Mozilla se lance dans la bataille technologique, mais cette fois, du côté de l’intelligence artificielle. Avec Thunderbolt, l’organisation propose un client IA open source qui pourrait bien venir jouer dans les plates-bandes des géants du secteur.
L’idée est d'offrir une alternative aux solutions comme Copilot ou ChatGPT Enterprise, tout en redonnant aux entreprises le contrôle sur leurs données.
Un client IA… mais version souveraine
Thunderbolt se présente comme un client IA permettant d’interagir avec différents modèles de langage via du chat, de la recherche ou encore de l’analyse documentaire. Il peut être entièrement hébergé localement, directement sur l’infrastructure des organisations.
Autrement dit, pas besoin d’envoyer ses données sensibles chez des géants technologiques pour profiter de l’IA.
Mozilla mise ici sur une IA plus indépendante, plus transparente, et surtout moins dépendante des solutions propriétaires.
Une approche flexible (et un peu anti-GAFAM)
Contrairement aux outils fermés, Thunderbolt laisse le choix :
- des modèles utilisés (open source ou commerciaux),
- de l’infrastructure (locale ou externe),
- et des usages (du simple chat à l’automatisation de tâches).
Le tout repose notamment sur Haystack, un framework open source qui permet de connecter l’IA à des données internes et de créer des workflows personnalisés.
L’outil peut faire bien plus que répondre à des questions : il peut fouiller dans des documents, générer des rapports ou automatiser certaines tâches récurrentes.
Bref, un assistant qui ne se contente pas de parler, mais qui travaille (un peu) aussi.
Une stratégie qui rappelle Firefox
Difficile de ne pas voir le parallèle : Mozilla semble vouloir refaire le coup de Firefox face à Internet Explorer, mais version IA.
Face à des solutions dominées par quelques géants, l’organisation tente de repositionner l’open source comme une alternative crédible.
Encore en développement, mais déjà disponible
Thunderbolt est déjà accessible en open source sur GitHub, même si le projet est encore en développement actif et en attente d’audits de sécurité.
Une version hébergée serait également en préparation pour les organisations qui n’ont pas les ressources techniques pour tout gérer en interne.

Source : Blog du modérateur