Fondée il y a une vingtaine d’années par les complices et grandes amies Marie-Noëlle Hamelin et Vicky Boudreau, bicom s’impose aujourd’hui comme l’une des agences de communication canadiennes les plus reconnues de son milieu. Relations publiques, influence, marketing numérique et événementiel : portée par une vision humaine et un esprit de camaraderie qu’elle considère comme la clé de son succès, la sympathique agence déploie son expertise multidisciplinaire afin de faire rayonner les clients d’ici et d’ailleurs et les connecter à leur public cible.
Sans plan structuré, mais plutôt guidées par leur intuition et animées par une grande complicité professionnelle et amicale, les jeunes entrepreneures Marie-Noêlle et Vicky fondent bicom en 2006. La mission de départ ? Faire rayonner les marques à travers des stratégies de relations de presse. « De mon côté, j’ai un baccalauréat en communication ; je me suis donc concentrée davantage sur la communication ainsi que sur les aspects organisationnels et les ressources humaines, ce que j’aime vraiment. Vicky, elle, a davantage le rôle de visionnaire et d’idéatrice; elle aime les ventes et aller chercher de nouveaux clients. Elle a aussi une formation en mode », explique Marie-Noëlle Hamelin, présidente, directrice générale et partenaire fondatrice.
Si les débuts de l’agence sont plus modestes, la complémentarité et le dynamisme du duo portent rapidement leurs fruits. Le portefeuille de clients se remplit rapidement au fil des ans pour compter aujourd’hui plusieurs marques prestigieuses de beauté, de mode et de lifestyle, telles que RW&CO, Avène, Sézane, The North Face, Hanes, Bouclair, Strom Spa ou Soja & Co.
Au fil des années, la croissance et le succès de bicom ont naturellement mené l’agence à agrandir son équipe, à diversifier ses services, puis à ouvrir des bureaux à Toronto, New York et Paris. « Au début, on partageait Vicky et moi le même espace de travail, le même téléphone, et le même ordinateur ! Et sur le coin du bureau, ça s'est fait de fil en aiguille », raconte la cofondatrice.
Quelques années après sa création, Polina Lichagina, vice-présidente, Opérations & Service-client, rejoint bicom. « Grande gardienne de l’efficacité », selon Marie-Noëlle, elle participe à faire grandir l’agence à l’intérieur comme en dehors de la province.
bicom compte également dans son équipe de direction Laetitia Jallais, au poste de vice-présidente, Stratégie & Innovation, une collaboratrice de longue date et Française d’origine. Après plusieurs années passées à Montréal, elle pilote aujourd’hui le bureau parisien de l’entreprise. Sa présence permet à l’agence de renforcer un volet clé de son modèle d’affaires : accompagner des marques internationales qui souhaitent s’implanter en sol canadien.

Une constante adaptation pour aller au-delà des tendances
Depuis sa fondation, bicom suit le rythme des transformations de son industrie, un facteur clé qui lui permet de demeurer constamment pertinente. Du marketing d’influence en passant par les podcasts et, aujourd’hui, l’intelligence artificielle, l’agence veille à s’adapter autant aux tendances du moment qu’aux besoins changeants de sa clientèle. « Au début, on faisait principalement des relations de presse. Mais aujourd’hui, c'est environ 20 % de nos services auxquels se sont ajoutés le marketing d’influence et de contenu, les médias sociaux, l’événementiel et le positionnement stratégique afin d’optimiser toujours plus la visibilité de nos clients vers sa clientèle cible. Donc, on a vraiment évolué au fil du temps et c’est encore ce qu’on fait aujourd’hui et ce qui explique notre longévité », explique Marie-Noëlle Hamelin.
Si les secteurs de la mode et de la beauté demeurent importants, l’agence sert également des clients d’autres industries, comme l’alimentation, le commerce au détail et de destination par exemple ou encore le secteur corporatif. L’approche de bicom consiste à créer un univers lifestyle personnalisé autour des marques, peu importe leur provenance, précise la présidente.
Aller au-delà des tendances fait également partie intégrante de l’ADN de bicom depuis ses débuts. Une tendance est par nature éphémère, et s’y accrocher exclusivement mène inévitablement à un essoufflement, explique Laetitia Jallais. « Ne surfer que sur des tendances, à un moment donné, il y aura une problématique de la légitimité sur le long terme qui va se poser. La tendance, elle est vouée à changer, à disparaître. Donc, il faut constamment être un pas en avant pour pouvoir vraiment savoir comment réinventer les stratégies. »
L’approche de l’agence consiste plutôt à comprendre ce qui se passe dans les écosystèmes locaux et internationaux, dans les industries connexes, et dans les marchés de compétition des clients. « On ne peut pas rester figé avec des œillères sur ce qui se passe seulement dans notre propre écosystème, dans notre propre marché. C'est vraiment extrêmement important d'avoir une vision plus ouverte, déjà, d'une part, parce que ça va nous permettre d’aiguiser notre esprit critique », ajoute-t-elle.
Bien que des stratégies comme le trend hacking, qui a pour objectif de rebondir rapidement sur certaines tendances et de les activer avec agilité, aient toujours leur pertinence, elles doivent être appuyées par une approche qui assure la pérennité des marques, partage la vice-présidente, Stratégie & Innovation. « Chez bicom, on s’assure donc de garder nos écoutilles ouvertes sur absolument tout ce qui se passe. Et en ayant justement un pied sur plusieurs territoires en même temps, des deux côtés de l'Atlantique, ça nous permet d'avoir une vision beaucoup plus macro et de bâtir des stratégies plus globales, plus éprouvées. »

L’approche humaine et personnalisée : la formule gagnante de bicom
Dans une industrie où l’automatisation gagne du terrain, bicom en retire elle aussi des bénéfices, mais tient coûte que coûte à conserver son approche résolument humaine et sa culture d’entreprise conviviale. L’agence refuse, par exemple, d’utiliser la technique des envois répétitifs de courriels de masse.
« On préfère une approche personnalisée avec les journalistes, avec les influenceurs et, bien sûr, avec nos clients. On pense que c’est vraiment notre force, qu’on développe et qu’on fait évoluer avec le temps, et on en voit les résultats », explique Polina Lichagina.
Malgré la croissance de l’agence, les relations doivent toujours être entretenues sur le long terme, ajoute Marie-Noëlle Hamelin. « Souvent, plus une entreprise grossit, plus les gens peuvent devenir des “numéros”. C’est quelque chose qu’on ne veut pas, et on l’applique au quotidien avec nos équipes. »
Chez bicom, cette humanité se retrouve également au sein de l’équipe, où le bien-être des employé·es est une priorité. Vingt ans plus tard, la vision humaine confirme que l’attention portée aux personnes est la clé d’un succès durable. Elle se reflète notamment dans la fidélité du personnel et dans les relations d’amitié qui se développent à l’intérieur et à l’extérieur de l’agence, selon la présidente.
Le fait que des femmes dirigent l’entreprise y est-il pour quelque chose ? « Les femmes, je pense que naturellement, on est quand même axées sur l'équilibre, le bien-être, on pose des questions, on s’intéresse aux autres. Quand on a commencé, ce n'était pas nécessairement dans l'air du temps d’avoir des agents de bonheur dans les entreprises comme il y en a aujourd'hui. Je pense que nous, on n'a pas beaucoup de roulement chez bicom parce qu'on prend beaucoup de temps depuis le début pour s'assurer que les gens sont bien », explique la cofondatrice.
Perspectives et déploiement canadien des marques
Deux décennies, mais l’histoire est loin d’être terminée pour l’agence. bicom regarde déjà vers l’avant. Quels sont les prochains chapitres ? « Après 20 ans, on maîtrise très bien notre expertise, mais tout est encore à développer, parce qu’il y a toujours des nouveautés et donc des possibilités », nuance Marie-Noëlle Hamelin.
« On veut que les marques étrangères viennent s’établir au Canada, au Québec, c’est une mission qui est encore plus forte pour nous aujourd’hui, de les faire rayonner ici », ajoute Polina Lichagina.
« Je me vois comme une ambassadrice du Canada, et je dis aux marques : venez, venez, vous n’avez pas idée de tout ce qui peut vous attendre ici, sur un marché qui n’est pas encore saturé, un terrain de jeu qui est exponentiel », renchérit Laetitia Jallais.
Pour Marie-Noëlle Hamelin, la conjoncture actuelle est assurément favorable à la croissance du service d’implantation de marque de bicom sur le territoire canadien: « Le contexte avec les États-Unis incite plusieurs marques à hésiter à s’y positionner, que ce soit pour des raisons idéologiques ou commerciales. Ça amène plusieurs d’entre elles à réaliser qu’il existe un marché vraiment intéressant ici. »

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