La période n’est pas simple pour les gestionnaires. L’administration Trump redessine le commerce mondial à coup de tarifs commerciaux et le Moyen-Orient à coup de bombes, quand elle ne menace pas des pays alliés d’annexion. Elle combat ouvertement les politiques d’équité, diversité et inclusion (EDI) et qualifie les changements climatiques de supercherie. La montée de l’intelligence artificielle accélère, remplie d’au moins autant de menaces que de promesses.

Comment garder le cap vers une transition durable, malgré les tensions et la polarisation qui fracturent notre monde ? C’était la question au cœur de la troisième édition de la grande conférence Measuring Beyond, organisée par l’École des dirigeantes et dirigeants HEC Montréal, en partenariat avec la Saïd Business School de l’Université d’Oxford, en collaboration avec le Pôle IDEOS, présentée par KPMG et soutenue par Lallemand.

Pourquoi continuer de parler de transition durable dans un monde aussi troublé ? Parce que les grands défis environnementaux et sociaux ne sont pas disparus. « Malgré les vents contraires, une chose demeure claire : la transition durable n'est pas en pause, a souligné la maîtresse de cérémonie de l’événement, Déborah Cherenfant, stratège en entrepreneuriat féminin. Elle se transforme. Elle s’adapte. Elle se réinvente. Parce que l’espoir n’est pas passif. L’espoir est quelque chose que l’on construit à travers des décisions, des alliances et du courage. »

Les gestionnaires d’aujourd’hui et de demain sont appelés à jouer un rôle crucial pour soutenir cette transition, selon Federico Pasin, directeur de HEC Montréal. « La gestion est transversale à l’ensemble des secteurs d’activité de notre économie ; son rôle est donc indissociable d’un mouvement que nous voulons pérenne en faveur d’une transition socio-économique durable », a-t-il soutenu dans son mot de bienvenue.

Les gestionnaires face aux turbulences géopolitiques
Dans le premier panel de la journée, Paul-Harry Aithnard, directeur général d’Ecobank Côte d’Ivoire et directeur régional exécutif pour l’Afrique de l’Ouest francophone, a admis que le contexte chaotique complique le travail des leaders. D’autant qu’ils vivent une pression pour décider rapidement.

« Lorsqu’on vous demande d’accélérer, de mon point de vue, c’est le temps de s’arrêter, conseille-t-il. Quand on vous demande de décider plus vite, c’est le temps de réfléchir avant d’agir. Comme leader, nous devons adopter une posture qui ne nous confine pas au court terme, mais nous amène à penser à long terme dans ce chaos. »

Certains objectifs doivent orienter les décisions prises dans ce contexte, toujours selon M. Aithnard : on doit s’occuper du climat, des gens et de leur communauté. « Surtout, ajoute-t-il, les leaders doivent contribuer à construire un pôle de stabilité dans ce chaos. »

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