de sélection. Il ne s’agissait pas d’un « piège », mais d’essayer de dénoter une certaine volonté qui transcende la préparation ! « On cherchait de l’authenticité, de la rigueur, de la curiosité… Ce sont vraiment ces éléments qui ont été mis de l’avant. On voulait célébrer l’humain dans une ère d’automatisation », explique le vice-président média et croissance, associé chez CARTIER.   

Une démarche quasi scientifique
Avec l’intelligence artificielle qui occupe une place de plus en plus importante dans nos tâches quotidiennes, certains milieux doivent repenser leurs stratégies et parfois complètement se repositionner. Plusieurs peuvent en venir à remettre en question l’avenir de leur métier… D’autres se disent qu’une bonne façon de garder leur flamme allumée est de mettre au défi, en quelque sorte, cette nouvelle technologie ! « Plus tu vas comprendre comment c'est fait, plus tu vas être capable d'avoir un esprit critique qui lui va te permettre de challenger justement l'intelligence artificielle, l'automatisation, les algorithmes, etc. Comprendre comment les choses se font vraiment et qu'est-ce qui importe dans le processus. Pour nous, cette rigueur est super importante », mentionne Luis Areas. En posant des questions notamment sur le futur des carrières dans l’industrie de la communication aux candidat·es, lors de la sélection en vue des Prix de la Relève et du Prix Partenaire, l’intention était de déceler ce qui les pousse vraiment à y faire leur place ou à y demeurer.

Développer un esprit critique et constamment l’alimenter prend aussi toute son importance dans le milieu, à l’ère actuelle. « Lors des délibérations, il y avait une démarche quasiment scientifique, de la part de candidat·es, qu’on a eu envie de célébrer : poser une hypothèse, la valider, la mettre en action, la tester, l’appliquer, la mesurer, pour finalement la partager avec la clientèle », note Luis Areas. Si on souhaite que le rôle de l’humain reste, à travers cette nouvelle époque de l’automatisation et tout ce qui s’en vient, l’esprit critique se doit d’être un élément clé à mettre de l’avant et à célébrer, en tant qu’industrie. « Et ça, je crois que ce n’est pas seulement en médias, mais sur l’ensemble de nos expertises », ajoute-t-il.

Ainsi, il est stimulant, voire rassurant, de constater que la relève semble considérer que le chemin que prend l'industrie, via les nouvelles technologies, n’a pas nécessairement à être déstabilisant ou effrayant ! Elle y fonce tête première, avec beaucoup d'espoir et d’entrain.

Un milieu qui se doit d’être agile et réactif
C’est rempli d’espoir que Luis Areas dit être sorti des rencontres organisées lors des délibérations pour les Prix de la Relève et le Prix Partenaire, cette année ! Malgré les adaptations et les épreuves auxquelles l’industrie de la communication doit faire face, il entrevoit le futur du milieu comme étant lucide et agile. Qui parviendra à y faire sa place et à être gagnant·e en bout de ligne ? Les joueur·euses qui vont le mieux comprendre la complexité de l’industrie actuelle, sans nécessairement devenir des expert·es dans tout ! « Je pense que l’intelligence, la stratégie, l’art de faire des choix, c’est quelque chose qui va encore nous tenir allum·ées. Le sens critique; repousser les limites. Je sens qu’il y a des personnes qui veulent prendre la relève comme de futur·es dirigeant·es et pousser. On a de super bons talents et ça revient à nous d’être capables d’être aussi agiles, réactif·ves et intelligent·es qu’eux·elles vont l’être », conclut-il.

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Comme quoi il y a encore énormément de beauté dans ce monde de complexité et de collaboration!

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Prix de la Relève, volet stratégie : Alphée Lamothe, superviseure de groupe, Cossette Média
« Sa rigueur et sa capacité de collaborer étaient exceptionnelles. Sa capacité de créer un écosystème de collaboration, que ce soit avec les médias ou avec des agences partenaires. D’être capable de mobiliser les équipes à l’interne. Comment s’amuser avec les médias, être en mesure d’aller au-delà de la perception d’un média qui est en recul, comme la radio. Bref, Alphée a complètement embrassé ce média et s’est amusée. Elle a été capable de challenger les partenaires médias », souligne Luis Areas.

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Prix de la Relève, volet expertise : Alexandre Ghazal, gestionnaire de plateforme, Omnicom Media Group
Selon Alexandra Lafond, vice-présidente, directrice média chez Starcom Canada : « Les lauréats ont fait preuve de proactivité en proposant de nouvelles solutions et méthodologies. Nous avons noté un grand leadership, une fine compréhension de la mesure dès le début de la campagne, ainsi que l'élaboration d'un "test and learn". Ce sont des profils très imaginatifs qui ont su créer une nouvelle solution, gérer la technologie et offrir un point de vue pertinent sur les outils offerts par l'agence. »

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Prix Partenaire : RoséFM, par Bell Média, pour la Société des alcools du Québec
« Chapeau à Bell de s’être prêté au jeu et d’avoir mis de l’avant son star système pour contribuer au succès de la campagne ! Ça démontre une belle ouverture d’esprit, ça vient challenger les agences qui souvent se mettent elles-mêmes des limites dans ce qu’elles peuvent faire avec des médias. C’est un wake-up call de dire que nous autres, on attend juste ça de s’amuser avec les marques », commente Luis Areas.