Six mois après l’annonce de sa fusion stratégique avec Click & Mortar, Tink a dévoilé, le 20 mai dernier, une nouvelle identité de marque incarnant l’évolution de son offre et de son positionnement. Le bleu de Click & Mortar et le rouge de Tink se rencontrent désormais dans une nouvelle signature portée par une vision plus intégrée du numérique. Avec un logo où le « + » s'intègre au « T », une signature qui est devenue « L'impulsion de vos ambitions numériques », et une offre de services enrichie autour d'une approche pleinement intégrée, Tink amorce une nouvelle étape de son évolution et affirme plus clairement son positionnement dans l'écosystème numérique québécois. Derrière cette refonte, on découvre surtout le portrait d'une équipe fusionnée qui s'est construite de façon naturelle, et, selon les mots de ses architectes, avec beaucoup d'humilité ainsi qu'un alignement de valeurs rare.

Gabriel Tassé : vice-président stratégie et innovation, Jocelyn Couture : président et chef de la direction, Stéphane Guérin : vice-président, exécutif, développement de solutions, Émilie Valcourt : vice-présidente, expérience, Olivier J. Bergeron : vice-président, marketing de performance, Antoine Desjardins : Chef des opérations (COO), Martin Proteau : vice-président, services-conseils et marketing corporatif, Michel Fournier : vice-président finances et administration (CFO) et Maude Laurin : vice-présidente, production et livraison
Un mélange de maturité et d'agilité
Pour Martin Proteau, vice-président, services-conseils et marketing corporatif chez Tink, l'image qui résume le mieux la fusion vient de la musique. « Faire du numérique, c'est un travail d'orchestration, rempli de leviers. Avant la fusion, on avait un orchestre pour gérer plein de besoins pour nos client·es, mais il manquait des violons et des trompettes. Aujourd'hui, on a un orchestre beaucoup plus complet, qui résonne bien mieux auprès des client·es. »
Du côté de Click & Mortar, entreprise fondée en 2016 par Gabriel Tassé et Olivier J. Bergeron, le constat était similaire. « Se joindre à Tink nous permet d'accéder à une capacité d'exécution et à une profondeur technologique encore plus grandes, tout en conservant ce qui faisait la force de Click & Mortar, soit l'agilité, l'esprit entrepreneurial et la proximité avec les client·es », résume Gabriel Tassé, désormais vice-président stratégie, innovation et rayonnement chez Tink.
Le rapprochement ne s'est pas fait du jour au lendemain. Dès 2022, les deux équipes avaient commencé à collaborer sur des projets et à développer une complémentarité naturelle, mais c'est un mandat commun pour La Cordée qui a été le déclencheur. « C'est là qu'on a vu de façon très concrète qu'ensemble, on pouvait devenir une des rares agences au Québec capables de couvrir la chaîne de valeur complète du numérique », explique Gabriel Tassé. Trois ans plus tard, cette intuition s'est traduite en chiffres. La nouvelle entité réunit autour de 200 personnes expertes et plus de 30 spécialités sous un même toit, ce qui en fait l'une des rares firmes numériques pleinement intégrées au Québec.
Le vrai bénéfice de l'union n'est pas qu'une question de chiffres pour Tink. Martin Proteau le formule ainsi : « Après 30 ans, on avait l'expertise et la maturité d'une firme bien établie, et le rapprochement avec Click nous a ramené·es dans une zone de transformation, dans le questionnement, un peu comme si on capitalisait à nouveau sur nos esprits fougueux et entrepreneuriaux. C'est exactement la bouffée d'air qui, ajoutée à celle de Tink, nous permettait de voir plus loin. »

Une intégration construite de l'intérieur
Pour décrire les six derniers mois, Gabriel Tassé revient souvent sur un même mot, celui de symbiose. « Dans les projets de fusion ou d'acquisition, il y a souvent une crainte de voir une culture prendre le dessus sur l'autre. Dans notre cas, l'intégration s'est faite de manière très inclusive, avec une réelle volonté de bâtir quelque chose de nouveau ensemble. » L'objectif des deux équipes de direction était simple, dit-il : construire une intégration où chacun et chacune puisse se reconnaître dans le nouveau Tink et avancer dans une direction commune.
Concrètement, l'intégration se vit encore étape par étape, la première étant la cohabitation des équipes sous un même toit, prévue pour la fin de l'été. En attendant, les équipes ont développé leur propre vocabulaire de transition. « Pour l'instant, on s'appelle les bleus et les rouges. Avec la nouvelle identité, on va tous et toutes passer du rouge et du bleu au mauve », raconte Gabriel Tassé avec amusement. Une métaphore qui symbolise le désir de prendre ce qu'il y a de bon et de performant dans les deux organisations et de le mélanger jusqu'à façonner une identité commune. Dans le même esprit, la nouvelle identité visuelle a été pensée à l'interne, par les équipes elles-mêmes, un détail dont Martin Proteau parle avec une fierté évidente.
« Ce qui me rend fier, c'est que ce sont des gens de l'interne qui ont fait tout ça. Notamment, Diane Gosselin à la direction artistique, Édouard Guay à la rédaction, et Lauriane Mourdon au marketing, et plusieurs autres collaborateur·rices dont Anastasia Skaya, Geneviève V. Bérubé, Gabriel Tassé et Olivier Bergeron, ont travaillé avec notre ADN et nos équipes pour créer une identité qui vient de nous. On a voulu avoir une approche inclusive tournée vers l'avenir. On a pris notre destinée de marque en main. »
Le « + » qui s'intègre désormais au « T » du logo parle d'abord de l'addition de valeur pour la clientèle, mais il évoque également autre chose pour Martin Proteau, qui le voit comme un signe d'appartenance et de tissage commun. « C'est aussi un maillage, une connexion, un amalgame, parce qu'on cherche toujours à montrer qu'on est des partenaires qui s'attachent vraiment aux projets. C'est ce qui nous lie à nos client·es comme à nos projets. » Cette intégration se traduit aussi dans la gouvernance même de la firme. La fusion s'accompagne en effet de la mise en place d'une nouvelle équipe de direction qui réunit des personnes issues des deux organisations, et qui incarne la diversité des expertises de Tink.
Une offre multidisciplinaire consolidée, pensée pour la nouvelle réalité numérique
Si la fusion s'incarne d'abord dans la culture et l'identité, elle se traduit aussi très concrètement dans ce que la firme propose désormais à sa clientèle, à savoir une offre intégrée qui couvre l'ensemble de la chaîne de valeur numérique, de la stratégie à l'exécution. Cela comprend autant le conseil stratégique, le design d'expérience et le développement technologique que le marketing numérique, la performance média et l'intégration de l'intelligence artificielle (IA). Concrètement, cette offre élargie change la façon dont Tink aborde les mandats de sa clientèle. Pour Gabriel Tassé, l'image qui résume le mieux ce changement vient du jeu de cartes : « Nos client·es arrivent avec des problèmes, et toute agence a une posture qui vise à essayer de les aider en réglant ces problèmes. Sauf que tout dépend du nombre de cartes que tu as dans ton jeu. Nous, on vient d'élargir nos horizons, et on a un bien plus gros paquet de cartes que bien d'autres pour trouver des solutions. » Une offre plus complète et intégrée, selon les deux dirigeants.
Or, ce paquet de cartes élargi répond à un besoin réel dans un univers numérique qui s'est considérablement fragmenté ces dernières années. Pour Martin Proteau, la fusion permet à Tink de répondre à une transformation profonde de la relation entre les entreprises et leur écosystème numérique. Là où ses client·es venaient autrefois faire construire un grand site web et repartaient ensuite, ils et elles reviennent aujourd'hui pour des besoins continus, qui exigent un partenaire capable de les accompagner dans la durée. « Aujourd'hui, les entreprises viennent aussi pour des dépenses d'opérations comme la publicité, la maintenance ou l'optimisation en continu. On peut maintenant créer l'actif numérique et activer les démarches pour apporter du revenu. Un vrai guichet unique pour l'ensemble du spectre des besoins marketing et TI », explique Martin Proteau.
C'est précisément cette même logique qui guide la posture de Tink sur l’IA, un sujet sur lequel les deux dirigeants tiennent à se démarquer. « On veut être loin du AI washing », tranche Gabriel Tassé, qui rappelle que l'IA reste avant tout un outil, jamais une fin en soi. La firme accompagne ses client·es dans une intégration responsable et durable, en posant les bonnes questions plutôt qu'en restructurant à tout prix les organisations autour de la technologie. Cette conviction se concrétise notamment par la toute première certification en IA et leadership numérique au Québec, développée en partenariat avec l'Institut de leadership pour outiller les dirigeant·es à passer de l'intention à l'action.
Le meilleur est à suivre
Reste à savoir ce que cette nouvelle formule Tink ambitionne désormais. Pour les deux dirigeants, l'horizon est clair, soit accompagner les organisations québécoises et canadiennes dans leur virage numérique et, à terme, étendre ce rayonnement ailleurs au pays. Mais au-delà du plan de croissance, c'est une posture commune qui se dégage de leurs propos, celle d'orchestrateurs qui veulent que leur clientèle ne se sente jamais seule pour faire face aux turbulences d'une économie en constante transformation.
« Cette fusion nous a permis de devenir quelque chose qu'on ne pouvait pas être séparément, soit une firme numérique multidisciplinaire qui allie la profondeur stratégique, la proximité humaine et la puissance de l'IA pour transformer les investissements numériques de notre clientèle en avantages concurrentiels réels. C'est pour ça qu'on se voit comme l'impulsion de leurs ambitions numériques », explique Gabriel Tassé.
« Une nouvelle force numérique unique en son genre est en ville, c'est peut-être la façon la plus simple de résumer ce qu'on est devenus », renchérit Martin Proteau.
Ce qui frappe, dans la conversation avec Martin Proteau et Gabriel Tassé, c'est la sincérité de cette vocation. Aider, accompagner, faire avancer, ce sont les moteurs qui animent plus que jamais les équipes chez Tink. « C'est une pensée vraiment partagée entre nous, on veut aider. Aider les gens, aider les entreprises, aider le monde ! C'est ce qui fait qu'on se lève le matin avec l'envie de travailler en équipe. » Tink amorce une nouvelle étape de son évolution et entend accompagner les organisations dans une réalité numérique de plus en plus complexe.
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Tink en chiffres
30 ans d'existence (fondée en 1995)
200 employé·es et 30 spécialités du numérique sous un même toit
6 pôles de services : stratégie, création, technologie, marketing, données et IA
Plus de 2 000 projets livrés
Une centaine de client·es actif·ves
Relations de longue durée : Metro (+20 ans), Desjardins (+15 ans), Brunet et VIA Rail (+10 ans), Jean Coutu, Super C, Cascades, Groupe Devimco (+5 ans)