Pendant longtemps, la confiance était implicite. On croyait les médias. On suivait les marques. On consommait les contenus sans trop se poser de questions.

Aujourd’hui, la situation est un peu plus complexe.

Selon le Baromètre de confiance Edelman 2025, près des deux tiers des répondant·es estiment que les leaders, qu’il·elles soient politiques, médiatiques ou économiques, leur mentent délibérément. Plus choquant encore, 62 % des Canadien·nes disent qu’il devient difficile de distinguer une source fiable d’une source douteuse. Dans ce contexte, regagner la confiance du public n’est plus un objectif secondaire : c’est devenu un enjeu stratégique majeur.

Une crise de confiance bien réelle
Au Canada, les niveaux de confiance élevés envers différentes sources d’information plafonnent à moins de 30 % pour la télévision, la radio ou la presse écrite, et chutent sous les 5 % pour les médias sociaux selon un sondage de l’Enquête sociale canadienne. Chez les jeunes, le constat est encore plus marqué : moins de la moitié accordent une forte confiance aux médias traditionnels, et il·elles s’informent majoritairement via des plateformes comme TikTok ou Instagram selon des données recueillies par l’Université Laval.

Ce phénomène transforme indéniablement la manière dont l’information circule et surtout, qui en devient le·la gardien·nne.

La désinformation : un problème systémique
Entre les contenus générés par intelligence artificielle, les faux sites d’information et les logiques algorithmiques favorisant l’engagement plutôt que la véracité, l’écosystème informationnel est devenu difficile à naviguer. Certaines analyses recensent plus de 1200 sites d’actualités générés par IA, souvent conçus pour capter des revenus publicitaires plutôt que pour informer .

Résultat : la confusion s’installe. Et avec elle, un doute généralisé, non seulement envers les médias, mais envers toutes les formes de contenu.

Marques et créateur·rices : nouveaux acteurs, nouvelles responsabilités
Dans ce contexte, les marques et les créateur·rices ne peuvent plus se positionner comme de simples producteur·rices de contenu.

Il·elles sont devenu·es des acteurs de l’écosystème informationnel.

Qu’il s’agisse de brand content, de collaborations avec des influenceur·euses ou de prises de position sur des enjeux sociaux, chaque contenu contribue à façonner la perception du réel. Or, cette responsabilité est souvent sous-estimée.

Et c’est là que se joue le prochain défi de l’industrie : mieux comprendre ce qui fragilise la crédibilité, apprendre à reconnaître les signaux de désinformation et, surtout, développer des réflexes plus rigoureux pour créer du contenu qui inspire confiance.

C’est dans cette optique que s’inscrit la conférence Médias, contenus et désinformation, qui se tiendra le 1er avril prochain. Une occasion de prendre un pas de recul, d’outiller les professionnel·les de l’industrie et de réfléchir collectivement à la manière de rebâtir un lien de confiance durable avec le public.

Pour vous procurer des billets, c’est par ici

conférence du Grenier