Année après année, le concours Idéa s’impose comme un véritable baromètre de la créativité d’ici. Porté par l’Association des agences de communications créatives (A2C) en partenariat avec la Société des designers graphiques du Québec (SDGQ), il met en lumière ce qui se fait de plus pertinent, audacieux et efficace dans l’industrie.

À l’occasion de cette nouvelle (et déjà septième) édition, le Grenier vous invite à ses désormais traditionnels «Brin de jasette» avec les président·es des jurys — Création publicitaire, Craft/Production, Produits et expériences numériques, Design, Résultats d’affaires et stratégie, ainsi que Média. Au menu : un accès privilégié aux coulisses des délibérations!

Jean-François Asselin

Sous la présidence de Jean-François Asselin, réalisateur chez Cinélande, le jury a reconnu les productions publicitaires les plus innovantes de la dernière année.

Composition du jury Craft/Production d’Idéa 2026 :

  • Jean-François Asselin, réalisateur, Cinélande (présidence)
  • Nathalie Norambuena, consultante en post-production, BRP
  • Mathieu Morin, concepteur/superviseur sonore, Lamajeure
  • Maïlis, réalisatrice, Les Enfants
  • Alex Bernier, directeur exécutif de création, LG2
  • Stéphanie Côté, directrice de la production, Septième
  • Marie-Soleil Patry, productrice exécutive et postproduction, Sid Lee
  • Sarah Pellerin, réalisatrice, SOMA
  • Jonathan Decoste, directeur photo

A2C

Grenier aux nouvelles : Y a-t-il une approche, une posture ou une tendance qui s’est particulièrement démarquée dans les projets soumis à Idéa 2026?

Jean-François Asselin : Les catégories fortes cette année étaient la réalisation et la musique. En plus de Mike chez Rona, beaucoup de publicités s’appuyaient sur une musique forte qui suscitait une émotion. Une autre tendance c’est les longs formats de 60 sec et plus qui constituaient la majorité des projets soumis. Comme si le web avait décloisonné le format classique du 30 et 15 sec.

GAN : Qu’est-ce qui a le plus retenu l’attention du jury dans les dossiers — un détail, un réflexe, une qualité qu’on retrouve chez les meilleurs? Et à l’inverse, quel piège revient encore trop souvent dans les soumissions?

JFA : Je dirais l’émotion. Quand le travail de l’artisan est au service de l’histoire racontée par la publicité et l’émotion. À cette ère de AI, le jury voulait souligner le travail simple et bien fait par l’intelligence et le talent humain. 
Le défi a été de comparer les soumissions libres de contraintes comme les vidéos d’autopromo avec des projets de publicités avec clients et un produit à vendre.

GAN : Comme président de jury, quel a été le plus grand défi dans votre rôle : aligner les visions, trancher, ne pas pouvoir débattre?

JFA : De me taire et de ne pas pouvoir débattre ;-) Ce fut un jury très à l’écoute des autres où les discussions étaient intéressantes à écouter. Tous les participants ont pu émettre leurs visions et commentaires dans le plus grand respect.

GAN : Qu’est-ce qui fait basculer un projet de «bon» à «vraiment marquant» lors des délibérations?

JAF : Il y avait des œuvres fortes qui s'élevaient de façon unanime au-dessus des autres et qui avaient été établis comme vraiment marquantes dès la ronde préliminaire. Il y a eu plus de débats sur qu’est-ce qui mérite un argent versus un bronze.

GAN : Une anecdote, un moment marquant ou un fun fact des délibérations à partager ?
JAF : On a fini très tôt tellement c’était un jury harmonieux. 

GAN : Enfin, qu’est-ce qui élève une exécution de solide à exceptionnelle? 

JAF : Quand tous les choix faits par les artisans ont été exceptionnels à chaque étape, aucun faux pas tout le long du parcours de création. C’est rare quand ça arrive et il faut le souligner.

Merci Jean-François!